États-Unis : Bernie Sanders envisage de se présenter à la présidentielle de 2020

Le sénateur démocrate, qui avait affronté Hillary Clinton lors des primaires en 2016, envisage de présenter à nouveau sa candidature, seulement “s’il est le mieux placé”, a-t-il confié au “New York Magazine”.
L’ancien candidat à la présidentielle américaine Bernie Sanders envisage de se présenter en 2020 s’il est le “mieux placé” pour battre le républicain Donald Trump,a-t-il confié au New York Magazine.

Si “je suis le meilleur candidat”. “Si quelqu’un d’autre apparaît qui puisse, pour une raison ou une autre, faire un meilleur boulot que moi alors je ferais tout ce que je peux pour qu’il ou elle soit élu”, déclare le sénateur indépendant âgé de 77 ans, dans un entretien publié dimanche. Mais “s’il s’avère que je suis le meilleur candidat pour battre Donald Trump, alors je serais probablement candidat”, ajoute-t-il. “Je ne suis pas l’un de ces fils de multimillionnaires à qui les parents ont dit qu’ils allaient devenir président des États-Unis”, poursuit le sénateur du Vermont. “Je ne me réveille pas le matin avec le désir fou d’être président”.

Il avait mis en difficulté Hillary Clinton. Porté par de jeunes supporteurs galvanisés et un programme très à gauche pour les États-Unis, Bernie Sanders avait mis en difficulté Hillary Clinton lors des longues primaires démocrates en 2016. Certaines de ses propositions, comme un système de santé universelle, ont depuis été reprises par plusieurs des candidats démocrates sortis victorieux des récentes élections parlementaires.

Il publie un livre. Passage quasi obligé pour les candidats à la présidentielle américaine : Bernie Sanders publie justement mardi un nouveau livre tourné vers l’avenir (Where we go from here : Two years in the resistance, chez Thomas Dunne Books) “La mauvaise nouvelle, c’est qu’au lieu d’avancer ensemble, des démagogues comme Trump gagnent des élections en nous divisant”, écrit-il dans l’introduction publiée par la chaîne ABC. “Notre travail, pour le bien de nos enfants et petits-enfants, c’est de rassembler autour d’un programme progressiste”, écrit-il. Puis de conclure son introduction par un : “la lutte continue”.

Une multitude de candidats pressentis. Le républicain Donald Trump a annoncé il y a déjà longtemps qu’il serait candidat à sa succession en 2020. En face, le terrain s’annonce chargé pour la primaire démocrate, avec déjà une multitude de candidats pressentis. L’ancien vice-président démocrate Joe Biden est arrivé en tête (26%) des favoris de son camp dans un sondage Morning Consult début novembre, suivi par Bernie Sanders (19%), puis du Texan Beto O’Rourke (8%), des sénateurs Elizabeth Warren (5%), Kamala Harris (4%), Cory Booker (3%) et de l’homme d’affaires Michael Bloomberg (2%).

-Les bombardiers américains évitent la péninsule coréenne
Pour éviter de faire dérailler les négociations nucléaires avec le régime de Pyongyang, les bombardiers américains évitent désormais de survoler la péninsule coréenne, a annoncé le général Charles Brown.
Les bombardiers américains qui assurent une “présence continue” dans le Pacifique évitent la péninsule coréenne, à la demande de Séoul, pour ne pas faire dérailler les négociations nucléaires avec le régime de Pyongyang, a indiqué lundi un général américain. “Nous maintenons le même nombre de survols. Nous ne le faisons plus au-dessus de la péninsule coréenne”, a indiqué à la presse le général Charles Brown, commandant de l’US Air Force pour le Pacifique.

