Cohabitation forcée pour Trump, demi-victoire pour les Démocrates, plus de diversité au Congrès… Quels enseignements tirer des Midterms ?

“Immense succès” selon Donald Trump, les Midterms peuvent pourtant donner de l’espoir à ses adversaires démocrates pour les deux années à venir et la prochaine élection présidentielle, en 2020.

Pour les deux années à venir, le Congrès va être à l’image de l’Amérique : divisé. Mardi, lors des élections de mi-mandat, les Démocrates ont repris la Chambre des représentants, tandis que les Républicains ont conservé le Sénat. Une situation qui devrait aboutir à une forme de cohabitation jusqu’à 2020 et une élection présidentielle qui s’annonce incertaine. Europe 1 tente de tirer les leçons d’un scrutin sans grosses surprises mais riche en enseignements.

Peut-on parler d’une victoire des Démocrates ?

Avant ces Midterms, les Démocrates nourrissaient pourtant de grands espoirs. Deux ans d’une folle présidence Trump leur avaient permis de tabler sur une forte participation pour contrer un chef de l’État à la rhétorique belliqueuse, qui s’est employé à anéantir l’héritage des années Obama. Mais mercredi matin, l’Amérique se réveille sans avoir été submergée par une vague anti-Trump, avec un Sénat qui reste rouge, la couleur des Républicains.

Pire, les Démocrates ont enregistré les défaites notables de deux figures nouvelles du parti. Au Texas, l’étoile montante Beto O’Rourke a échoué à battre le ténor du Sénat Ted Cruz, tandis qu’au poste de gouverneur de Floride, Andrew Gillum, proche de Bernie Sanders, a perdu de peu face à Ron DeSantis.

Dans cet État aux résultats souvent serrés, la soirée fut suivie avec angoisse et la défaite d’Andrew Gillum a douché l’enthousiasme de ses soutiens. “Je suis partagé”, confie un électeur démocrate. “La Chambre, c’est une bonne nouvelle, mais on a encore du travail car ce n’est pas un tsunami.” Cela montre surtout que la simple posture anti-Trump ne suffira pas forcément pour les élections présidentielles de 2020, dans deux ans.

La diversité fait-elle son entrée au Congrès ?

Pas de raz-de-marée bleu, donc, mais une vague arc-en-ciel, avec l’entrée massive de personnalités issues de la diversité au Congrès. À 29 ans, l’ancienne serveuse hispanique Alexandra Ocasio-Cortez est devenue la plus jeune femme à faire son entrée à la Chambre des représentants, dans l’État de New York. Les Amérindiennes Sharice Davids et Deb Haaland sont elles devenues les premières Amérindiennes à entrer au Congrès, où elles côtoieront Ilhan Omar et Rashida Tlaib, premières femmes musulmanes à siéger au sein de la Chambre des représentants.

Trump a-t-il favorisé la participation ?

Autre enseignement du scrutin, la participation est en hausse par rapport aux derniers Midterms, en 2014, preuve que Donald Trump clive les électeurs, qui se mobilisent fortement pour ou contre lui. Cela veut aussi dire que le “Commander in chief” sait toujours mobiliser sa base avec un discours radical.

D’un autre côté, son ton et ses actions ont un effet repoussoir dans les banlieues résidentielles des grandes villes, particulièrement auprès de l’électorat féminin. C’est le cas à Dallas, au Texas, où l’ancien footballeur afro-américain Colin Allred, 35 ans, a battu Pete Sessions, onze mandats derrière lui.

À quoi vont ressembler les deux années à venir ?

Jusqu’à novembre 2020, date du renouvellement total de la Chambre des représentants, du renouvellement partiel du Sénat et bien sûr de l’élection du prochain président, on devrait assister à une véritable guerre de tranchées au sommet de la politique américaine avec d’un côté Donald Trump et de l’autre le chef de la majorité à la Chambre des représentants, rôle qui pourrait échoir à Nancy Pelosi, déjà titulaire de cette fonction entre 2006 à 2010. En clair, ce serait une sorte de cohabitation.

Concrètement, Donald Trump ne va plus pouvoir faire voter de loi. Il pourra donc oublier le financement du mur qu’il veut construire à la frontière mexicaine, promesse importante de sa campagne présidentielle. Il sera néanmoins possible pour lui de gouverner par décrets, comme il l’a souvent fait depuis deux ans.

Les Démocrates vont aussi pouvoir lancer des enquêtes parlementaires, notamment sur les conflits d’intérêts supposés au sein de la famille Trump. Enfin, ils pourront amorcer une procédure d’impeachment visant à destituer Donald Trump, mais c’est le Sénat qui aura le dernier mot. Et sauf levée de boucliers républicains contre le président, cela ne devrait pas arriver.

