Un papyrus de 17 mètres adjugé 1.350.000 euros à Monaco

Un papyrus de 17 mètres de long remontant à une période située entre 594 et 588 avant J.C a été vendu aux enchères pour 1.350.000 euros à Monaco samedi. Dans un état de conservation remarquable, il s’agit d’une version du Livre des Morts.

Un très rare papyrus égyptien d’une longueur de 17 mètres a été adjugé samedi après-midi à Monaco lors d’une vente aux enchères pour la somme hors commission de 1.350.000 euros, a indiqué une représentante de l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo.

D’un couple de retraités à un collectionneur privé. Cette pièce, proposée par un couple de retraités vivant dans le sud de la France, était estimée entre 1,8 et 2 millions d’euros, mais avec un prix de réserve bien inférieur à celui auquel il a finalement été adjugé à un collectionneur privé qui a fait son offre par téléphone.

Une version du Livre des Morts. Ce papyrus, un peu abîmé dans sa première partie mais globalement dans un état de conservation remarquable, est une version du Livre des Morts. Il est constitué de quelque 192 chapitres et de nombreuses vignettes dessinées et peintes en rouge et noir illustrant des scènes comme le jugement du mort par Osiris ou celle de l’au-delà dans les champs de roseaux. Ce document a été daté de la période saïte, sous le règne de Psammétique II, soit environ 594-588 avant J.C.

Une vente de 1,6 millions d’euros. Au total, cette vente monégasque consacrée à l’archéologie égyptienne, qui proposait, outre ce papyrus, deux cents autres lots, a avoisiné la somme de 1,6 million d’euros.

Économie

La vente d’une bouteille de Romanée-Conti à 558.000 dollars pourrait annoncer le prochain krach boursier

Avec la vente d’une bouteille de vin à près d’un demi-million d’euros, la spéculation atteint des niveaux faramineux.

C’est une bouteille de vin particulière à plus d’un titre. D’abord parce que ce Romanée-Conti de 1945 a été vendu aux enchères pour la somme affolante de 558.000 dollars, soit 480.000 euros, samedi, à New York. Mais aussi et surtout parce que cette vente est révélatrice de la folie qui règne en ce moment sur tous les marchés, selon l’éditorialiste d’Europe 1 Axel de Tarlé. “Qui va boire ce vin, vendu au prix d’un appartement parisien ? Réponse : personne”, a-t-il affirmé lundi, sur Europe 1. “C’est un placement financier, comme les œuvres d’art, un placement comme un autre. La bouteille sera revendue plus tard, plus cher.

Les robinets du crédit grands ouverts depuis dix ans. Depuis la crise de 2008, “les banques centrales ont ouvert les robinets du crédit”. “Les banques centrales dans le monde ont prêté quelque 10.000 milliards d’euros à des taux très bas. C’est pour cela que les banques multiplient les taux de crédit très bas et que tout le monde s’endette pour acheter un logement”, décrypte l’éditorialiste, selon qui l’envolée des prix de l’immobilier est une conséquence de ces taux très bas. “Ces milliers de milliards, on les retrouve partout : dans les actions, les obligations, les œuvres d’art, (comme le Salvator Mundi de Leonard de Vinci, vendu à 450 millions de dollars l’an dernier), et donc des grands vins.”

Remontée des taux. Mais ces taux planchers ne sont pas irréversibles, selon lui : “Cette folie pourrait se calmer quand les banques centrales refermeront le robinet du crédit. C’est ce qu’a fait la Banque centrale (la Fed) aux États-Unis la semaine dernière, provoquant une chute de plus de 3% à la Bourse de Wall Street, jeudi dernier.” Donald Trump en a profité pour critiquer l’institution.

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