Bill Gates : “L’aide qui vient des pays riches doit aller en priorité aux pays africains”

Pour Bill Gates, interrogé dans la Matinale d’Europe 1 mercredi, les gouvernements et les philanthropes doivent apporter rapidement une aide financière aux pays d’Afrique subsaharienne, particulièrement touchés par la pauvreté.

Un milliard de personnes sont sorties de la pauvreté ces vingt dernières années. Mais la croissance démographique rapide dans les pays les plus pauvres, notamment en Afrique, remet en cause de futurs progrès. C’est le constat qu’a dressé, le 18 septembre dernier, la Fondation de Bill et Melinda Gates, qui a publié son rapport annuel sur les progrès accomplis vers les Objectifs de développement durable fixés par l’ONU pour 2030. 

 Le milliardaire a appelé les pays riches et les philanthropes à orienter leur aide financière vers l’Afrique subsaharienne, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU.

Se concentrer sur l’Afrique subsaharienne. “Les progrès que nous avons faits sont fantastiques, mais la plupart ont été réalisés en Asie. Ce qui était très étonnant quand nous avons établi ce rapport, c’est à quel point l’extrême pauvreté sera concentrée d’ici 2050 sur un seul continent, en Afrique subsaharienne”, a indiqué Bill Gates.

“Je savais que c’était la tendance, mais j’ai été moi-même sidéré : 90 % de l’extrême pauvreté sera là-bas ! C’est comme quand vos bons élèves s’en vont, et qu’il vous reste ceux qui ont les plus grandes difficultés”, déplore le fondateur de Microsoft. Dans le détail, le rapport de la Fondation Bill et Melinda Gates indique que plus de 40% des gens extrêmement pauvres dans le monde seront recensés dans seulement deux pays : la République démocratique du Congo et le Nigeria.

Accord Vatican-Chine : le pape confirme qu’il nommera les futurs évêques chinois

Mardi, le pape François a confirmé qu’il aurait le dernier mot pour nommer des futurs évêques dans la Chine communiste.

Le pape François a confirmé mardi à la presse qu’il aurait le dernier mot pour nommer des futurs évêques dans la Chine communiste, après “un dialogue” bilatéral sur les candidatures. Dans l’avion qui le ramenait d’Estonie à Rome, le souverain pontife argentin a également reconnu que les évêques de l’ancienne Eglise clandestine (qui ne reconnaissaient que l’autorité du pape) risquaient de “souffrir” de l’accord provisoire signé samedi entre le Saint-Siège et la Chine.

Un accord historique. Le Vatican a signé samedi un accord historique avec le régime communiste de Pékin, portant sur l’épineuse question de la nomination des évêques en Chine, au moment même où des églises du pays sont détruites à coups de bulldozer. Les quelque 12 millions de catholiques chinois – très minoritaires dans ce pays de près de 1,4 milliard d’habitants – étaient déchirés depuis des décennies entre une Eglise “patriotique” contrôlée par le régime communiste et une Eglise clandestine qui ne reconnaissait que l’autorité du pape. Aux termes de cet accord qualifié de “provisoire”, le pape François a reconnu sept évêques chinois qui avaient été nommés par Pékin sans son aval, ainsi qu’un huitième évêque à titre posthume. 

“C’est le pape qui nomme”. Le Saint-Siège n’avait toutefois pas divulgué samedi le texte de l’accord et avait évité de détailler le futur processus de nomination des nouveaux évêques. “Ceci n’est pas que des nominations, c’est un dialogue sur des éventuels candidats. La chose se fait par le dialogue. Mais c’est Rome qui nomme. C’est le pape qui nomme. Ceci est clair”, a stipulé mardi le souverain pontife argentin au cours d’une conférence de presse dans l’avion. François a toutefois eu une pensée pour “la résistance, les catholiques qui ont souffert”.

Le Premier ministre japonais Abe se dit ouvert à un sommet avec Kim Jong Un

Un tel sommet porterait sur un sujet sensible pour l’opinion publique japonaise : l’enlèvement de citoyens japonais par la Corée du Nord, a prévenu Shinzo Abe. 

Le Premier ministre du Japon Shinzo Abe s’est dit ouvert mardi à une rencontre avec Kim Jong Un, dans la lignée du sommet historique entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump en juin.

Prêt à “un nouveau départ”. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, Shinzo Abe, qui a longtemps prôné une ligne dure envers le régime de Pyongyang, a assuré être prêt à “un nouveau départ”, qui se traduirait par une rencontre avec Kim Jong Un.

La question délicate des enlevés japonais. Mais, a-t-il prévenu, une telle réunion porterait sur un sujet particulièrement sensible pour l’opinion publique japonaise : l’enlèvement de citoyens japonais par la Corée du Nord dans les années 1970 et 1980. “Pour pouvoir résoudre le problème des enlèvements, je suis également prêt à mettre fin à la méfiance mutuelle avec la Corée du Nord, prendre un nouveau départ et rencontrer en face-à-face le président Kim Jong Un”, a déclaré Shinzo Abe lors de son intervention à l’ONU, en précisant que rien n’était encore en préparation. “Mais si cette rencontre doit avoir lieu, alors je suis déterminé à ce qu’elle contribue au règlement du problème des enlèvements”, a-t-il ajouté.

Déjà des négociations avec Kim Jong Il. La Corée du Nord est accusée d’avoir kidnappé des dizaines de citoyens japonais il y a une quarantaine d’années pour permettre aux espions du régime de se familiariser avec la culture et la langue japonaises. L’ancien Premier ministre japonais Junichiro Koizumi s’était rendu deux fois en Corée du Nord pour rencontrer le père du dirigeant actuel, Kim Jong Il, à ce sujet. En 2002, la Corée du Nord avait avoué l’enlèvement de 13 Japonais. Cinq d’entre eux avaient ensuite été autorisés à rentrer au Japon, Pyongyang affirmant que les huit autres sont morts, mais sans fournir de preuves, ce qui n’avait pas convaincu Tokyo.

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