Midterms : le Colorado élit un gouverneur ouvertement gay, une première aux États-Unis

Jared Polis, 43 ans, est le premier gouverneur ouvertement gay a avoir été élu à la Chambre des représentants. Il a ainsi battu son concurrent républicain dans l’Oregon. 

L’État du Colorado, dans l’ouest du pays, a élu gouverneur mardi le démocrate Jared Polis ouvertement gay lors des élections de mi-mandat, une première aux États-Unis, ont rapporté les médias américains ABC et NBC.

Une homosexualité qui n’a pas été un sujet de campagne. Jared Polis, 43 ans, élu à la Chambre des représentants depuis 2008, a battu le Républicain Walker Stapleton. Aucun des deux candidats n’avait fait de l’orientation sexuelle de Jared Polis un sujet dans la campagne électorale, soulignent plusieurs médias locaux.

En 2015, Kate Brown était devenue la première gouverneure bisexuelle élue dans l’Oregon, et un autre gouverneur, Jim McGreevey, du New Jersey, avait dévoilé son homosexualité avant de démissionner en 2004. Jared Polis est, lui, le premier gouverneur à avoir été élu après avoir révélé son homosexualité. Il succède au Démocrate John Hickenlooper, gouverneur depuis 2011.

Un millionnaire ayant fait fortune dans les nouvelles technologies. Millionnaire surdoué et entrepreneur audacieux ayant fait fortune dans les nouvelles technologies, Jared Polis avait été admis à la prestigieuse université de Princeton alors qu’il n’avait encore que 16 ans, et pas encore terminé le lycée. “Ils m’ont pris parce qu’ils pensaient que j’étais prêt, et ils avaient raison”, a-t-il déclaré à la presse, assurant qu’il aurait “perdu son temps” en restant un an de plus au lycée.

Jared Polis, de confession juive, est né Jared Schutz à Boulder, dans le Colorado, mais a changé de nom de famille à l’âge de 25 ans pour prendre celui de Polis, en l’honneur de sa grand-mère, selon lui. Il avait à l’époque soigneusement entretenu le suspense sur son nouveau nom et organisé une soirée de levée de fonds au cours de laquelle il devait révéler son choix, récoltant 40.000 dollars pour la recherche sur la leucémie.

Midterms : deux Amérindiennes élues pour la première fois au Congrès

Sharice Davids dans le Kansas et Deb Haaland au Nouveau-Mexique sont les deux première femmes amérindiennes élues au Congrès. 

Deux candidates démocrates, Sharice Davids dans le Kansas et Deb Haaland au Nouveau-Mexique, sont devenues mardi les premières femmes amérindiennes jamais élues au Congrès, selon les estimations des médias américains.

Sharice Davids, une homosexuelle dans le conservateur Kansas. Avocate férue d’arts martiaux, Sharice Davids, ouvertement homosexuelle, Sharice Davids l’a emporté dans la course à la Chambre des représentants dans des terres conservatrices face au républicain Kevin Yoder. Agée de 38 ans, Sharice Davids, élevée par une mère célibataire ancienne membre de l’armée, est diplômée d’un institut de formation publique et a passé un an à Washington au sein de l’administration Obama. Elle est l’une des démocrates ayant fait basculer mardi soir aux mains des démocrates plusieurs sièges tenus par les républicains à la chambre basse.

Deb Haaland, au nom de ses ancêtres. Deb Haaland, 57 ans, est quant à elle une mère célibataire issue de la tribu Laguna Pueblo, qui a vaincu l’alcoolisme et subsisté grâce à des bons d’alimentation. Dans une circonscription démocrate, elle a notamment fait campagne contre des élus qui, selon elle, ne représentent pas plus les Amérindiens que les autres minorités ou les millions de pauvres dans l’Amérique de Donald Trump. “Je suis une femme, je suis une femme de couleur”, disait la candidate en désignant son visage brun et ses longs cheveux noirs et lisses. “C’est ce genre de personnes qu’il faut au pouvoir actuellement pour faire avancer les questions qui comptent”, martelait-elle lors de ses meetings.

“Au Congrès, nous avons des gens qui ne savent pas ce que c’est” que la pauvreté, déclarait récemment la candidate à l’AFP à Albuquerque (sud-ouest des Etats-Unis). “Mes ancêtres ont fait des sacrifices incroyables pour me permettre de garder mes traditions. Je ne leur ferai pas défaut”, promettait-elle avant le scrutin. La nouvelle élue à la Chambre des représentants est née à Winslow, en Arizona, où son grand-père travaillait dans une compagnie ferroviaire au titre de la politique d'”assimilation culturelle” des Amérindiens. Sa mère y est née également, dans un wagon de marchandises. Son père, d’origine norvégienne, était soldat et sa mère travaillait pour l’US Navy.