Des rotations régulières. Les États-Unis maintiennent en permanence sur la base aérienne Andersen, dans l’île tropicale de Guam, au moins un bombardier B-1, B-52 ou B-2, pour effectuer régulièrement des rotations dans la zone à titre de dissuasion. Mais après le sommet historique du président américain Donald Trump avec le leader nord-coréen Kim Jong Un en juin à Singapour, la Corée du Sud “nous a demandé” de ne plus survoler la péninsule avec les bombardiers, a précisé le général Brown au Pentagone. “Pendant la période diplomatique, nous ne voulons pas faire quelque chose qui puisse faire dérailler les négociations diplomatiques”, a-t-il ajouté.

Un exercice militaire conjoint avec la Corée du sud “réduit”. Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a indiqué la semaine dernière que le prochain exercice militaire conjoint avec la Corée du Sud, “Foal Eagle” prévu au printemps 2019, serait “réduit” pour faciliter les négociations avec la Corée du Nord sur la question nucléaire.

28.500 soldats américains en Corée du Sud. Washington maintient 28.500 soldats en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique. Pendant longtemps, Washington et Séoul ont mené des exercices conjoints destinés à améliorer la coordination entre les deux armées alliées et renforcer la préparation des troupes à une éventuelle invasion nord-coréenne.

Depuis le sommet de juin, quatre exercices de grande ampleur ont été annulés : “Vigilant Ace”, un exercice aérien qui a lieu tous les ans début décembre en Corée du Sud, “Ulchi Freedom Guardian” début septembre et deux exercices navals américano-sud-coréens au cours de l’été. Ces manœuvres militaires qui mobilisaient des dizaines de milliers de soldats étaient qualifiées de purement défensives mais Pyongyang les considérait comme une répétition pour l’invasion de son territoire.

-Allemagne : verdict mardi pour l’auteur de l’attentat contre les joueurs de Dortmund
Sergueï Wenergold risque mardi la perpétuité pour l’attentat qu’il a perpétré en avril 2017 contre le bus de l’équipe de football de Dortmund.
La justice allemande rend mardi son verdict contre Sergueï Wenergold, qui risque la perpétuité pour un attentat à l’explosif contre le bus de l’équipe de football de Dortmund, en avril 2017. L’audience est prévue à partir de 14h.

Volonté de tuer… A l’issue de onze mois de procès, le parquet a requis la prison à vie, estimant que cet Allemand d’origine russe âgé de 29 ans avait bel et bien cherché à tuer le plus de joueurs possible. Plusieurs experts sont venus à la barre confirmer la dangerosité de son installation, et de ses bombes remplies de tiges de fer. La défense en revanche a plaidé pour une peine inférieure à dix ans, estimant que l’accusé avait surtout cherché à faire peur.
Les engins étaient mal positionnés, et n’ont fait que deux blessés.

… ou juste de faire peur ? Wenergold a reconnu avoir fait exploser les trois bombes le 11 avril 2017 au passage du bus de l’équipe, qui se rendait au stade pour jouer un match de Ligue des champions contre Monaco. Mais il a assuré n’avoir voulu tuer personne. “Je voudrais m’excuser auprès de tous”, a-t-il déclaré dans sa dernière prise de parole.

Spéculation en bourse. Pour le procureur en revanche, son but était bien de tuer le plus de monde possible pour faire chuter le cours en bourse de l’action du Borussia, contre laquelle il avait spéculé à la baisse, et ainsi s’enrichir. L’accusé avait acheté pour 26.000 euros de produits financiers du Borussia, en pariant sur une chute brutale des cours. Son plan aurait pu lui rapporter près de 500.000 euros, selon l’accusation.

Des conséquences néfastes pour le club. Pour le club, l’attentat a eu plusieurs conséquences néfastes. Encore choqués, les joueurs ont dû disputer le lendemain un quart de finale aller de Ligue des champions. Ils ont finalement été éliminés par Monaco (défaites 3-2 et 3-1), avec l’impression de n’avoir pas pu défendre équitablement leurs chances. Cette décision de faire jouer le match si rapidement a également provoqué un clash entre l’entraîneur Thomas Tuchel et le patron du club Hans-Joachim Watzke, qui a finalement limogé son coach en fin de saison, malgré d’excellents résultats sportifs.

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