L’US Air Force sous pression pour ses tasses à café à 1.200 dollars

Un parlementaire a découvert que les pilotes américains buvaient leur café en vol dans des gobelets high-tech au prix exorbitant de 1.200 dollars pièce.

L’US Air Force se retrouve au centre d’un nouveau scandale depuis qu’un parlementaire a découvert que les pilotes américains buvaient leur café en vol dans des gobelets high-tech au prix exorbitant de 1.200 dollars pièce. Les gobelets en question ne sont pas d’ordinaires tasses à café en porcelaine, ni même ces énormes mugs isothermes dont les Américains sont friands, mais des récipients fabriqués dans un alliage spécial de cuivre et de chrome, équipés d’une prise qui permet de les brancher directement sur le système électrique de l’avion pour garder le café à bonne température.

Très chères anses. Selon un porte-parole de la base aérienne de Travis, en Californie, le coût de chacune de ces tasses à café a grimpé de 693 dollars (607 euros) en 2016 à 1.220 dollars (1.068 euros) en 2018, pour une seule raison : l’anse en plastique du récipient n’est pas remplaçable. “Malheureusement, quand la tasse tombe, l’anse en plastique se casse, ce qui a conduit à dépenser des milliers de dollars pour remplacer les tasses”, a précisé le sergent James Hodgman dans un communiqué.

Le sénateur a exigé des explications. Un détail qu’un influent parlementaire, le sénateur républicain Chuck Grassley, a trouvé dur à avaler. Dans une lettre à la cheffe de l’armée de l’Air Heather Wilson, le sénateur a exigé des explications sur ces dépenses exagérées, qu’il a qualifiées d'”usage irresponsable des deniers publics”. Dans sa réponse publiée récemment, Mme Wilson a reconnu qu’il s’agissait de dépenses “irresponsables”, expliquant ces dépassements par le fait que les fabricants ont arrêté de produire les pièces détachées nécessaires.

Réparer les tasses. Elle a ajouté que l’US Air Force pensait avoir trouvé la solution : réparer les tasses elle-même. “Nous avons démontré récemment que nous pouvions fabriquer des anses avec une imprimante en 3D pour 50 cents pièce”, a-t-elle expliqué. Les parlementaires américains ont approuvé récemment des budgets militaires en forte hausse, mais ils ont aussi critiqué le prix exorbitants de certains articles, notamment des lunettes de WC à 10.000 dollars pièce pour l’avion cargo C-17.

Colombie : Ingrid Betancourt demande aux Farc de dédommager leurs victimes

L’ex-otage des Farcs Ingrid Betancourt, séquestrée pendant six ans, a notamment suggéré que les anciens guérilleros construisent des maisons pour les familles victimes de leurs actions.

Ingrid Betancourt, séquestrée durant six ans par les Farc en Colombie, a demandé que l’ex-guérilla dédommage ses victimes, mercredi lorsqu’elle a témoigné devant la juridiction spéciale issue de l’accord de paix signé en 2016.

Des actes après la prise de conscience. “Il faut des condamnations constructives, en parallèle à tout ce qu’ils ont détruit”, a déclaré cette ex-otage colombo-française et ancienne candidate présidentielle devant les magistrats de la JEP, lors d’une visio-conférence depuis Paris. Il doit y avoir “des faits concrets qui signifient pour eux une réelle prise de conscience et une vraie reconversion suite au mal qu’ils ont fait”, a-t-elle ajouté, durant sa déposition de plus de deux heures devant la JEP, chargée de juger les crimes commis pendant plus d’un demi-siècle de confrontation armée.

Construire des maisons ? Ingrid Betancourt, qui a à plusieurs reprises déclaré qu’elle pardonnait à ses ravisseurs, a suggéré que les anciens rebelles construisent “avec leurs propres mains” des maisons pour les Colombiens qui ont perdu leur foyer à cause des actions des Farc. Mais elle a admis ne pas savoir comment réparer le mal infligé aux familles des ex-otages. “Que peuvent-ils faire pour nous rendre le temps qu’ils nous ont confisqué ? (…) Je n’ai pas de réponse. Je sais seulement que cela doit être des actions de longue durée, un effort et un engagement de leur part”, a-t-elle ajouté.

Après l’envoi de colis explosifs, Donald Trump appelle au rassemblement mais charge les médias

Le président américain Donald Trump a de nouveau condamné mercredi soir l’envoi de colis explosifs à plusieurs de ses détracteurs, dont la chaîne CNN, tout en appelant les médias à “cesser les hostilités”.

Après l’émotion qui a suivi l’envoi de bombes artisanales à des détracteurs de Donald Trump, la politique a vite repris ses droits : le président américain a appelé mercredi au rassemblement mais a souligné la “responsabilité” des médias dans la détérioration du climat actuel, tandis que des démocrates accusaient le républicain d’attiser la violence.

“Une attaque contre notre démocratie”. Donald Trump a jugé que “tout acte ou menace de violence politique” était “une attaque contre notre démocratie elle-même”. En quelques heures, plus tôt dans la journée, six alertes au colis suspect se sont succédé, de New York à la Floride en passant par Washington, sans compter une fausse alerte en Californie, créant un climat de psychose. Aucune victime n’a été signalée mais les polices locales et fédérales ont été placées en état d’alerte. Le maire et le gouverneur de New York ont dénoncé une “volonté de terroriser”.

Le “ton négatif” des médias doit cesser. “Le gouvernement fédéral mène une enquête agressive et nous allons trouver les responsables et les présenter à la justice. Très rapidement j’espère”, a déclaré le président lors d’un meeting de campagne dans le Wisconsin. Mais il a aussi affirmé que les médias se devaient d’utiliser “un ton courtois et de cesser les hostilités sans fin et les histoires et attaques négatives constantes et souvent fausses”. “Ils doivent arrêter”, a-t-il insisté. “Nous sommes à 13 jours d’élections très, très importantes”, a-t-il encore dit en référence aux législatives de mi-mandat du 6 novembre.

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