États-Unis : pourquoi Donald Trump a-t-il déjà un peu perdu les midterms ?

À un jour des midterms, Amy Greene, professeure de politique américaine à Sciences Po et originaire du Connecticut, commente la situation électorale américaine.

Ce mardi, les Américains votent pour désigner les juges, les shérifs, les députés, les sénateurs et les gouverneurs du pays.

Stacey Abrams, 44 ans, deviendra peut-être la première femme noire gouverneure des États-Unis en Géorgie, où le lynchage des noirs se pratiquait encore il y a moins de 70 ans.

Dans le Minnesota, Ihlan Omar (36 ans) s’apprête à conquérir le siège de députée. Cette jeune femme est arrivée de Somalie comme réfugiée aux États-Unis, à l’âge de 12 ans.

Ce mardi, aux côtés de l’élite blanche traditionnelle, ces deux femmes porteront, elles-aussi, la voix de l’Amérique telle qu’elle est : multiraciale et multiculturelle. Car les Américains aspirent à être représentés par des personnalités qui leur ressemblent vraiment.

C’est la première bonne nouvelle de ces élections.

Une bonne nouvelle pour le parti Démocrate aussi. Pour reconstruire son capital politique et aujourd’hui sans leader, les Démocrates ont besoin de cette nouvelle génération militante qui ne cherche pas à servir une classe politique en place, mais qui a décidé de l’incarner elle-même.

La démocratie américaine est bien vivante et c’est la deuxième bonne nouvelle de ces élections.

Avec 24 heures d’avance, 32 millions d’électeurs ont déjà voté. C’est un chiffre record pour une élection de mi-mandat, le signe d’une mobilisation exceptionnelle.

Que vont décider les Américains ce mardi ?

Les urnes nous le diront mais, quels que soient les résultats, une chose est certaine c’est qu’une classe politique féminisée, rajeunie, et multi-ethnique est à la conquête du pouvoir. Cette nouvelle génération porte la promesse d’une Amérique qui renoue avec ses valeurs fondamentales. Une Amérique libérale, ouverte au monde, donnant sa chance à chacun.

En cela, ces élections sont déjà une défaite pour Trump.

International

Une plaque souvenir du premier voyage sur la Lune vendue 468.500 dollars

La plaque adjugée 468.500 dollars (428.750 euros) fait partie de la collection personnelle de l’astronaute Neil Armstrong.

Une plaque souvenir de la mission Apollo 11, emmenée sur la Lune en 1969, a été adjugée 468.500 dollars (428.750 euros) lors de la vente, à Dallas, de la collection personnelle de l’astronaute Neil Armstrong. La plaque représente le module lunaire qui s’est posé, le 20 juillet 1969, sur la surface du satellite naturel de la Terre.

De retour sur Terre, elle a été montée sur un support en bois avant d’être offerte àNeil Armstrong, le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune. Les deux autres astronautes qui ont participé à la mission Apollo 11, Edwin “Buzz” Aldrin et Michael Collins, ont également reçu chacun une de ces plaques.

Une collection de plus de deux mille objets. Les deux fils de Neil Armstrong, Rick et Mark, avaient décidé de disperser l’imposante collection de leur père, décédé en août 2012, qui représente plus de deux mille objets.
Une partie seulement de la collection a été proposée lors de la vente organisée jeudi, vendredi et samedi, à Dallas mais aussi en ligne. Deux autres ventes sont prévues en mai et novembre 2019 par la maison d’enchères Heritage Auction, qui a organisé la première.

Un drapeau américain amené sur la lune. La plaque souvenir a fait mieux que le lot qui était attendu comme le clou de la vente, à savoir un drapeau américain emmené lors du voyage sur la Lune, mais jamais déployé sur place. Plus grand que la plupart des étendards emmenés dans l’espace (45 cm sur 29), il a été adjugé 275.000 dollars (241.000 euros) en incluant frais et commissions. 

Des fragments d’avion. Très attendus également deux lots de fragments de l’avion des frères Wright, dont le premier vol, en décembre 1903, est considéré comme l’acte de naissance de l’aviation moderne. Ces fragments ont également été emportés par Neil Armstrong lors de la mission Apollo 11 et revêtent ainsi une double importance historique. Ils ont chacun été vendus 275.000 dollars (241.000 euros), soit, pour l’un des deux, neuf fois l’estimation initiale. Au total, la première partie de la dispersion de la collection Armstrong a rapporté 5,2 millions de dollars, a indiqué dimanche Heritage Auctions dans un communiqué.

Affaire Khashoggi : les fils réclament le corps de leur père

Les fils de Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien tué il y a plusieurs semaines à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul, réclament que le corps de leur père leur soit restitué. 

Les fils du journaliste assassiné Jamal Khashoggi ont demandé aux autorités saoudiennes de restituer le corps de leur père afin que la famille puisse faire son deuil, ont-ils déclaré à CNN dans une interview diffusée dimanche. Jamal Khashoggi a été tué à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul par une équipe envoyée de Riyad le 2 octobre, un assassinat dont le président turc a déclaré qu’il avait été ordonné par “les plus hauts niveaux” du gouvernement saoudien.

“Tout ce que nous voulons maintenant, c’est l’enterrer”. “J’espère vraiment que ce qui s’est passé n’a pas été douloureux pour lui, ou que ça a été rapide. Ou qu’il a eu une mort paisible”, a dit Abdullah Khashoggi à la chaîne américaine lors de l’interview à Washington. “Tout ce que nous voulons maintenant, c’est de l’enterrer à Al Baqi à Médine avec le reste de sa famille”, a précisé son frère Salah, faisant référence à un cimetière en Arabie Saoudite. “J’ai parlé de ça avec les autorités saoudiennes et j’espère juste que cela arrivera bientôt.”