Outre Deb Haaland et Sharice Davids, huit autres candidats amérindiens étaient en lice pour le Congrès cette année, un record. 

International

États-Unis : à 11 ans, il refuse de ranger sa chambre, abat sa grand-mère puis se suicide

Un garçon de 11 ans, qui vivait chez ses grands-parents en Arizona, a tué sa grand-mère d’une balle dans la tête avant de se suicider. Ses grands-parents lui avaient demandé toute la journée de ranger sa chambre.

Un garçon de onze ans, qui refusait de ranger sa chambre comme on le lui demandait, s’est saisi d’une arme appartenant à son grand-père, a tué sa grand-mère d’une balle dans la tête puis s’est suicidé, selon des médias locaux en Arizona.

Ses grands-parents lui demandent de ranger sa chambre… Yvonne Woodard, 65 ans, a été abattue alors qu’elle regardait la télévision avec son époux à leur domicile deLitchfield Park, au sud-ouest des États-Unis. Le couple, qui avait la garde exclusive de l’enfant, avait passé la journée à lui demander de ranger sa chambre, ce qu’il avait obstinément refusé, a expliqué le grand-père à la police.

… il tue sa grand-même et se suicide. Selon un porte-parole du shérif du comté de Maricopa, le couple était assis dans son canapé lorsque le garçon a surgi par derrière, tirant une balle dans la tête de sa grand-mère à l’aide d’une arme de poing appartenant à son grand-père. Le premier réflexe de ce dernier a été de poursuivre l’enfant mais il s’est ravisé pour porter secours à son épouse. Son petit-fils en a profité pour se suicider avec l’arme.

“Rien ne laissait penser que le petit-fils pouvait être un danger pour lui-même ou autrui”, a précisé le porte-parole du shérif. Une enquête a été ouverte pour préciser les circonstances du drame.

États-Unis : en Californie, un enseignant frappe un élève qui le traitait de “nègre”

Un enseignant californien risque des poursuites judiciaires pour avoir frappé un lycéen qui lui lançait des insultes racistes.

Poussé à bout, il a riposté. Un professeur de musique dans un lycée de Californie risque des poursuites pour avoir frappé à plusieurs reprises un élève qui lui lançait des insultes racistes, le traitant notamment de “nègre”. L’incident, filmé vendredi par un des lycéens présents à l’aide d’un téléphone portable, montre l’enseignant de 64 ans, Marston Riley, aux prises avec un élève de 14 ans auquel il demande de quitter la classe en raison d’une tenue vestimentaire non conforme. Selon des élèves interrogés par la télévision locale KTLA, l’adolescent a refusé d’obéir et s’est levé, traitant plusieurs fois son professeur noir de “nègre” et jetant sur lui un ballon de basket.

Le lycéen brièvement hospitalisé. La vidéo de l’incident montre Marston Riley perdre soudainement son sang-froid et asséner une série de coups de poing au lycéen, qui semble en avoir rendu un. Il aura fallu l’intervention d’autres élèves et d’agents de sécurité du lycée Maywood Academy, pour interrompre l’empoignade. Le lycéen, qui n’a pas été identifié, souffrait de blessures légères et a été brièvement hospitalisé, ont souligné les services du shérif du comté de Los Angeles dans un communiqué. Quant à M. Riley, il a été arrêté pour violences sur mineur et relâché samedi après avoir versé une caution. Il doit comparaître devant un tribunal le 30 novembre.

De nombreux élèves, collègues et parents d’élèves ont pris la défense de l’enseignant, estimant que le lycéen l’avait poussé à bout. Des dizaines de personnes ont également soutenu l’enseignant sur les réseaux sociaux. Mais certains parents sont scandalisés qu’il ait pu lever la main sur un élève. “J’ai déjà eu ce professeur et je n’ai eu aucun problème avec lui”, a déclaré un lycéen à KTLA. “C’était vraiment un gentil prof, je l’ai toujours respecté. Il avait toujours de bonnes relations avec ses élèves”. 

Déjà 40 000 dollars récoltés sur une cagnotte en ligne. Cecilia Diaz Jimenez, ancienne enseignante du lycée Maywood Academy, a ouvert sur internet une “cagnotte” pour aider M. Riley, “une personne formidable et un prof formidable”, à payer ses frais de justice. Lundi en début d’après-midi, elle avait déjà récolté plus de 40.000 dollars sur un objectif de 50.000. “Nous pouvons être partagés sur ce qui s’est passé. Mais vous devez savoir que ce n’est pas la première fois que M. Riley est agressé, que ce soit physiquement ou verbalement”, précise Mme Jimenez.

“Nous prenons cette affaire très au sérieux et condamnons toute forme de violence ou d’intolérance”, ont déclaré dans un communiqué les responsables de l’éducation publique pour le district de Los Angeles. Un incident qui trahit la persistance des tensions raciales aux États-Unis. 

