Indonésie : le bilan du séisme suivi d’un tsunami monte à 1.234 morts

Au moins 1.234 personnes ont été tuées dans le séisme et le tsunami qui ont frappé l’île indonésienne des Célèbes. 

Le bilan du séisme suivi d’un tsunami  qui a frappé vendredi l’île indonésienne des Célèbes est passé à au moins 1.234 morts, contre 844 lors d’un précédent bilan, a annoncé mardi l’agence de gestion des catastrophes. “A 13h (heure locale) le dernier bilan disponible est de 1.234 morts”, a indiqué Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes au cours d’un point presse.

La catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu, où vivent 350.000 habitants sur la côte occidentale des Célèbes, a aussi fait 61.867 déplacés.

Une situation de crise. Les survivants doivent affronter la faim et la soif. Vivres et eau potable sont rares. Les hôpitaux sont submergés par le nombre de blessés. Des gens crapahutent sur les décombres à la recherche de tout ce qui pourrait être récupérable, d’autres se pressent autour de rallonges électriques dans les quelques bâtiments disposant encore de courant. D’autres encore patientent pour recevoir l’eau, l’argent ou l’essence acheminés par un convoi de l’armée.

191.000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire. L’armée indonésienne dirige les secours mais à la suite d’un appel du président, des ONG internationales ont également dépêché des équipes sur le terrain. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (UNOCHA) a estimé lundi à 191.000 le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont 46.000 enfants et 14.000 personnes âgées. Nombre d’entre elles vivent dans des régions qui ne sont pour l’heure pas au centre des efforts d’aide gouvernementaux.

Italie : arrestation d’un maire pionnier de l’accueil des migrants

Domenico Lucano, maire de Riace, est soupçonné d’avoir organisé des mariages de convenance entre des habitants de son village et des femmes étrangères.

Le parquet de Locri en Calabre, dans le sud de l’Italie, a annoncé mardi l’arrestation de Domenico Lucano, maire de Riace, un village pionnier dans l’accueil des réfugiés dans le sud de l’Italie, soupçonné d’aide à l’immigration clandestine.

Mariages de convenances. Le parquet a ordonné un placement aux “arrêts domiciliaires” contre Domenico Lucano, soupçonné également d’irrégularités dans l’octroi des financements pour le ramassage des ordures de son village, selon un communiqué des autorités judiciaires. Domenico Lucano est accusé d’avoir organisé des mariages de convenance entre des habitants de son village et des femmes étrangères afin de leur obtenir un titre de séjour.

“J’assume la responsabilité”. Le communiqué cite des extraits d’écoutes téléphoniques dans desquelles Domenico Lucano semble effectivement agir, en connaissance de cause, contre la loi en vigueur, qualifiée de “stupide”. “Je vais vous faire la carte d’identité, je suis hors-la-loi, je suis hors-la-loi car pour faire la carte d’identité, je devrais avoir un permis de séjour encore valable. En plus, vous devriez démontrer que vous résidez à Riace, que vous avez une habitation à Riace, (…) J’assume la responsabilité et je vous dis que ça va”, dit-il ainsi à une femme étrangère dans une conversation enregistrée par les enquêteurs, selon le parquet.

“Le mariage, je le célèbre tout de suite”. Dans une seconde conversation citée, il suggère à une Nigériane un mariage de convenance. “Vous savez quelle est selon moi la seule possibilité ? Que vous vous mariiez, comme a fait Stella. Stella a épousé Nazareno, je suis responsable de l’état civil, le mariage avec un citoyen italien, je le célèbre tout de suite”, dit-il.

Pour redonner vie à son village. Dans les années 2000, Domenico Lucano, un maire de gauche, a été l’un des premiers à parier sur l’accueil des réfugiés pour redonner vie à son village de 1.800 habitants. Depuis, des dizaines d’Afghans, Érythréens ou Irakiens se sont installés, repeuplant le village et son école, attirant même le tourisme en rouvrant des ateliers d’artisanat local main dans la main avec des anciens du village. Distingué en 2010 comme troisième “meilleur maire du monde”, cité parmi les 100 personnalités les plus influentes par le magazine Fortune en 2016, Domenico Lucano a inspiré un docu-fiction de Wim Wenders et un téléfilm qui doit être diffusé en février en Italie.

Pyongyang n’échangera pas ses armes nucléaires contre un traité de paix

Mardi, la Corée du Nord a exclu d’échanger ses armes nucléaires contre une déclaration formelle des États-Unis pour mettre fin à la guerre.

La Corée du Nord a exclu mardi d’échanger ses armes nucléaires contre une déclaration formelle des États-Unis pour mettre fin à la guerre. Pendant des décennies, Pyongyang a demandé aux États-Unis de mettre fin à la guerre de Corée (1950-1953) qui s’est arrêtée sur un armistice mais pas sur un traité de paix. La Corée du Nord a toujours considéré que la fin de la guerre contribuerait à une baisse durable des tensions sur la péninsule.

Le mois dernier, lors d’un sommet à Pyongyang avec le président sud-coréen Moon Jae-in, le leader nord-coréen a évoqué la possible fermeture de son complexe nucléaire de Yongbyon, si Washington prenait “des mesures correspondantes”. Mais il n’a donné aucune précision sur ce que devaient être ces mesures. 

Un traité de paix n’est pas “un élément de marchandage”. Mardi, l’agence officielle KCNA a relevé que certains experts américains avaient avancé un possible échange entre une déclaration mettant fin à la guerre et la dénucléarisation. “La fin de la guerre (…) n’est pas un cadeau que quelqu’un fait à quelqu’un d’autre. Et ça ne pourra jamais être un élément de marchandage pour obtenir la dénucléarisation de la RPDC”, a indiqué KCNA en référence au nom officiel de la République populaire et démocratique de Corée. L’agence a indiqué que Pyongyang était prêt à prendre “des mesures comme le désarmement éternel” de son arsenal nucléaire “si les États-Unis prenaient des mesures correspondantes”, mais à nouveau sans donner de détails.

Un remarquable dégel. La péninsule est depuis le début de l’année le théâtre d’un remarquable dégel marqué par trois sommets inter-coréens et par une rencontre historique, en juin, entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump. Pour autant, ce processus n’a débouché que sur très peu de progrès en ce qui concerne l’objectif de la dénucléarisation. Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho a affirmé le mois dernier à la tribune de l’ONU qu’il n’y aurait pas de dénucléarisation unilatérale et que Pyongyang ne renoncerait pas à ses armes nucléaires tant que Washington œuvrerait au maintien de sanctions drastiques contre le Nord.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *