International – États-Unis : qui est Cesar Sayoc, soupçonné d’avoir envoyé les colis piégés ?

Le suspect arrêté dans l’affaire des colis suspects envoyés à des démocrates est un homme de 56 ans, dont les déclarations passées indiquent clairement son antisémitisme, son racisme, son homophobie… et son admiration pour Donald Trump.

Cesar Sayoc, soupçonné d’avoir envoyé au moins treize bombes artisanales à des personnalités critiques envers le président américain, donne l’image d’un homme farouchement pro-Trump, épinglant sans relâche les démocrates dans des messages souvent incohérents sur les réseaux sociaux.

Musclé et les cheveux ras. Le suspect, qui se fait également appeler Cesar Altieri, est né le 17 mars 1962. Il a un casier judiciaire en Floride, où il habite dans la ville d’Aventura, au nord de Miami. Les premières images de son arrestation, dans la région de Fort Lauderdale, montrent un homme râblé et très musclé, en débardeur noir, les cheveux ras à l’exception d’une fine queue de cheval.

“CNN sucks”. Les fenêtres d’une camionnette blanche qui lui aurait appartenu sont couvertes de photos de Donald Trump et de son vice-président Mike Pence, aux côtés des visages, couverts d’une cible rouge, de la démocrate Hillary Clinton et de l’ancien président démocrate Barack Obama. Un autocollant attaque également CNN, une chaîne régulièrement critiquée par Donald Trump. “CNN sucks” (“CNN est nulle”), proclame cet autocollant.

Les deux démocrates et CNN figurent parmi les destinataires des engins explosifs interceptés cette semaine à travers les Etats-Unis.

Raciste, antisémite et homophobe. “Il était très en colère contre le monde, les Noirs, les juifs, les gays”, a déclaré Debra Gureghian, manager d’une pizzeria à Fort Lauderdale qui l’avait embauché pour conduire sa camionnette de livraison pendant plusieurs mois, jusqu’en janvier. “Il n’a jamais dit qu’il voulait les tuer, les assassiner ou leur lancer une bombe, il disait juste ‘Si ça ne tenait qu’à moi, les gays, Noirs et juifs ne survivraient pas'”, a-t-elle raconté au Washington Post, ajoutant qu’il semblait “fou” et “très, très étrange”.

En 2002, Cesar Sayoc avait été inculpé pour une menace à la bombe contre un fournisseur d’électricité, selon les archives judiciaires du comté de Miami-Dade. Il avait écopé d’une peine d’un an avec sursis. Auparavant, il avait déjà été accusé de vol et de violences domestiques.

Qui sont les personnes visées par les colis piégés ?

Fan absolu de Donald Trump. Cesar Sayoc portait une casquette rouge marquée du slogan de Donald Trump “Make America Great Again” sur une photo qu’il avait publiée sur son compte Facebook. Dans des tweets souvent décousus et mal orthographiés, accompagnés de nombreux retweets de photomontages rudimentaires, Cesar Sayoc appelait ces derniers jours à voter républicain le 6 novembre lors des élections parlementaires qui seront déterminantes pour la suite du mandat de Donald Trump.

“Joyeux anniversaire meilleur commandant en chef perturbateur qui secoue Washington dans tous les sens”, avait écrit Cesar Sayoc en juin pour l’anniversaire de Donald Trump, qui de par sa fonction est commandant en chef de l’armée américaine.

Des zones d’ombre sur son parcours et ses origines. Sur l’un de ses comptes, Sayoc se décrivait comme un ancien joueur professionnel de football, pratiquant aussi un sport de combat en cage. Certains médias avancent qu’il avait eu une carrière de danseur de type Chippendales. Il dit avoir fait des études vétérinaires à l’université en Caroline du Nord. Cesar Sayoc a également fait référence à de nombreuses reprises à la tribu amérindienne Séminole, tout en mentionnant des origines philippines.

-Déchirés par l’élection présidentielle, les Brésiliens se réfugient chez le psy

Dimanche, les Brésiliens sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. La victoire probable du candidat d’extrême-droite crispe la population, qui vit de plus en plus mal ces tensions.

Au Brésil, l’heure n’est plus aux débats politiques enflammés dans les déjeuners de famille… mais carrément aux frictions et aux engueulades. Dimanche, la population doit élire son prochain président, qui pourrait bien être Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême-droite, grand favori.

Tous chez le psy. Les “anti” subissent les injures raciales, misogynes ou homophobes. Les “pro” sont traités de nazis. Les Brésiliens sont tellement radicalisés qu’ils sont à bout de nerfs. La fracture est telle que chez les psychologues, 80% des patients souffrent de troubles liés à l’élection présidentielle, assure le porte-parole de la société brésilienne de psychanalyse. On le comprend d’autant plus qu’au Brésil, la psychothérapie est une culture.

Un dialogue devenu impossible. “Toute la journée, on écoute les patients face aux angoisses de l’avenir. Quand nous n’avons pas de possibilité de dialogue avec l’autre, avec la famille, les différences sont insupportables”, explique  Miguel Calmon, un psychologue installé à Rio.

“Habituellement, la politique n’intéresse pas”. Le deuxième tour de l’élection présidentielle a fait de chaque Brésilien un militant, libérant des discours de haine envers l’autre. Une situation parfaitement “inédite”, selon le thérapeute Neymar Iniu. “Les Brésiliens sont très préoccupés par ces élections, et c’est inattendu. Habituellement, la politique n’intéresse pas. Mais là, la possibilité bien réelle de voir passer l’extrême-droite tend tout le monde”, analyse-t-il.

Quel que soit le résultat de dimanche, ils s’inquiètent d’éventuelles confrontations violentes entre militants opposés.

– Benjamin Netanyahu en visite officielle à Oman, une première depuis des années

Il s’agit de la première visite du genre depuis 1996, ont précisé les services du Premier ministre israélien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est revenu vendredi d’une rarissime visite à Oman où il a été reçu par le sultan Qabous, malgré l’absence de relations diplomatiques entre Israël et ce pays arabe du Golfe, ont indiqué ses services vendredi.

Il s’agit de la première visite du genre depuis 1996, ont précisé les services du Premier ministre israélien dans un communiqué. Cette visite est “un pas important dans la mise en oeuvre de la politique du Premier ministre Netanyahu visant à approfondir les relations avec les pays de la région en se servant des avantages d’Israël dans les domaines de la sécurité, de la technologie et dans le secteur économique”, dit le communiqué.

En toile de fond : l’expansion de l’influence iranienne. Parmi les pays arabes, Israël n’a de relations diplomatiques qu’avec l’Égypte et la Jordanie. Mais Benjamin Netanyahu ne cesse de proclamer que les nouvelles réalités régionales, à commencer par l’expansion de l’influence iranienne, créent une convergence d’intérêts avec les pays arabes. Benjamin Netanyahu, accompagné de son épouse Sara, s’est rendu à Oman à l’invitation du sultan “après de longs contacts entre les deux pays”, a dit le bureau du Premier ministre.

“Faire progresser la paix au Moyen-Orient”. Dans un apparent signe de la sensibilité de la visite, celle-ci n’avait pas été annoncée et n’a été divulguée qu’après coups. Le bureau du Premier ministre israélien a diffusé plusieurs photos du Premier ministre accueilli par le sultan ou à ses côtés pointant une carte du doigt. Les deux hommes ont discuté “des moyens de faire progresser la paix au Moyen-Orient, ainsi que plusieurs sujets d’intérêt commun touchant à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient”, ont dit les services de Benjamin Netanyahu.

Oman et Israël ont noué des liens à partir de 1993. À la différence d’autres dans la région, Oman n’a pas participé aux conflits armés entre les pays arabes et Israël. Les deux pays avaient noué des liens après les accords d’Oslo, ont indiqué les Affaires étrangères israéliennes. En 1994, le Premier ministre israélien de l’époque Yitzhak Rabin s’était rendu à Oman et en 1996 les deux pays avaient signé un accord sur l’ouverture de bureaux de représentation commerciale. Oman avait fermé ces bureaux en octobre 2000 après le début de la Seconde Intifada, le soulèvement palestinien. Benjamin Netanyahu et l’administration américaine de Donald Trump promeuvent l’idée qu’une nouvelle convergence d’intérêts entre Israël et les pays arabes, à commencer par l’Arabie Saoudite, pourrait conduire à une reconfiguration diplomatique régionale.

– Affaire Khashoggi : le parquet turc demande l’extradition de 18 suspects saoudiens

Les noms de 18 suspects ont été transmis par la justice turque au ministère des Affaires étrangères pour que la demande d’extradition soit adressée aux autorités saoudiennes par les canaux officiels.

Le parquet turc a lancé vendredi une procédure d’extradition contre 18 Saoudiens soupçonnés d’implication dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, a annoncé le ministère turc de la Justice.

Le parquet d’Istanbul a remis les noms des 18 suspects soupçonnés “d’implication dans ce meurtre prémédité” au ministère de la Justice, qui les a à son tour transmis au ministère des Affaires étrangères pour que la demande d’extradition soit adressée à Ryad par les canaux officiels, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

Quinze membres d’un commando saoudien et trois employés du consulat. Le 20 octobre, les autorités saoudiennes avaient annoncé avoir interpellé 18 personnes – 15 membres d’un commando saoudien soupçonné d’avoir tué le journaliste, ainsi que trois employés du consulat – et qu’elles seraient jugées. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait appelé mardi au jugement de ces suspects à Istanbul et non pas en Arabie saoudite, même si le crime a été commis par des Saoudiens dans l’enceinte d’un consulat saoudien.

Une demande motivée par le fait que le journaliste ait été tué sur le sol turc. “La demande d’extradition est motivée par le fait que Jamal Khashoggi a été tué en Turquie par des ressortissants saoudiens qui ont fait le voyage à cette fin spécifique”, a indiqué un haut responsable turc sous couvert d’anonymat. “Il est clair que le système juridique turc est mieux à même de rendre justice dans cette affaire”, a-t-il ajouté, précisant qu’un éventuel procès en Turquie serait ouvert “aux observateurs internationaux”.

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