Indonésie : de nombreux détenus s’évadent à la faveur du séisme

Profitant du séisme qui a frappé l’île des Célèbes, en Indonésie, environ 1.200 détenus se sont évadés de trois prisons, a indiqué lundi le gouvernement indonésien.

Jusqu’à 1.200 détenus se sont évadés de trois prisons différentes en Indonésie,profitant du séisme qui a frappé l’île des Célèbes, a annoncé lundi le gouvernement. Une responsable du ministère de la Justice, Sri Puguh Utami, a précisé que ces détenus avaient trouvé le moyen de s’enfuir de prisons surchargées à Palu et Donggala.

“Une question de vie ou de mort”. “Je suis sûr qu’ils se sont évadés parce qu’ils craignaient d’être touchés par le tremblement de terre. C’est évidemment une question de vie et de mort pour les prisonniers”, a-t-elle déclaré. La prison de Donggala a notamment été incendiée et ses 343 détenus sont maintenant en fuite, a-t-elle ajouté. La plupart d’entre eux étaient incarcérés pour corruption ou des délits liés à la drogue.

Au moins 832 morts. Cinq personnes détenues pour des crimes à caractère terroriste avaient été transférées hors de cette prison quelques jours auparavant. Le dernier bilan de ce séisme, suivi d’un tsunami, est d’au moins 832 morts. Les autorités redoutent qu’il soit encore plus lourd, certaines zones n’ayant pas encore été atteintes par les secours.

-Séisme : l’Indonésie fait appel à l’aide internationale

Un séisme, suivi d’un tsunami, a fait vendredi au moins 832 morts en Indonésie. Les autorités appellent à l’aide.

Le gouvernement indonésien a lancé lundi un appel à l’aide internationale à la suite du tremblement de terre suivi d’un tsunami qui a frappé l’île indonésienne des Célèbes, faisant au moins 832 morts.

“Répondre au désastre”. Le président indonésien Joko Widodo “nous a autorisés à accepter l’aide internationale d’urgence pour répondre au désastre”, a déclaré Tom Lembong, un responsable gouvernemental, alors que des dizaines d’agences humanitaires et d’organisations non gouvernementales se sont dites prêtes à apporter une assistance d’urgence après cette catastrophe majeure à laquelle doivent faire face les autorités de Jakarta. Le bilan est désormais supérieur au séismequi avait frappé l’île indonésienne de Lombok en août causant plus de 500 morts. Et les autorités s’attendent à ce que le bilan final soit encore plus lourd alors qu’une vaste partie de la région affectée est encore inaccessible.

Fosse commune. La plupart des victimes ont été recensées à Palu, agglomération de 350.000 habitants sur la côte ouest des Célèbes qui a été secouée vendredi par le fort séisme de magnitude 7,5 puis frappée par un tsunami. Et les nouvelles commencent juste à parvenir de la région de Donggala plus au nord. Une fosse commune a été creusée lundi pour enterrer des centaines de victimes afin de prévenir les risques sanitaires, alors que les sauveteurs mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres.

Course contre la montre pour retrouver des survivants. Sur le terrain, les équipes de recherche mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres. Des sauveteurs tentaient lundi de retrouver des survivants dans les restes de l’hôtel Roa Roa, alors que 50 à 60 personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l’instant deux personnes ont été sauvées sur ce site, selon une source officielle. Les habitants sont nombreux à rechercher leurs proches disparus dans les hôpitaux ou les morgues improvisées.

En plein sur la ceinture de feu. L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Le séisme qui a touché les Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

-Japon : le typhon Trami laisse au moins deux morts et une centaine de blessés

Après le passage de ce puissant typhon sur l’archipel ce week-end, deux personnes sont aussi portées disparues, selon un média japonais.

Le puissant typhon Trami, qui a balayé lors du week-end une grande partie du Japon, a fait au moins deux morts, plus de 120 blessés et provoqué le chaos dans les transports, en particulier lundi matin à Tokyo. Ce 24ème cyclone de l’année en Asie a déversé sur l’archipel des pluies torrentielles et provoqué de violentes rafales de vent allant jusqu’à 216 km/h.

Deux personnes disparues. Selon les autorités locales et la police, deux hommes ont péri, l’un emporté par un glissement de terrain à Tottori et un autre par la crue d’une rivière à Yamanashi, localité située au pied du mont Fuji. Deux personnes étaient en outre portées disparues, d’après la chaîne de télévision publique NHK.

