42 migrants arrêtés du côté américain de la frontière avec le Mexique

Près de 500 personnes ont tenté dimanche de franchir la frontière à Tijuana, avant d’être repoussées par les forces de sécurité américaines.
Quarante-deux migrants ont été arrêtés du côté américain de la frontière avec le Mexique en tentant de passer en force aux États-Unis, a annoncé lundi un responsable américain.

“Quarante-deux personnes ont franchi la frontière et ont été arrêtées. Et, pour être honnête, de nombreuses (autres) personnes ont réussi à traverser la frontière (sans se faire arrêter)”, a déclaré sur CNN Rodney Scott, un responsable de la police aux frontières.

La frontière entre Tijuana et San Diego brièvement fermée. Les migrants arrêtés, en majorité des hommes adultes, font partie d’un groupe d’environ 500 personnes ayant tenté de franchir la frontière à Tijuana, avant d’être repoussées par les forces de sécurité américaines qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. La frontière entre Tijuana et San Diego, en Californie, a été brièvement fermée après cet incident.

Ces Centraméricains, parmi lesquels des femmes et des enfants, participaient à une manifestation pacifique aux abords de la frontière puis se sont dirigés vers la barrière métallique de délimitation et ont tenté d’entrer en force aux États-Unis pour y demander l’asile.

9.000 militaires américains déployés. “Nous sommes en train de construire un nouveau mur frontalier mais il n’est pas terminé. Certaines sections en mauvais état sont faites avec du métal que les militaires nous ont fourni”, a ajouté Rodney Scott pour expliquer les failles du mur. “Le groupe a brisé plusieurs sections, ils ont plié une petite portion avant de se précipiter (en territoire américain) et ils ont commencé à attaquer nos agents qui ont réussi à les repousser en utilisant des techniques anti-émeutes”, a-t-il dit.

Le président américain Donald Trump a menacé ces derniers jours de fermer totalement la longue frontière entre les États-Unis et le Mexique si la situation devait dégénérer, alors que 9.000 militaires américains y ont été déployés. Environ 5.000 migrants de la caravane sont arrivés cette semaine à Tijuana, après avoir parcouru plus de 4.000 kilomètres en un peu plus d’un mois pour fuir la violence et la pauvreté au Honduras, dans l’espoir d’entrer aux États-Unis.

– Syrie : 92 combattants antidjihdistes tués en trois jours dans un assaut de l’EI, selon une ONG
Dans cette bataille qui s’est déroulé pendant trois jours dans la province de Deir Ezzor, 61 combattants de l’EI ont aussi péri, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.
Près de 100 combattants antidjihadistes soutenus par les Etats-Unis et 51 civils ont péri en trois jours dans une bataille déclenchée par un assaut du groupe Etat islamique (EI) dans l’est de la Syrie, a indiqué lundi une ONG.

61 morts parmi les djihadistes. Dans cette bataille qui a duré de vendredi à dimanche dans un secteur de la province de Deir Ezzor, 61 membres de l’EI ont également été tués, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui s’appuie sur un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Les pertes des combattants antijihadistes des Forces démocratiques syriennes (FDS) sont les plus importantes jamais infligées par l’EI à cette alliance en une seule bataille, a précisé l’ONG. Parmi les 51 civils tués figurent 19 enfants, selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. La plupart seraient des membres des familles des djihadistes.

L’EI se retire après avoir lancé l’assaut. L’assaut a été lancé vendredi par 500 djihadistes qui ont profité du mauvais temps pour mener des attaques contre des positions des FDS dans plusieurs villages dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière irakienne. La bataille a été particulièrement farouche vendredi et samedi. D’autres corps ont été découverts dimanche. Les djihadistes ont finalement dû se retirer vers leurs positions après une contre-attaque des FDS appuyées par des frappes aériennes de la coalition internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, selon l’ONG.

Une des dernières poches djihadistes. Les FDS mènent depuis septembre une offensive contre un ultime réduit de l’EI dans Deir Ezzor, mais les djihadistes résistent en lançant régulièrement des contre-attaques meurtrières pour défendre leur petit territoire. Les FDS rapportent rarement les pertes dans leurs rangs. Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin, l’EI a été laminé par plusieurs offensives lancées dans ces deux pays. Mais il parvient à lancer encore des attaques sanglantes.

