Fusillade dans l’Alabama : l’homme tué par la police n’était “probablement” pas le tireur

Un policier pourrait avoir tué la mauvaise personne en intervenant lors d’une fusillade dans un centre commercial de l’Alabama ayant fait deux blessés.
Un policier pourrait avoir tué la mauvaise personne en intervenant lors d’une fusillade dans un centre commercial de l’Alabama ayant fait deux blessés, a déclaré samedi la police dans cet État du sud des États-Unis.

Une enfant de 12 ans blessée. La police de la ville de Hoover avait déclaré vendredi dans un communiqué qu’un homme de 21 ans, désormais identifié comme Emantic Fitzgerald Bradford, avait ouvert le feu lors d’une altercation dans un centre commercial, blessant un autre homme de 18 ans. Une enfant de 12 ans a également été blessée. Un officier de police avait alors alors abattu M. Bradford, qui s’enfuyait un pistolet à la main.

“De nouvelles preuves suggèrent que si M. Bradford a pu être impliqué sous certains aspects dans l’altercation, il n’est probablement pas l’auteur des tirs qui ont blessé la victime âgée de 18 ans”, a rectifié la police dans un second communiqué. “Cette information indique qu’il y a au moins un autre tireur en fuite, qui pourrait être responsable des tirs sur l’homme de 18 ans et la fille de 12 ans”, a-t-elle ajouté.

Une série de bavures policières. L’officier de police impliqué a été placé en congé administratif dans l’attente d’une enquête. Les médias américains ont publié une photo de M. Bradford, qui était noir. Ces dernières années, une série de bavures policières impliquant souvent des agents blancs contre des hommes noirs ont donné naissance au mouvement “Black Lives Matter” (la vie des Noirs compte).

– Un accord États-Unis-Mexique pour que les demandeurs d’asile restent côté mexicain
Le futur gouvernement mexicain a affirmé samedi être parvenu à un accord avec l’administration Trump pour que les demandeurs d’asile restent au Mexique.
Le futur gouvernement mexicain a affirmé samedi être parvenu à un accord avec l’administration américaine pour que les demandeurs d’asile restent au Mexique pendant que leur demande est examinée aux Etats-Unis, une percée majeure confirmée par Donald Trump.

Une “solution de court terme”. “Pour l’instant, nous avons trouvé un accord sur cette politique ‘Rester au Mexique'”, a affirmé au Washington Post Olga Sanchez Cordero, la ministre de l’Intérieur du gouvernement du président élu Andres Manuel Lopez Obrador, qui prend ses fonctions le 1er décembre. Citée dans un article du quotidien américain, elle a évoqué une “solution de court terme”. “La solution de moyen et long termes, c’est que les gens cessent de migrer”, a-t-elle ajouté. “Le Mexique a les bras ouverts et tout ce qu’il faut, mais imaginez, caravane après caravane après caravane, ce serait aussi un problème pour nous”, a-t-elle souligné.

Un peu plus tard, son bureau a cependant diffusé un communiqué affirmant qu’il n’y avait “aucun accord de quelque type que ce soit entre le futur gouvernement du Mexique et celui des États-Unis”.

Donald Trump confirme sur Twitter. “Les migrants à la frontière sud ne seront pas autorisés (à entrer) aux États-Unis en attendant que leurs demandes soient individuellement approuvées par la justice”, a tweeté dans la soirée Donald Trump semblant confirmer ainsi l’information de Washington Post.

Un tel accord avec Mexico, s’il est confirmé, serait une victoire pour le président des États-Unis qui a fait de la fermeté face aux migrants une de ses priorités. Ce serait aussi un tournant dans les relations entre les deux pays voisins, envenimées depuis l’élection de Donald Trump par sa promesse de bâtir un mur antimigrants à la frontière, et sa demande initiale d’en faire payer le coût à l’Etat mexicain. Le Washington Post souligne que l’accord n’a pas encore été formellement signé dans l’attente de sa finalisation, plusieurs détails restant à négocier.

Entretien préliminaire. Selon le Washington Post, l’accord prévoit que les demandeurs d’asile qui arrivent à la frontière auront un entretien préliminaire pour déterminer si rester au Mexique représente un danger immédiat pour eux. Ils devront ensuite attendre côté mexicain jusqu’à l’audience devant un juge américain de l’immigration, à laquelle ils seront autorisés à se rendre sous la garde d’officiers américains. Si le juge ne parvient pas à une décision immédiate, ils devront retourner au Mexique en attendant le verdict. Et s’il refuse l’asile, ils ne pourront au contraire pas retourner au Mexique mais seront placés en rétention aux États-Unis en attendant leur expulsion rapide vers leur pays d’origine.

– Un séisme de magnitude 6,1 frappe des îles au large de la Colombie
Les autorités colombiennes n’ont pas fait état de victimes ou de dégâts.
Un puissant séisme de magnitude 6,1 a frappé des îles au large de la Colombie dans la mer des Caraïbes, ont indiqué les autorités précisant qu’il n’était toutefois pas nécessaire de lancer une alerte au tsunami. Les autorités colombiennes n’ont pas fait état de victimes ou de dégâts.

Le tremblement de terre s’est produit à 32 kilomètres au sud-est de Mountain (Colombie), à 03H40 GMT dimanche, a annoncé l’institut géologique américain USGS. L’Institut de géologie colombien et l’USGS ont précisé que l’épicentre avait été localisé à une profondeur de dix kilomètres. Les autorités colombiennes ont indiqué que la secousse a été ressentie dans les municipalités de San Andres, Providencia et Santa Catalina, situées dans l’archipel du même nom. L’archipel colombien se trouve à environ 220 km de la côte est du Nicaragua.

– Incendies en Californie : le bilan monte à 87 morts
Les pompiers californiens (Cal Fire) ont précisé que l’incendie de forêt qui s’était déclaré le 8 novembre était désormais à 98% maîtrisé.
Le bilan du “Camp Fire”, l’incendie dévastateur le plus meurtrier de l’histoire de la Californie, est monté à 87 morts après la découverte de quatre nouveau corps, ont indiqué samedi les autorités locales. Selon la même source, 475 personnes sont portées disparues.

De leur côté, les pompiers californiens (Cal Fire) ont précisé que l’incendie de forêt qui s’était déclaré le 8 novembre était désormais à 98% maîtrisé. Trois autres personnes ont trouvé la mort dans un autre incendie d’ampleur à Malibu, dans le sud de la Californie. Dans le nord de l’État, l’incendie Camp Fire a détruit près de 62.000 hectares et plus de 13.500 maisons.

Les pluies qui sont tombées ces derniers jours ont aidé à eteindre le feu mais ont également rendu difficile la recherche de restes humains par les secours.

International

D’intrigants vols d’hélicoptères au dessus du Kremlin
Les théories les plus folles ont circulé sur les réseaux, alors que des hélicoptères transportant des hommes lourdement armés ont été aperçus au dessus du Kremlin jeudi.
Tournage de cinéma, coup d’État, exercices… D’intrigants vols d’hélicoptères au dessus du Kremlin, dont l’un transportait des hommes lourdement armés, ont déclenché les théories les plus folles sur les réseaux sociaux russes, poussant la présidence à s’expliquer vendredi.

Une “pratique courante”. Lors de son briefing quotidien, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a coupé court aux hypothèses les plus improbables. “Je confirme qu’il s’agit d’exercices”, a-t-il affirmé, ajoutant qu’il n’y avait là “rien d’extraordinaire”. Il a assuré qu’il s’agissait d’une “pratique courante” étant donné qu’une partie de la forteresse du Kremlin est un musée ouvert au public. Une autre partie est interdite d’accès.

Des hommes lourdement armés. Jeudi, des vidéos publiées sur internet montraient deux hélicoptères décollant du Kremlin, le lieu de travail et la résidence officielle du chef d’État russe, en plein cœur de Moscou. Sur l’une de ces vidéos, un hélicoptère transporte une nacelle suspendue dans le vide sur laquelle sont visibles plusieurs hommes masqués et lourdement armés. Alexandre Riaskov, un porte-parole du Service de protection fédéral, chargé d’assurer la sécurité des haut-responsables russes, a confirmé qu’il s’agissait “d’exercices qui s’étaient déroulés comme prévu”.

