Brésil : après l’élection de Bolsonaro, ils veulent quitter le pays

L’élection du président d’extrême droite au Brésil, dimanche, pousse certains à vouloir quitter le pays.

Au Brésil, le début de l’ère Bolsonaro donne déjà des envies de départ à certains. Le président d’extrême droite tout juste élu a promis une transition vers un régime de rupture, avec un nouveau modèle économique, mais aussi une politique de fermeté à l’encontre de ses opposants. Si certains disent avoir l’intention de rester pour “résister”, d’autres ont déjà fait le choix de fuir le pays.

Partir pour fuir l’extrême droite. Ils sont intellectuels de gauche ayant combattu la dictature, banquière, également issue des minorités, au chômage à cause de la crise, ou bien, comme Rafael, militant des droits de l’Homme victime de violences policières. Pour eux, l’élection de dimanche incite à prendre la grande décision de partir pour fuir l’extrême droite.

“Je pars du Brésil pour quelques années.” “Vraiment, ça me fait peur, comme homme noir des classes basses. Maintenant que le président est Bolsonaro, je ne sais pas ce que je peux faire comme militant politique ici. Donc je n’ai aucune chance de rester là. Je pars du Brésil pour quelques années”, lâche Rafael. Franchir le pas, dans ce climat qu’il juge trop dégradé, pour être à Paris en décembre.

“Je vais rester au Brésil. Je vais résister.” Paulo et Sergi, un couple homosexuel de Rio, s’interrogent également. “Ma première envie ? Fuir ce pays ! Mais bon, je suis artiste. Et on l’a vu, dans le sens de l’histoire, l’art a toujours été le lieu de la lutte. L’art, c’est un visa pour la résistance donc je vais rester au Brésil. Je vais résister”, assure Paulo. Il veut résister contre ce qu’il appelle une montée inédite de l’homophobie. Son mari, quant à lui, assure qu’il ne tiendra peut-être pas longtemps.

-Guatemala : des centaines de migrants honduriens se jettent dans le fleuve pour passer au Mexique

Des centaines de migrants honduriens ont traversé lundi le fleuve en crue Tucun Uman au Guatemala pour rejoindre le Mexique, alors que la frontière est bloquée par la police mexicaine.

Des centaines de migrants honduriens se sont jetés lundi dans le fleuve frontalier Suchiate à Tucun Uman, au Guatemala, pour passer au Mexique et poursuivre leur route vers les États Unis. Afin de contourner le blocage par la police mexicaine de la frontière sur le pont frontalier, la foule, qui compte des femmes, des enfants et des personnes âgées, s’est lancée dans le fleuve en crue. Certains ont pris place sur des radeaux de fortune fabriqués avec des chambres à air, d’autres se sont lancés à la nage ou en faisant la chaîne pour ne pas être emportés par le courant.

Un Hondurien mort en tentant de traverser la frontière. Les autorités mexicaines avaient la veille bloqué l’entrée à des milliers de Honduriens depuis le Guatemala, à l’aide de policiers anti-émeute. Un Hondurien est décédé dimanche après avoir été touché par un projectile, alors que les migrants tentaient de forcer le passage pour entrer au Mexique. Selon certains témoins, il aurait été atteint par une balle en caoutchouc tirée par la police mexicaine. Le ministre de l’Intérieur mexicain, Alfonso Navarrete, a décliné lundi toute responsabilité des forces de l’ordre. Ils ne portaient “aucune arme, ni balles en caoutchouc” a-t-il affirmé.

La caravane a repris sa route au Mexique. Pendant ce temps, la caravane de migrants a repris sa route lundi dans le sud du Mexique en direction de Mexico : les migrants sont partis lundi matin de Tapanatepec vers Niltepec, dans l’Etat de Oaxaca. Selon l’ONG Pueblos Sin Fronteras, la caravane ne compte plus que 4.000 personnes, sur les 7.000 de départ, certaines ayant décidé de s’arrêter ou ayant préféré retourner en Amérique centrale. Vendredi, le président mexicain avait lancé un plan baptisé “Tu es dans ta maison”, mais les migrants ont rejeté ce plan d’aide et préféré poursuivre leur route vers Mexico, où ils veulent déposer des demandes de permis migratoire pour poursuivre jusqu’aux États-Unis. Les autorités mexicaines ont indiqué avoir reçu 1.743 demandes d’asile depuis l’entrée de cette caravane sur le sol mexicain.

5.000 soldats américains déployés à la frontière. Plus de 5.000 militaires américains vont être déployés à la frontière mexicaine pour empêcher l’entrée sur le territoire de cette caravane de migrants centraméricains fuyant la violence et la misère dans leurs pays, a annoncé lundi le Pentagone. “D’ici à la fin de la semaine, nous allons déployer plus de 5.200 soldats à la frontière sud-ouest” qui s’ajouteront aux quelque 2.000 membres de la Garde nationale déjà sur le terrain, a affirmé le général Terrence O’Shaughnessy.

-Accident d’avion en Indonésie : les secours retrouvent de nouveaux restes humains

De nouveaux restes humains ont été retrouvés mardi sur le site de l’accident d’un avion de Lion Air qui s’est abîmé en mer avec 189 personnes à bord.

Les secours indonésiens ont retrouvé de nouveaux restes humains mardi sur le site de l’accident d’un avion de Lion Air qui s’est abîmé en mer avec 189 personnes à bord, des médias faisant état d’un dysfonctionnement sur un instrument de bord.

Le Boeing 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne à bas coût entré en service il y a à peine quelques mois a disparu des radars lundi, 13 minutes après avoir décollé de Jakarta. Il s’est abîmé en mer de Java peu après avoir demandé au contrôle aérien l’autorisation de revenir dans la capitale indonésienne.

Des plongeurs dépêchés sur place. Des dizaines de plongeurs ont été dépêchés sur le site de la disparition du vol JT 610. Mais dès lundi soir, les services de secours n’avaient plus guère d’espoir de trouver des survivants. Les équipes ont pour l’heure rempli 10 sacs mortuaires de morceaux de corps qui doivent être envoyés à Jakarta en vue de tests ADN aux fins d’identification, a déclaré à la chaîne Metro TV Muhammad Syaugi, chef de l’Agence indonésienne de recherches et de secours. D’après le chef adjoint de la police nationale, Ari Dono Sukmanto, la dépouille d’un bébé figure parmi les corps retrouvés.

Des employés du ministre indonésien des Finances étaient à bord. Selon le Comité de sécurité des transports nationaux (NTSC), l’avion transportait 178 passagers adultes, un enfant, deux bébés, deux pilotes et six personnels de cabine. Parmi eux, figuraient 20 employés du ministère indonésien des Finances et l’ancien coureur cycliste italien Andrea Manfredi.

Un instrument de mesure en cause ? Lion Air a déclaré que le Boeing avait été mis en service en août. Le pilote et le copilote comptaient à eux deux plus de 11.000 heures de vol. Ils avaient passé récemment des examens médicaux ainsi que des tests de dépistage de drogue, a ajouté le transporteur.

Le patron de Lion Air, Edward Sirait, avait reconnu lundi que la compagnie avait dû effectuer des réparations sur l’appareil à Bali avant qu’il ne reparte sur Jakarta, sans préciser leur nature. Il avait parlé de “procédure normale”.
La BBC, qui a récupéré un carnet technique concernant le vol Bali/Jakarta effectué dimanche, a fait état du “manque de fiabilité” d’un instrument de mesure de la vitesse et de divergences dans les mesures de l’altitude entre les appareils du pilote et du co-pilote.

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