– Unesco : une demande conjointe des deux Corées acceptée au patrimoine de l’Humanité, une première
Les deux Corées ont déposé lundi une candidature conjointe pour le “Ssirum” (ou “Ssireum”), sport de lutte qui est aussi une pratique culturelle liée à la terre et à l’agriculture.
Les deux Corées ont présenté lundi une candidature conjointe pour l’inscription de la lutte coréenne au patrimoine de l’Humanité, qui a été approuvée par l’Unesco, une démarche “sans précédent” marquant une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays.

“Pouvoir extraordinaire du patrimoine culturel”. “Le fait que les deux Corées aient accepté de fusionner leurs candidatures respectives est sans précédent”, a déclaré la directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay, pour laquelle “ce résultat est une nouvelle illustration du pouvoir extraordinaire du patrimoine culturel comme vecteur de paix et trait d’union entre les peuples”.

Le comité ad hoc de l’Unesco, réuni à Port-Louis, capitale de l’île Maurice, a classé la lutte traditionnelle coréenne sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité sur “proposition conjointe” de Pyongyang et Séoul, qui ont fusionné au dernier moment leurs candidatures après les avoir d’abord présentées séparément.

À la fois un sport et une pratique culturelle. Le “Ssirum” en Corée du Nord ou “Ssireum” en Corée du Sud, fondamentalement lié à la terre et à l’agriculture, est à la fois un sport national et une pratique culturelle. Des compétitions sont organisées périodiquement à l’occasion d’événements ou de fêtes agricoles liées au cycle des saisons.

Les deux Corées avaient jusqu’ici toujours entrepris des démarches concurrentes auprès de l’Unesco pour l’inscription de traditions nationales au patrimoine de l’Humanité. Cette fusion inédite de candidatures fait suite à une rencontre entre Audrey Azoulay et le président sud-coréen Moon Jae-In en octobre à Paris et à des “échanges de même nature” avec Pyongyang ces dernières semaines, a précisé l’Unesco dans un communiqué. L’organisation travaille sur d’autres projets concrets de réconciliation, dont la rédaction d’un dictionnaire étymologique coréen, recensant les pratiques linguistiques du Nord et du Sud.

Bientôt d’autres candidatures communes ? “D’une certaine manière, il n’y a que nous qui puissions avancer vraiment de manière décidée en ce moment”, relève une source diplomatique à l’Unesco en rappelant les lourdes sanctions internationales qui frappent tout projet économique avec la Corée du Nord. Une zone de biosphère pourrait aussi être créée dans la “DMZ”, no man’s land de 4 km de large et 248 km de long sur la frontière intercoréenne où la nature a retrouvé ses droits en plusieurs décennies de Guerre froide. Sécurisée par un mur de fils barbelés, un tapis de mines et des milliers de soldats de part et d’autre, elle est paradoxalement appelée “zone démilitarisée” (DMZ). Des initiatives pourraient également être mises en oeuvre pour permettre l’accès, le partage et la gestion conjointe des eaux transfrontalières dans la péninsule, relève l’Unesco.

Entre les deux Corées, il y a aussi la “diplomatie du chien”. Le président sud-coréen Moon Jae-in et son épouse se sont fait photographier en train de câliner des chiots nés d’une chienne offerte par le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un en symbole de la détente intercoréenne.

Sur ces images publiées lundi, le couple présidentiel sourit, assis par terre devant sa résidence à Séoul. Il est entouré d’une portée de six chiots accompagnés de leur mère, Gomi. À l’occasion de leur sommet à Pyongyang en septembre, Kim Jong Un avait offert à Moon Jae-in deux chiens de la race Pungsan, emblématique de Corée du Nord et âgés d’environ un an.

Les chiens de race Pungsan, des animaux de chasse au pelage épais blanc crème et aux yeux noisette, sont censés avoir des qualités d’intelligence et de loyauté. Ils sont considérés comme des trésors nationaux en Corée du Nord.

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