Ces images impressionnantes, reprises sur les chaines de télévision nationales, ont suscité de nombreuses réactions et les théories les plus folles sur les réseaux sociaux. Certains internautes s’interrogeaient même sur un possible décès de Vladimir Poutine, qui ce jour là était dans le sud de la Russie.

– Art africain : Macron va rendre 26 œuvres au Bénin et étudier une politique d’échanges
Le chef de l’État a décidé d’accéder à la requête des autorités béninoises et de restituer ces œuvres saisies par l’armée française en 1892.
Emmanuel Macron a décidé de restituer “sans tarder” 26 œuvres réclamées par les autorités du Bénin, prises de guerre de l’armée française en 1892, a annoncé vendredi la présidence, après la remise d’un rapport sur la restitution par la France d’œuvres d’art africain.

Une réunion Europe-Afrique début 2019. Le chef de l’État, qui s’était engagé l’an dernier à étudier ces restitutions, propose aussi de “réunir à Paris au premier trimestre 2019 l’ensemble des partenaires africains et européens” pour définir le cadre d’une “politique d’échanges” d’œuvres d’art. Le Bénin, qui avait contribué à lancer le dossier avec sa réclamation de ces statues royales d’Abomey, actuellement propriété du musée du Quai Branly, s’était félicité dès le début de semaine que “la France soit allée au bout du processus”.

Ni un cas isolé, ni un cas purement symbolique. Pour l’Élysée, la restitution des œuvres béninoises ne doit pas constituer un cas isolé ni purement symbolique. Le chef de l’État “souhaite que toutes les formes possibles de circulation de ces œuvres soient considérées : restitutions, mais aussi expositions, échanges, prêts, dépôts, coopérations”, selon l’Élysée.

Vers une évolution de la législation. Le rapport qui lui a été remis vendredi propose une évolution de la législation afin de restituer aux États demandeurs des milliers d’œuvres d’art africain arrivées pendant la colonisation, qui se trouvent dans les musées français. Il insiste cependant sur plusieurs conditions, comme une demande préalable des États concernés, une information précise sur leur provenance. Il faut aussi des structures pour accueillir les œuvres dans de bonnes conditions, comme le réclament les musées.

Les musées auront un rôle à jouer. Pour la future politique d’échange, le président français souhaite d’ailleurs que “les musées jouent un rôle essentiel dans ce processus”. Ils sont ainsi invités à “identifier des partenaires africains, organiser les éventuelles restitutions, la circulation et la diffusion des œuvres”. Ils devront aussi aider à mettre en ligne rapidement “un inventaire des collections africaines qu’ils conservent” avec “une recherche systématique de provenance”.

Pour “un travail approfondi avec les autres États européens”. Emmanuel Macron réclame également “un travail approfondi avec les autres États européens qui conservent des collections de même nature acquises dans de circonstances comparables”. Lors d’un discours à l’Université de Ouagadougou le 28 novembre 2017, il avait souhaité que “d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique”. Il avait commandé en mars à deux universitaires, Felwine Sarr, de l’université de Saint-Louis (Sénégal) et Bénédicte Savoy, du Collège de France, un rapport sur la question. Ce “travail de réflexion mémorielle sur la colonisation offre un nouvel éclairage sur les circonstances des ‘captations patrimoniales’ et la spécificité du patrimoine africain”, d’après l’Élysée.

– Léonard de Vinci au cœur d’une querelle entre la France et l’Italie
S’estimant lésée par un accord datant de 2017, l’Italie veut renégocier le prêt au Louvre de tableaux de Léonard de Vinci, à l’occasion des 500 ans de sa mort.
Voilà qui n’est pas prêt d’arranger les relations entre la France et l’Italie. Alors que les deux pays accumulent les tensions depuis plusieurs mois, notamment au sujet de l’Europe et des migrants, une nouvelle pomme de discorde, culturelle cette fois, vient envenimer la brouille. Au cœur de celle-ci : Léonard de Vinci.