Treize migrants morts en tentant de gagner l’Espagne

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 564 migrants sont morts ou ont été portés disparus depuis le début de l’année. 

Treize migrants d’Afrique subsaharienne ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes espagnoles à bord d’embarcations de fortune, tandis que 80 autres ont été sauvés par les gardes-côtes, ont annoncé lundi les autorités à Melilla, enclave espagnole au nord-est du Maroc. “Les sauveteurs en mer ont porté secours à deux embarcations qui se dirigeaient vers la péninsule ibérique, avec un total de 93 personnes à bord, dont 13 sont malheureusement mortes”, a précisé la délégation gouvernementale dans un communiqué.

Les corps de neuf des morts, tous des hommes, ont été repêchés. La Croix rouge a essayé d’en ranimer quatre autres, mais en vain, selon la même source.

80 migrants sauvés. Les embarcations ont été récupérées “à environ 20 milles de Melilla”, a-t-elle précisé. Les 80 migrants sauvés – 75 hommes et cinq femmes – ont été conduits au Centre de séjour temporaire pour immigrants (CETI) de Melilla. Plus de 47.000 migrants sont arrivés en Espagne par voie maritime depuis le début de l’année, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et 564 sont morts ou ont été portés disparus.

La Chine interrogée à l’ONU sur son programme d’internement de musulmans

Dans le cadre de son Examen périodique universel, la Chine présente à l’ONU mardi un rapport sur la situation des droits de l’Homme. Elle devra notamment répondre aux questions des pays occidentaux sur le traitement des musulmans ouïghours.

La Chine est interrogée mardi par les pays membres de l’ONU sur son programme d’internement de citoyens musulmans, de plus en plus critiqué dans le monde. Près d’un million de Ouïghours et d’autres membres d’ethnies chinoises de langue turque sont ou auraient ainsi été détenus dans le Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, selon des estimations citées en août par un groupe d’experts de l’ONU.

La Chine va faire un rapport sur les droits de l’Homme. Dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) prévu pour les 193 membres des Nations unies environ tous les quatre ans, la Chine présente à l’ONU à Genève un rapport sur la situation des droits de l’Homme chez elle et les changements depuis son dernier rapport en 2013.

Combien de personnes sont retenues contre leur gré ?, interroge Washington. Tous les pays pourront poser des questions. Certaines ont déjà été publiées, ainsi pour les États-Unis, en pointe sur ce dossier, qui interrogent : “la Chine peut-elle clarifier le fondement de l’apparente criminalisation de pratiques religieuses pacifiques et la justification de la détention dans ces camps ‘de rééducation’ du Xinjiang, ainsi que les autorités responsables de ces politiques ?”. Washington demande quel est “le nombre de personnes retenues contre leur gré dans tous les établissements de détention du Xinjiang durant les cinq dernières années”.

Le Royaume-Uni veut savoir quand Pékin appliquera une recommandation d’un comité de l’ONU visant à “mettre fin à la pratique de détention dans des installations extra-judiciaires”. Les États-Unis et l’Allemagne réclament l’accès de l’ONU pour enquêter au Xinjiang et au Tibet.

Des centres éducatifs pour lutter contre l’extrémisme religieux, selon Pékin. Au Xinjiang, la Chine a d’abord nié l’existence de tels établissements puis, avec la publication d’images satellites et la présence de documents officiels d’autorités locales sur Internet mentionnant leur existence, a parlé de centres éducatifs enseignant le chinois, le sport ou la danse folklorique pour lutter contre l’extrémisme religieux.

Une enquête sur plus de 1.500 documents publics consultables en ligne a révélé en octobre que ces centres, au nombre de 181 implantés au Xinjiang depuis 2014, achetaient notamment des matraques, des menottes ou des pulvérisateurs de gaz lacrymogène. Selon des militants en exil, il s’agit de camps de rééducation politique fermés. D’anciens internés disent avoir été détenus pour le port d’une longue barbe, d’un voile ou l’envoi de vœux sur Internet lors de fêtes musulmanes.

Un système pour contrer une poussée de l’islamisme radical. Des attentats attribués par Pékin à des séparatistes ou extrémistes ouïghours ont fait des centaines de morts ces dernières années. Les autorités disent s’inquiéter d’une poussée de l’islamisme radical dans la région où la moitié des quelque 24 millions d’habitants est de confession musulmane. 

La question de la liberté d’expression. Outre le Xinjiang, d’autres aspects du bilan chinois sur les droits de l’Homme seront examinés. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Xi Jinping en 2012, la répression des voix dissonantes s’est durcie et l’usage des moyens de surveillance numériques va croissant. En juillet 2017, le dissident et prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo est mort en détention d’un cancer du foie.

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