Affaire Khashoggi : Ryad assure “ne pas savoir où se trouve le corps”, le prince héritier “pas informé”

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane n’était “pas informé” de l’opération qui a abouti à la mort du journaliste Jamal Khashoggi,selon le ministre saoudien des Affaires étrangères.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a affirmé dimanche “ne pas savoir où se trouve le corps” du journaliste Jamal Khashoggi, qualifiant sa mort d'”erreur monumentale”. “Nous avons découvert qu’il a été tué au consulat (saoudien à Istanbul). Nous ne savons pas comment, dans le détail. Nous ne savons pas où se trouve le corps”, a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, depuis Ryad, dans un entretien à la chaîne américaine Fox News. 

Le roi Salmane “pas informé” de l’opération. “Les individus qui ont fait cela l’ont fait en dehors du champ de leurs responsabilités. Une erreur monumentale a été faite, qui a été aggravée par la tentative de la cacher”, a ajouté Adel al-Jubeir, assurant quele prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane n’était “pas informé” de l’opération, non-autorisée par le pouvoir. Le roi Salmane “est déterminé” à ce que “les responsables” de la mort du journaliste “rendent des comptes”, ainsi qu’à “mettre en place des procédures au sein des services de sécurité afin d’empêcher que des choses pareilles se produisent à nouveau”, a indiqué le ministre saoudien.

Insistant sur l’importance des liens “stratégiques” entre Washington et Ryad, ce dernier a par ailleurs estimé que cette “relation surmontera” l’affaire Khashoggi et ses répercussions diplomatiques.

Le retrait américain du traité nucléaire avec la Russie est un “pas dangereux”

Donald Trump estime que la Russie a cessé de respecter ce traité, abolissant l’usage de certains missiles, et signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.

Le retrait américain, annoncé par le président Donald Trump, d’un traité nucléaire signé avec la Russie pendant la guerre froide est un “pas dangereux”, a déclaré dimanche le vice-ministre russe des Affaires étrangères.

Un traité “significatif pour la sécurité internationale”. “Cela serait un pas très dangereux qui, j’en suis sûr, ne sera pas compris par la communauté internationale et va même s’attirer de sérieuses condamnations”, a estimé Sergueï Riabkov à l’agence d’Etat russe TASS. Ce traité est “significatif pour la sécurité internationale et la sécurité nucléaire, pour le maintient de la stabilité stratégique”, a-t-il souligné. La Russie a condamné ce qu’il a appelé les tentatives américaines d’obtenir des concessions “par une méthode de chantage”.

La Russie menace de “prendre des mesures de rétorsion”. Si les Etats-Unis continuent à agir “de façon maladroite et grossière” et à se retirer unilatéralement de traités internationaux, “alors nous n’aurons pas d’autre choix que de prendre des mesures de rétorsion y compris concernant la technologie militaire”, a déclaré Sergueï Riabkov à l’agence RIA Novosti. “Mais nous ne voulons pas en arriver là”, a-t-il conclu. Samedi, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis prévoyaient de sortir du traité INF (Intermediate Nuclear Forces Treaty) sur les armes nucléaires de portée intermédiaire, signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l’époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.

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