Un contrat passé l’an dernier. En 2017, Rome s’était engagée à prêter tous ses tableaux du maître toscan au Louvre, pour une exposition prévue en octobre 2019, à l’occasion des 500 ans de sa mort. L’accord, négocié de longue date, avait été conclu par l’ancien ministre des Biens culturels Dario Franceschini. Mais ce membre du Parti démocrate, de centre-gauche, a depuis été remplacé. Et la toute fraîche secrétaire d’État à la Culture, Lucia Borgonzoni, quant à elle membre de la Ligue (extrême droite), ne goûte que très peu les actions de son prédécesseur. Jusqu’à juger les termes de ce contrat “inconcevables”.

“Les Français ne peuvent pas tout avoir”. “Nous devons rediscuter de tout. Lorsque l’autonomie des musées est en jeu, l’intérêt national ne peut pas arriver en second. Les Français ne peuvent pas tout avoir”, a-t-elle fait valoir dans une interview auCorriere della Sera, datée du 17 novembre. “Le prêt de ces tableaux au Louvre placerait l’Italie à la marge d’un événement culturel majeur”.

Quatre tableaux concernés. Au total, selon les spécialistes, Léonard de Vinci a peint entre 14 et 17 tableaux, dont quatre se trouvent en Italie, sans compter le Saint Jérôme, propriété de la cité-État du Vatican, et L’Adoration des mages, actuellement au Musée des Offices de Florence mais en trop mauvais état pour voyager. Au Louvre sont pour leur part exposés, outre La Joconde, La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne ainsi qu’un Saint Jean-Baptiste, soit cinq toiles au total, toutes acquises directement auprès de leur auteur.

“Léonard est italien, il est seulement mort en France”, a pourtant argué Lucia Borgonzoni à propos du célèbre artiste de la Renaissance, né à Vinci, près de Florence, en 1452, et décédé en 1519 à Amboise, en Touraine, où il avait passé les trois dernières années de sa vie. À noter qu’à l’époque, l’Italie n’existait pas encore en tant que telle.

“L’Italie n’est pas une colonie de la France”. “En ordre d’importance dans la vie de Leonardo, la France vient bien après la Florence des Médicis, le Milan des Sforza et la Rome des Papes”, a de son côté appuyé le sénateur Francesco Giro qui s’est occupé des biens culturels sous Silvio Berlusconi, de 2008 à 2011. “L’Italie n’est pas une colonie culturelle de la France”.

Un échange jugé inéquitable. En échange de ce prêt, le musée parisien s’engageait toutefois à prêter aux Écuries du Quirinal, à Rome, les œuvres d’un autre éminent peintre de la Renaissance, Raphaël, pour une exposition en 2020, commémorant là aussi les 500 ans de sa mort. Une contrepartie de bien moindre valeur selon l’Italie, l’essentiel des œuvres de Raphaël se trouvant déjà dans le pays.

Une question populiste ? La querelle n’est pas seulement pratique. Elle revêt évidemment un aspect politique. La nouvelle secrétaire d’État à la Culture perçoit en effet le geste de son prédécesseur comme une preuve supplémentaire de trahison des précédents gouvernements, accusés d’avoir bradé les intérêts de la Péninsule.

Le Louvre, de son côté, tarde à réagir officiellement, même si certains rappellent l’envoi de deux Vinci – La Belle Ferronnière et le Saint Jean-Baptiste – à la rétrospective du Palazzo Reale de Milan, en 2015, dans le cadre de l’Exposition universelle.

Ce n’est pas la première fois que l’artiste est au cœur d’une querelle nationaliste. En 1911, La Joconde avait été volée par un vitrier italien qui souhaitant la rendre à sa patrie. Plus récemment, juste après la Coupe du monde de football, de nombreux Italiens s’étaient également offusqués d’un tweet du Louvre mettant en scène Mona Lisa avec le maillot des Bleus.

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