La Corée du Sud souhaite créer un dictionnaire commun avec la Corée du Nord

La Corée du Sud souhaite créer un dictionnaire unique pour les deux Corées, rapporte mercredi “The Guardian”. Depuis leur séparation en 1945, les deux pays parlent techniquement la même langue mais leur vocabulaire a varié.

Techniquement, les Coréens du Nord et ceux du Sud parlent la même langue mais pourtant leur vocabulaire n’est pas exactement le même depuis la séparation de la Corée en deux pays en 1945. Pour réduire la fracture linguistique et contribuer au rapprochement entre les deux Corées, la Corée du Sud souhaiterait concevoir un dictionnaire unifié, rapporte mercredi le quotidien britannique The Guardian. Lors d’une allocution, mardi, le Premier ministre sud-coréen, Lee Nak-yeon, l’a confirmé. Il a dit regretter que 70 années de division aient changé le sens et l’utilisation des mots coréens dans le Sud et le Nord. 

Des différences de prononciation et de vocabulaire. En Corée du Nord, par exemple, le mot boussole commence par un “L” alors qu’au sud il débute avec un “N”. On préfère également parler de “promenade” au Nord, quand, au Sud, il est question de “rendez-vous” amoureux. La Corée du Sud emprunte, par ailleurs, de nombreux mots à l’anglais contrairement à sa voisine. Et de manière générale, il existe des différences de prononciations et d’orthographes de certains mots qui empêchent parfois les Coréens du Nord et du Sud de bien se comprendre. 

Un projet ancien. Le projet n’est pas nouveau. En 2005, l’ancien président Sud-Coréen avait pour projet de lancer un “grand dictionnaire de la langue nationale”, devant contenir 330.000 mots, rappelle The Guardian. Mais la détérioration des relations entre Nord et Sud a eu raison de ce projet.

En Indonésie, les ONG étrangères refoulées par les autorités : “On aurait pu être utiles”

Plusieurs ONG dénoncent les restrictions d’accès imposées par les autorités indonésiennes aux équipes étrangères de sauveteurs, empêchées d’intervenir directement en soutien aux populations des Célèbes touchées par le séisme et le tsunami.

Dix jours après le séisme et le tsunami en Indonésie, le bilan ne cesse de s’alourdir :2.000 morts  potentiellement 5.000 – et 200.000 sinistrés qui ont désespérément besoin de nourriture et d’eau. Pourtant, les ONG étrangères arrivées sur place se font refouler par les autorités locales.

“On est repartis avec tous nos médicaments”. À Jakarta puis à Bornéo, très loin des sinistrés, les membres de l’ONG française Pompiers missions humanitaires ont bataillé pendant cinq jours pour tenter de rallier Palu, la zone touchée par la catastrophe. Sans succès. L’équipe, composée d’un médecin, de deux infirmières et de quatre sapeurs-pompiers, a vu l’accès aux zones touchées lui être refusé, et a dû rebrousser chemin. Ils transportaient pourtant avec eux 160 kilos de médicaments et deux unités pour rendre l’eau potable. “On est repartis avec tous nos médicaments. Et on a croisé plusieurs ONG sur place qui étaient comme nous“, déplore Mickaël Richomme, le chef de mission, au micro d’Europe 1. “On aurait pu être utiles”, regrette-t-il.

Frustrés et en colère, Mickaël Richomme et ses collègues rentrent mercredi matin à Paris. Au total, ils ont dépensé environ 15.000 euros dans cette mission, qu’ils n’ont pas pu mener à bien.

L’Indonésie veut montrer “qu’elle est toute-puissante”. Pour les rares ONG qui ont pu atteindre les zones touchées par le séisme et le tsunami, les difficultés sont nombreuses. Il leur est par exemple interdit d’aller au contact des sinistrés sans être accompagnées par une ONG locale. En France, Eric Zipper, président du Corps mondial de secours, a dû renoncer à envoyer son équipe. “On est dans un pays qui veut montrer à sa population qu’il est tout-puissant. Qu’il est capable de porter seul l’aide à l’ensemble de sa population, et qui préfère qu’il n’y ait pas d’aide internationale”, fustige-t-il sur notre antenne.

L’Indonésie avait initialement refusé l’aide internationale, assurant que son armée pouvait faire face à la situation. Mais à mesure que l’ampleur du désastre a été révélée, le président Joko Widodo a accepté à contrecœur les ONG humanitaires internationales et le soutien de gouvernements étrangers.

Pourtant, selon ces spécialistes, même dix jours avec la catastrophe, il reste des chances de retrouver des survivants dans les décombres du séisme.

Donald Trump n’a pas encore lu le rapport du Giec sur le climat

“On me l’a transmis et je veux voir qui l’a rédigé. Mais je vais le lire, absolument”, a déclaré mardi le président américain Donald Trump.

Le président américain Donald Trump a indiqué mardi ne pas avoir encore lu le rapport des experts climat de l’ONU (Giec), publié la veille et appelant à des transformations “rapides” et “sans précédent” pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C.

“Je veux voir qui l’a rédigé”. “On me l’a transmis et je veux voir qui l’a rédigé. Quels groupes l’ont rédigé, vous savez, car je peux vous montrer des rapports fabuleux, et je peux vous montrer des rapports qui ne sont pas si bons”, a-t-il déclaré à des journalistes à la Maison-Blanche. “Mais je vais le lire, absolument”, a-t-il assuré. Le milliardaire américain n’avait pas encore réagi publiquement au rapport de 400 pages du Giec, dont le résumé à l’intention des décideurs politiques a été diffusé lundi.

Au-delà de 1,5°C, une menace d’emballement. Les scientifiques y exposent les nombreux impacts déjà à l’oeuvre, et notamment la menace d’emballement au-delà de 1,5°C de réchauffement (par rapport aux niveaux pré-industriels) : vagues de chaleur, extinctions d’espèces, ou déstabilisation des calottes polaires, source de montée des océans sur le long terme.

76 lois environnementales annulées. Selon un décompte de chercheurs de l’université d’Harvard, l’administration Trump a annulé ou engagé l’annulation de 76 lois et réglementations environnementales, abandonnant de facto les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par celle de son prédécesseur Barack Obama. Donald Trump a annoncé en juin 2017 le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *