Facebook : la période de suppression d’un compte passe de 14 à 30 jours

Facebook appliquera désormais un délai de 30 jours entre la demande de suppression d’un compte et sa suppression définitive. Il était jusqu’à présent de 14 jours.

Se laisser plus de temps. Facebook a confirmé mercredi au site américain The Verge qu’il avait augmenté la période entre la demande de suppression d’un compte et sa suppression effective de 14 à 30 jours. Si l’utilisateur se connecte de nouveau à son compte Facebook pendant cette période, un message lui proposera de restaurer son profil. “Nous voyons une hausse du nombre de personnes qui essayent de se reconnecter une fois le délai de 14 jours passé”, a expliqué le réseau social qui estime que “cette augmentation laisse un choix complet” à ses utilisateurs.

Deux manières de voir cette extension. Avec cette extension du délai de suppression, Facebook permet effectivement d’éviter aux utilisateurs qui souhaiteraient faire machine arrière de perdre leurs données et de devoir tout recommencer. A l’inverse, il augmente également la durée pendant laquelle il conserve toutes les données des utilisateurs qui ont demandé leur suppression.

Scandales en série. Cette augmentation intervient dans une période difficile pour Facebook. Le réseau social doit encore faire face aux conséquences du scandale sur les données personnelles Cambridge Analytica, du nom de cette entreprise britannique accusée d’avoir utilisée frauduleusement les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook. Plus récemment, il a annoncé un piratage concernant 50 millions d’utilisateurs, le premier de cet ampleur en près de 15 ans d’existence. Conséquence : aux États-Unis, plusieurs études montrent qu’un nombre croissant d’utilisateurs suppriment l’application du réseau social de leur smartphone. Pour la première fois depuis de nombreux trimestres, le nombre d’utilisateurs de Facebook en Europe a également baissé entre avril et juin.

Google modifie son application Assistant pour la rendre plus facile à utiliser

La dernière mise à jour de l’application Google Assistant pour Android et iPhone simplifie l’interface de l’assistant intelligent.

Comment combiner la voix et l’écran tactile ? C’est le casse-tête auquel est confronté Google dans l’application de son assistant intelligent Google Assistant sur smartphone. Alors qu’elle avait été largement pensée pour un usage à la voix, après un “Ok Google” pour le déclencher, la moitié des interactions se font par des commandes sur l’écran tactile. Pour rendre cet usage plus simple et pratique, la firme a modifié l’interface de son application. Elle affiche plus d’options directement sur l’écran.

Des commandes visuelles. La majorité des commandes peuvent désormais être gérées depuis un écran tactile. En demandant à Google de changer le niveau de luminosité d’une ampoule connectée, l’application affichera une réglette permettant d’ajuster l’intensité. Si l’utilisateur interroge Assistant sur une ville, un encadré avec une image et les informations essentielles sera aussi présenté. Les évolutions sont similaires pour la météo avec l’affichage des prévisions sur plusieurs jours. De manière générale, Google reprend largement l’interface proposée sur ses enceintes connectées équipées d’écran présentées lors du CES de Las Vegas et attendues en France début 2019.

Des paiements dans l’application. Autre nouveauté : Google autorise désormais les développeurs à enregistrer des paiements directement depuis Assistant. Autrement dit, il sera possible de déclencher des achats simplement avec une commande vocale, comme le propose déjà l’assistant intelligent d’Amazon, Alexa. L’arrivée de cette fonction devrait permettre le développement des abonnements à des services ou à des jeux.

Le 28 septembre dernier, le Panama a fourni à 33 pays, dont la France, 670 rapports sur 337 entités financières, ont indiqué mercredi les autorités du pays. 

Le Panama a commencé fin septembre à procéder à des échanges automatiques d’informations selon les normes de l’OCDE contre la fraude fiscale, a annoncé mercredi le gouvernement panaméen.

Deux jours avant la date limite. “Pour la première fois, un échange automatique d’informations a été effectué”, a déclaré en conférence de presse le directeur général des Finances David Hidalgo. Ce premier échange a été réalisé le 28 septembre dernier, soit deux jours avant la date limite pour que le Panama se mette en règle avec les normes de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), a-t-il précisé. A cette occasion, le Panama a fourni 670 rapports de 337 entités financières, a encore indiqué David Hidalgo.

La France parmi les bénéficiaires de l’échange. Le Panama s’est engagé à échanger des données émanant de ses institutions financières avec 33 pays. Un chiffre que le pays d’Amérique centrale souhaite augmenter dès l’année prochaine. Parmi les bénéficiaires de ces échanges d’informations figurent notamment la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, le Mexique, le Japon, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Australie et l’Inde. “C’est positif de respecter ces normes et nos engagements afin de ne pas figurer sur une liste” noire des paradis fiscaux, a souligné le directeur général des Finances du Panama.

Le FMI demande davantage. De son côté, Alejandro Santos, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), a engagé le Panama à approuver un projet de loi actuellement à l’examen par le Parlement, qui prévoit de sanctionner par cinq années de prison toute évasion fiscale supérieure à 300.000 dollars. “C’est très important, pour démontrer que (le Panama) continue ses progrès pour lutter contre le blanchiment d’argent”, et qu’il évite ainsi d’être inscrit sur une liste noire des paradis fiscaux, a insisté le responsable du FMI.

Le choc des “Panama Papers”. A la suite du scandale d’évasion fiscale des “Panama Papers” en 2016, l’OCDE a accusé le pays centro-américain d’être “le dernier grand bastion” où peuvent se cacher des grandes fortunes. La France a alors inscrit le Panama sur sa liste des paradis fiscaux. L’Union européenne avait fait de même avant de se raviser peu après. Ces mises à l’index ont poussé le Panama à accélérer des réformes de la réglementation de son secteur financier et à adhérer à plusieurs accords de l’OCDE, notamment celui sur l’échange automatique d’informations.

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