Démantèlement d’un réseau international de cocaïne, 30 personnes arrêtées

Le réseau, qui expédiait la drogue vers l’Europe, les États-unis et l’Océanie, a été démantelé lors d’une opération internationale préparée pendant six mois. 

Un réseau de narco-trafiquants, qui expédiait de la cocaïne via des vols commerciaux depuis la Colombie vers l’Europe, les États-Unis et l’Océanie, a été démantelé et 30 personnes arrêtées lors d’une opération internationale, a annoncé jeudi la police colombienne. Onze personnes ont été interpellées en Colombie, dix en Espagne, six en Australie et trois aux États-Unis.

Ce réseau était dirigé par un Espagnol, Jorge Juan Merlo, alias “Mono” ou “Palido”, qui fait l’objet de 32 procédures judiciaires pour trafic de drogue dans les pays où a été menée l’opération, a précisé la police dans un communiqué. Il a été arrêté en Colombie, avec sept autres personnes, pour trafic de drogue, fabrication ou détention de stupéfiants, et association de malfaiteurs. Au total 790 kilos de cocaïne, 10 véhicules, plus de 200.000 dollars en espèce, 21 téléphones portables, une arme à feu et huit passeports ont en outre été saisis dans les différents pays où s’est déroulée l’opération.

La cocaïne était expédiée sur des vols commerciaux. Le réseau était basé dans le département colombien du Valle del Cauca, sur la côte Pacifique, ainsi qu’à Bogota. La cocaïne, fabriquée dans le sud de la Colombie, était expédiée sur des vols commerciaux et payée par l’intermédiaire de maisons de change. En un seul voyage, un passager pouvait emporter près de 60 kilos de drogue dissimulée dans ses valises, selon la même source.

Six mois de préparation. L’opération, préparée pendant six mois, a été menée en collaboration avec l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE), le Parquet colombien, ainsi que les autorités espagnoles et australiennes. Malgré quatre décennies de lutte contre le trafic de drogues, la Colombie reste le premier producteur mondial de cocaïne et les États-Unis le principal consommateur.

 Jamal Khashoggi : une “exécution extrajudiciaire” par l’État saoudien, juge une experte de l’ONU

La rapporteure spéciale auprès de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, a livré jeudi aux Nations unies son analyse sur le meurtre du journaliste saoudien.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été la victime d’une “exécution extrajudiciaire” commise par “l’État” saoudien, a affirmé jeudi une experte auprès de l’ONU, en réclamant une “enquête internationale” sur cette affaire.

Il revient à Ryad “de démontrer que ce n’était pas le cas”. “L’Arabie saoudite elle-même a admis que le crime a été prémédité et a impliqué des responsables de l’État”, a relevé lors d’une conférence de presse Agnès Callamard, rapporteure spéciale auprès de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires. “Ont-ils agi au nom de l’État ? Cela doit être précisé”, a-t-elle ajouté. “Mais du point de vue des droits humains”, le crime “porte toutes les marques d’une exécution extrajudiciaire” et “il revient au Royaume d’Arabie saoudite de démontrer que ce n’était pas le cas”.

Des gens “assez haut placés”. “À ce stade, personnellement, pas besoin de savoir que d’autres personnes sont impliquées dans le crime pour conclure qu’il s’agissait d’une exécution extrajudiciaire”, a insisté l’experte de l’ONU. “Parce que les gens impliqués, les gens qui l’ont commandée, qui l’ont organisée sont assez haut placés pour représenter l’État” saoudien. “Il n’y a pas d’information jusqu’à présent indiquant qu’ils ont agi comme des voyous”, a aussi fait valoir Agnès Callamard.

Pour une enquête internationale. “Nous pensons qu’une enquête internationale doit suivre”, en raison de “la nature du crime, de la victime, des gens impliqués, du lieu du crime”. “Parce que nous parlons d’un crime contre un journaliste, que la violence contre les journalistes est une lutte prioritaire des Nations unies et de plusieurs de ses États membres”, a aussi souligné l’experte. Selon elle, avec le consentement de la Turquie et de l’Arabie saoudite, cette enquête internationale pourrait être décidée par le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale de l’ONU, le secrétaire général de l’Organisation ou le Conseil des droits de l’homme basé à Genève.

 Cambridge Analytica : Facebook a “trahi la confiance”, juge le Parlement européen

Les eurodéputés ont adopté jeudi une résolution pour réclamer “plus de transparence” à Facebook.

Facebook a “trahi la confiance” des Européens en permettant l’utilisation à leur insu de leurs données personnelles lors du scandale Cambridge Analytica, ont estimé jeudi les eurodéputés dans une résolution votée à une large majorité.

Les eurodéputés veulent “plus de transparence”. “Facebook a non seulement trahi la confiance des citoyens de l’Union, mais aussi enfreint le droit de l’Union”, écrivent les élus européens dans ce texte non contraignant. Les eurodéputés réclament “plus de transparence” au groupe de Menlo Park et l’invitent à autoriser deux organes de l’UE – l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) et le comité européen de la protection des données – à mener “un audit complet et indépendant de sa plateforme”. “L’utilisation abusive des données à caractère personnel bafoue les droits fondamentaux de milliards de personnes dans le monde”, estiment-ils.

“Un grand risque pour la démocratie”. Cette résolution parlementaire fait suite au scandale Cambridge Analytica, l’entreprise accusée d’avoir exploité à leur insu les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook à des fins politiques, notamment pour faire gagner le Brexit au Royaume-Uni et Donald Trump à la présidentielle en 2016. “L’existence d’interférences dans les élections constitue un grand risque pour la démocratie”, écrivent les eurodéputés, qui réclament l’interdiction du “profilage à des fins politiques et électorales” et une régulation des publicités politiques.

“L’affaire Facebook/Cambridge Analytica a été à bien des égards un signal d’alarme pour nous tous”, avait souligné mardi lors d’un débat en séance plénière la commissaire européenne aux Consommateurs, Vera Jourova. “Les périodes électorales sont particulièrement sujettes à la désinformation et à la manipulation par des intérêts privés ou étrangers”, avait-elle ajouté, soulignant que les prochaines élections européennes en mai n’étaient “pas à l’abri de cette menace”.

Excuses de Zuckerberg. Le PDG du géant d’internet en personne, Mark Zuckerberg, s’était rendu à Bruxelles en mai pour présenter des excuses devant le Parlement européen, comme il l’avait fait devant les parlementaires américains, pour les lacunes de son réseau social. Mais ses excuses, formulées quelques jours avant l’entrée en vigueur du Règlement européen de protection des données (RGPD), un texte européen pour protéger les données personnelles en ligne, avaient été jugées insuffisantes. “Nous partageons les valeurs du RGPD”, avait réaffirmé mercredi Mark Zuckerberg lors d’une intervention enregistrée, diffusée lors d’une conférence à Bruxelles sur la protection des données.

“Nous sommes reconnaissants au Parlement européen pour les nombreuses occasions qui nous ont été données de venir expliquer les changements que nous avons apportés à notre plateforme. Nous travaillons sans relâche pour assurer la transparence, la sûreté et la sécurité des personnes qui utilisent Facebook”, a réagi Facebook dans un courrier à l’AFP après le vote au Parlement. Début octobre, l’Irlande a procédé à la première application majeure du RGPD, en ouvrant une enquête aprèsl’annonce du piratage de 50 millions de comptes Facebook.

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