Son corps démembré ? Le procureur en chef de Turquie a récemment dit que Jamal Khashoggi avait été étranglé dès son entrée dans le consulat et a aussi confirmé que son corps avait été démembré. Yasin Aktay, conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan, a même évoqué dans un article publié vendredi la possibilité que le corps du journaliste ait été dissous dans de l’acide pour le faire disparaître.

Le narcotrafiquant El Chapo en procès à New York à partir de lundi

Joaquin “El Chapo” Guzman, considéré comme le plus puissant narcotrafiquant depuis Pablo Escobar, risque la prison à perpétuité. 

Il est accusé d’avoir dirigé 25 ans durant le plus puissant cartel de drogue au monde : le Mexicain Joaquin “El Chapo” Guzman, extradé aux Etats-Unis en 2017 après deux évasions au Mexique, sera jugé sous haute sécurité à New York à partir de lundi. A en croire les procureurs américains, “El Chapo” –“Le Courtaud”, en référence à sa petite taille– est le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, mort en 1993. S’il est condamné, il risque la prison à perpétuité.

Joaquin Guzman, 61 ans, est accusé d’avoir dirigé de 1989 à 2014 le cartel de Sinaloa, qui a expédié aux Etats-Unis plus de 154 tonnes de cocaïne ainsi que d’énormes quantités d’héroïne, de méthamphétamines et de marijuana, pour une valeur estimée à 14 milliards de dollars.

Des montagnes de preuves. La sélection du jury doit commencer dès lundi matin, à huis clos, une mesure réservée aux criminels les plus dangereux. Signe des menaces possibles, les noms des jurés resteront secrets et des gardes les escorteront chaque jour au tribunal. Après environ quatre mois d’audiences, ils devront décider si les preuves sont suffisantes pour déclarer El Chapo coupable des onze chefs d’accusation contre lui, dont trafic et distribution de drogues, possession d’armes à feu, blanchiment d’argent. Il a plaidé non coupable. Il n’a pas été inculpé de meurtre mais les procureurs assurent pouvoir aussi démontrer qu’il a commandité au moins 37 assassinats.

Ils affirment aussi avoir une montagne de preuves de sa culpabilité aux onze inculpations, submergeant les avocats de la défense qui déplorent ne pas avoir pu toutes les examiner : quelque 300.000 pages de documents, 117.000 enregistrements audio et quantités de photos et vidéos. Beaucoup de documents restent confidentiels tout comme la liste des anciens associés, employés ou rivaux de Joaquin Guzman appelés à témoigner. Certains bénéficient de la protection du gouvernement américain, sous de nouvelles identités. D’autres sont détenus dans des prisons spéciales pour empêcher toutes représailles.

Des conditions de détention draconiennes. Après avoir échappé deux fois à ses geôliers mexicains, El Chapo fait l’objet de conditions de détention draconiennesdepuis son arrivée aux Etats-Unis en janvier 2017, que ses avocats n’ont cessé de dénoncer. Il est à l’isolement dans une cellule sans fenêtre 23 heures sur 24. Les seules personnes autorisées à lui rendre visite, à travers une vitre, sont ses avocats et ses jumelles de sept ans. En revanche, sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 29 ans, épousée quand elle en avait 17, est interdite.

Arrêté une première fois au Guatemala en 1993, El Chapo s’était échappé en 2001 d’une prison mexicaine, caché dans un bac à de linge sale. Interpellé en février 2014, il avait réussi à s’enfuir quatorze mois plus tard, via un tunnel de 1,5 kilomètre de longueur creusé sous la douche de sa cellule. Il a été repris en janvier 2016. Les autorités avaient retrouvé sa trace après qu’il eut reçu dans la jungle l’acteur américain Sean Penn et l’actrice américano-mexicaine Kate del Castillo, venus l’interviewer pour faire un film sur sa vie.

L’Iran “contournera avec fierté” les sanctions américaines

Le président iranien a déclaré lundi que son pays allait “contourner avec fierté vos sanctions illégales et injustes” dans un discours à destination des États-Unis qui rétablissent leurs sanctions dans les secteurs pétrolier et financier.

Le président iranien Hassan Rohani a assuré que son pays allait “contourner avec fierté” les nouvelles sanctions américaines rétablies lundi contre les secteurs pétrolier et financier iraniens. “J’annonce que nous allons contourner avec fierté vos sanctions illégales et injustes car elles vont à l’encontre du droit international”, a déclaré le président Rohani dans un discours télévisé.

“Nous affrontons un pouvoir d’intimidation”, dénonce Rohani. Six mois après s’êtreretiré de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, le président américain Donald Trump a rétabli lundi les sanctions plus draconiennes contre les secteurs pétrolier et financier iraniens qui avaient été levées sous Barack Obama. “Nous sommes en situation de guerre économique et nous affrontons un pouvoir d’intimidation. Je ne pense pas que dans l’histoire américaine il y ait eu jusqu’à présent quelqu’un à la Maison-Blanche qui contrevienne autant au droit et aux conventions internationales”, a déploré Hassan Rohani.

Un accord jugé “mauvais” par Trump. Adoptant une politique hostile à l’Iran depuis son accession au pouvoir en janvier 2017, Donald Trump, pour qui l’accord sur le nucléaire est mauvais, avait fait imposer en août dernier une première série de sanctions économiques contre Téhéran.

 

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