200 avions cloués au sol. Le typhon était reparti vers le large lundi, mais le trafic ferroviaire et aérien restait affecté : 200 avions étaient cloués au sol, au lendemain de l’annulation de plus de 1.000 vols, et des voies ferrées restaient entravées par la chute de poteaux électriques et d’arbres. Dans la capitale fourbue par les vents assourdissants de la nuit, une foule compacte se pressait sur les quais des grandes gares, les passagers qui convergent chaque matin par millions tentant de se faire une place dans des wagons encore plus bondés que d’habitude.

Circulation des trains suspendue. Dimanche soir, les rues de la mégapole tokyoïte avaient été désertées en prévision de l’arrivée de la tempête, qui n’a cependant pas directement touché la ville. Les compagnies ferroviaires avaient pris la décision rarissime de suspendre la circulation des trains à Tokyo, dont le réseau est l’un des plus fréquentés du monde. Le réseau à grande vitesse Shinkansen a également connu des perturbations. Dans l’ensemble du pays, plus de 400.000 foyers étaient toujours privés d’électricité lundi matin.-Le “oui” du référendum en Macédoine salué par les Occidentaux

L’Otan, qui a ouvert la porte à une adhésion macédonienne, a appelé dimanche “tous les dirigeants politiques et les partis à saisir cette occasion historique”

Le “oui” des électeurs en Macédoine à un changement de nom ouvrant la voie à un rapprochement avec l’UE et l’Otan a été salué par les Occidentaux, qui espèrent la fin du conflit entre ce pays des Balkans et la Grèce.

-La saison Nobel 2018 s’ouvre lundi

Après la médecine annoncée lundi matin, suivront la physique mardi, la chimie mercredi, la paix vendredi et l’économie lundi prochain.

La médecine ouvre lundi une saison Nobel 2018 privée de son prix de littérature après son retentissant report, pour la première fois depuis près de 70 ans, par une Académie suédoise en lambeaux. Après la médecine, annoncée à 11h30 à Stockholm, suivront la physique mardi, la chimie mercredi et l’économie lundi 8 octobre. Entre temps à Oslo, le 5, sera dévoilé le lauréat du Nobel de la paix. Chaque prix est doté de 9 millions de couronnes (871.000 euros).

Le Nobel de la paix, un prix ouvert. Pour le prix Nobel de la paix, l’Institut Nobel a reçu cette année 329 candidatures valides, y compris celles avancées par les cinq membres du comité attribuant le prix, eux aussi autorisés à proposer des noms. Celui du président américain Donald Trump a été évoqué pour ses efforts en faveur de la réconciliation sur la péninsule coréenne et sa main tendue au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Mais de l’avis de Dan Smith, directeur de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), récompenser le locataire de la Maison-Blanche serait “inopportun” après son retrait d’accords multilatéraux sur le climat et l’Iran notamment. Le président sud-coréen Moon Jae-in a également été cité. “Prématuré”, poursuit Dan Smith qui rappelle les désillusions après l’attribution du prix de la paix à son prédécesseur Kim Dae-jung en 2000.

Parmi les autres noms avancés figurent le célèbre chirurgien congolais, le Dr Denis Mukwege, et la Yazidie Nadia Murad, qui combattent tous deux les violences sexuelles. Deux agences des Nations unies, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), sont également nommés parmi les favoris, de même que le blogueur saoudien Raif Badawi et des associations de défense des médias et des droits de l’Homme en Russie.

Une Française pour le Nobel de médecine ? Comme chaque année depuis 1901, les spéculations font rage pour départager les prix scientifiques dont le palmarès fait la part belle aux savants américains. Selon la radio publique suédoise SR, le prix de médecine décerné par l’institut Karolinska pourrait aller à deux femmes, la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna, ayant mis au point un outil révolutionnaire de modification du génome, au nom barbare de “CRISPR-Cas9”. D’autres innovations sont citées pour le prix de médecine, dont l’implant cochléaire qui se substitue à l’oreille interne déficiente, et le séquençage du génome qui ne cesse de se perfectionner.

Un éternel favori de 96 ans pour le Nobel de chimie ? Pour le prix de physique, SR avance que l’Académie royale des sciences pourrait par exemple récompenser des travaux sur les boîtes quantiques, des nanostructures de semiconducteurs utilisés dans l’informatique, la composition de cellules photovoltaïques ou encore l’imagerie médicale. Pour le prix de chimie, un éternel favori de 96 ans, John Goodenough, pourrait enfin se voir récompensé pour l’invention des batteries lithium-ion présente dans les smartphones, les ordinateurs et les véhicules électriques.

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