Pédophilie : le Vatican prive un prêtre chilien de son sacerdoce

Le Vatican a annoncé samedi avoir privé le révérend chilien Cristian Precht de son sacerdoce. Le prêtre est soupçonné d’avoir dissimulé des faits de pédophilie et d’avoir lui-même eu des “conduites abusives à l’égard de majeurs et de mineurs”.

Le Vatican a privé de son sacerdoce le prêtre chilien Cristian Precht, soupçonné d’avoir dissimulé des faits de pédophilie, et déjà sanctionné en 2012 pour conduite abusive envers des mineurs, a annoncé samedi l’archevêché de Santiago.

Un révérend rivé de “l’état clérical”. Le pape François a pris un décret pour priver “de l’état clérical” (…) et démettre “de toutes les obligations liées à l’ordination sacrée” le révérend Cristian Precht Bañados”, a indiqué l’archevêché dans une note. Cristian Precht est considéré au Chili comme une figure emblématique de la défense des droits de l’Homme pendant la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990) qui a fait plus de 3.200 morts.

Déjà sanctionné. En 2012, l’Église catholique chilienne l’avait privé de son sacerdoce pendant cinq ans, après que la congrégation vaticane de la Doctrine de la foi eut vérifié et ratifié une enquête faisant état “d’informations vraisemblables de conduites abusives à l’égard de majeurs et de mineurs”. Récemment, le prêtre avait été accusé par des victimes d’avoir dissimulé des faits d’abus sexuels commis par des religieux au cours des dernières décennies, dans des collèges de la congrégation mariste. 

Une Église chilienne malmenée. L’Église catholique chilienne est en pleine tourmentedepuis la visite du pape en début d’année et la multiplication des enquêtes par la justice – au nombre de 119 – pour agressions sexuelles présumées commises par des membres de l’Église sur des mineurs et des adultes depuis les années 1960.

Au cours d’un voyage au Chili en janvier, le pape François avait d’abord défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les crimes d’un vieux prêtre pédophile. Il avait ensuite changé d’avis et accepté la démission de plusieurs évêques dans le cadre de ce scandale.

Le Dalaï Lama “avait connaissance” d’agressions sexuelles commises par des enseignants bouddhistes

En visite aux Pays-Bas, le Dalaï Lama a reconnu à la télévision publique qu’il “savait déjà” que des enseignants bouddhistes étaient accusés d’agressions sexuelles.

Le Dalaï Lama a affirmé samedi à la télévision publique néerlandaise avoir eu connaissance depuis les années 1990 d’agressions sexuelles présumées commises par des enseignants bouddhistes.

“Je savais déjà ces choses là”. Le chef spirituel tibétain effectuait une visite de quatre jours aux Pays-Bas où il a rencontré vendredi des victimes d’agressions sexuelles présumées commises par des enseignants bouddhistes. Il répondait ainsi à l’appel de douze d’entre elles qui avaient lancé une pétition afin qu’une réunion soit organisée.

Les auteurs de la pétition lancée lundi souhaitaient rencontrer le Dalaï Lama, en pleine tournée européenne, afin de lui faire part de leurs expériences. “Je savais déjà ces choses là, rien de nouveau”, a déclaré le Dalaï Lama samedi soir auprès de la télévision publique néerlandaise NOS. Lors d’une conférence de leaders bouddhistes occidentaux en 1993 à Dharamsala, un village dans le nord de l’Inde, “quelqu’un a mentionné un problème d’allégations sexuelles”, a-t-il indiqué dans une interview en anglais.

Les coupables présumés devraient avoir “honte”. “Nous avons trouvé refuge dans le bouddhisme avec un esprit et un cœur ouverts, jusqu’à ce que nous soyons violés en son nom”, ont dénoncé les victimes dans leur pétition, qui a reçu un millier de signatures. Les personnes qui commettent des agressions sexuelles ne se soucient pas de l’enseignement du Bouddha”, a poursuivi le leader spirituel, ajoutant que les coupables présumés devraient avoir “honte”.

Une prochaine réunion sur ce sujet. Le Dalaï Lama, 83 ans, a toujours dénoncé un tel comportement irresponsable et contraire à l’éthique, a écrit aux victimes Tseten Samdup Chhoekyapa, membre officiel du bureau du chef spirituel. “Il a recommandé d’avertir les enseignants qu’un tel comportement est intolérable et doit cesser”, a-t-il expliqué dans sa lettre en amont de la réunion de vendredi.

Une nouvelle rencontre est prévue en novembre entre tous les leaders spirituels tibétains à Dharamsala, où “ils devraient parler” des allégations d’agressions sexuelles, a suggéré le Dalaï Lama. “Les leaders religieux devraient être plus attentifs” à cette problématique, a-t-il conclu.

États-Unis : après la tempête qui a fait au moins 13 morts, les inondations menacent dans l’est

La tempête Florence a fait au moins 13 morts en Caroline du Nord et Caroline du Sud et menace ces deux États d'”inondations catastrophiques” à cause des très importantes précipitations qu’elle provoque.

La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des“quantités monumentales” de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux.

Au moins 13 morts. La tempête a fait au moins 10 morts en Caroline du Nord, dont huit confirmés par les autorités, parmi lesquels une mère et son bébé, tués dans leur maison par la chute d’un arbre, et trois autres victimes de “crues subites” sur les routes.

Selon les médias américains, dont CNN, le bilan provisoire se monte globalement à 13 morts : outre 10 décès en Caroline du Nord, trois autres ont été recensés en Caroline du Sud, dont une femme de 61 ans tuée vendredi lorsque sa voiture a heurté un arbre couché sur la route.

“Toutes les routes peuvent être inondées”. Les rafales de vent et la pluie diluvienne ont fait d’importants dégâts. De nombreuses routes restaient coupées par des arbres et des poteaux électriques arrachés, ou encore par des crues soudaines. La dépression “déverse des quantités monumentales de pluie”, a mis en garde Roy Cooper, le gouverneur de Caroline du Nord, l’État le plus durement frappé. “Toutes les routes de l’État peuvent être inondées”, a averti le gouverneur. Malgré la levée des ordres d’évacuation sur la côte, “vous n’êtes pas en sécurité en y allant”, a-t-il dit à ses administrés impatients de rejoindre leur domicile.

L’Aquarius repart en Méditerranée centrale, après 19 jours d’escale forcée à Marseille

Le navire affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières a quitté le port de Marseille pour reprendre sa mission de sauvetage de migrants samedi soir.

Après 19 jours d’escale forcée pour retrouver un pavillon, l’Aquarius a quitté Marseille samedi en fin d’après-midi pour la Méditerranée centrale, où il va reprendre sa mission de sauvetage des migrants en perdition, a annoncé SOS Méditerranée.

19 jours d’immobilisation. Le navire, co-affrété avec Médecins sans frontières, devrait mettre trois jours avant d’arriver sur la zone des secours, face à la Libye, a précisé Laura Garel, la porte-parole de l’ONG européenne. L’Aquarius avait dû revenir à quai à Marseille le 27 août, le temps de retrouver une immatriculation officielle après queGibraltar a décidé de le priver de son pavillon.

L’Aquarius 2 bat pavillon panaméen. Face à cette mesure, que Sophie Beau, la directrice générale de l’ONG, avait qualifiée de “manœuvre politicienne”, SOS Méditerranée a entrepris des démarches auprès de Panama. C’est sous ce pavillon et le nouveau nom officiel d'”Aquarius 2″ que le navire est reparti en mer.

SOS Méditerranée reprend ses opérations face à la Libye alors qu’aucun mécanisme pérenne n’a toujours été trouvé permettant à l’ONG de savoir à l’avance dans quel port débarquer les migrants qu’elle sera amenée à secourir. “Il y a urgence”, avait averti Sophie Beau le 6 septembre, en appelant “à un sursaut du couple franco-allemand”, à la veille de la rencontre à Marseille entre le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel.

Un bateau ballotté au gré des ports. Depuis juin et la décision du ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini de fermer les ports de l’Italie aux ONG d’aide aux migrants, l’Aquarius est interdit à Catane, en Sicile, où il acccostait habituellement. Une première fois, en juin, le navire avait été contraint d’aller jusqu’à Valence en Espagne pour permettre à 237 migrants de mettre pied à terre. Puis, en août, c’estdans un port de Malte qu’il avait enfin pu débarquer ses 141 passagers.

Un taux de mortalité bien plus élevé. “Depuis juin, nous avons une très forte recrudescence de la mortalité en mer”, avait accusé Sophie Beau : “Il y a beaucoup moins de départs en 2018 que les années précédentes, mais le taux de mortalité est beaucoup plus élevé. C’est pourquoi il nous faut de manière urgente un mécanisme pérenne, prévisible, pour éviter qu’à chaque fois on recommence cette même saga de marchandages entre les différents pays”. Mais il est toujours “hors de question” pour l’Aquarius de débarquer ses rescapés en Libye, qui ne peut offrir un “port sûr”, comme l’exige le droit maritime international, avait insisté Sophie Beau.

International

États-Unis : plusieurs morts et des habitants piégés par l’ouragan Florence

L’ouragan Florence, rétrogradé en tempête tropicale, continue sa progression sur la côte atlantique des États-Unis, faisant au moins quatre morts. En raison des fortes précipitations, des inondations et des crues importantes sont à craindre.

L’ouragan Florence a fait ses premiers morts sur la côte atlantique des États-Unis, battue par des vents violents et des pluies diluviennes, alors que les autorités s’activaient pour secourir des dizaines d’habitants piégés par la montée des eaux qui se poursuivait samedi.

D’importantes précipitations. Au moins quatre décès ont été confirmés vendredi de sources officielles, les médias américains faisant état d’un cinquième mort. “Nous nous attendons à plusieurs jours de pluie”, a déclaré le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, qui a qualifié les précipitations de l’ouragan d'”événement millénaire”. “Notre priorité désormais est de mettre les gens hors du danger immédiat”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’œil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, vendredi matin, avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le centre national des ouragans (NHC). La Caroline du Sud a également été touchée un peu plus tard.

Des crues et inondations à prévoir. Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradé en tempête tropicale, avec des vents mesurés à 100 km/h, selon le bulletin du NHC.

Des centaines de personnes piégées. La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une “perte importante d’intensité”. En Caroline du Nord, à la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30.000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes.

Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.

Au moins quatre victimes. Les vents violents ont fait plusieurs victimes. La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé. Des pompiers ont œuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc. Une autre femme, malade, est décédée car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux. 

Le gouverneur Cooper a indiqué dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur. Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est décédé dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.

800.000 foyers sans électricité. Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne. Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que “nos secouristes interviennent”, a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema).

Près de 800.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi soir en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence. Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

 Le super typhon Mangkhut frappe les Philippines, au moins deux morts

Avec des vents atteignant 330 km/h, le super typhon Mangkhut a frappé les côtes des Philippines samedi matin, provoquant des pluies torrentielles qui font craindre d’importants dégâts aux autorités. Au moins deux personnes sont mortes, assure la police.

Le super typhon Mangkhut a touché tôt samedi le nord des Philippines, frappé par des vents atteignant les 330 km/h et des pluies torrentielles menaçant plusieurs millions d’habitants, selon les services météo. La police annonce qu’au moins deux personnes sont mortes. 

Des vents légèrement affaiblis. Mangkhut, le typhon le plus violent à toucher cet archipel depuis le début de l’année, s’est abattu dans la nuit sur la côte, vers 01h40 (19h40, heure française vendredi), selon le service météo PAGASA. En traversant la terre vers l’ouest et la Chine, les vents accompagnant le typhon ont toutefois baissé d’intensité et se situaient autour de 185 km/h en matinée. Les autorités philippines avaient auparavant augmenté le niveau d’alerte, redoutant des destructions majeures.

Des habitants partis ou barricadés. Des milliers de personnes ont déjà fui leur logement dans les zones côtières septentrionales d’un pays régulièrement en proie à des désastres naturels. Les habitants et commerçants de Luçon, la principale île des Philippines, qui compte des millions d’habitants, ont barricadé leurs fenêtres et consolidé leurs toits pour éviter qu’ils ne soient arrachés par les vents. Vendredi soir, des arbres avaient été arrachés par de violentes bourrasques à Tuguegarao, une ville du nord de Luçon, où presque tous les commerces étaient fermés et où des patrouilles de police circulaient dans les rues.

Les paysans de la région, qui produit une partie non négligeable du maïs et du riz aux Philippines, se précipitaient pour ramasser des récoltes, celles-ci étant susceptibles de se retrouver sous les eaux.

Des dommages “très importants” attendus. L’agence météorologique gouvernementale a émis une alerte “signal quatre”, le deuxième niveau le plus élevé pour les tempêtes, pour plusieurs provinces septentrionales de cette île. Cette zone est exactement située sur la trajectoire du typhon, d’un diamètre de 900 km, qui a traversé le Pacifique. 

Hong Kong et Taiwan également en alerte. L’Observatoire météorologique de l’ex-colonie britannique de Hong Kong a exhorté à la prudence, expliquant que la tempête ne frapperait pas directement le territoire, mais constituait néanmoins une “menace considérable” pour les côtes méridionales de la Chine, avant de se diriger vers le nord du Vietnam. Les services météo de Taïwan ont prédit que la tempête serait la plus proche de l’île samedi, causant de fortes pluies sur le sud et l’est, mais ont souligné qu’il était peu vraisemblable que cette île soit directement touchée.

 Plusieurs indices d’un “effet Kaepernick” favorable à Nike

Malgré quelques contestations sur les réseaux sociaux, le choix du footballeur américain controversé Colin Kaepernick comme nouveau visage de Nike semble avoir eu des effets positifs sur les ventes de la marque à la virgule.

Des records en Bourse et un bond des ventes en ligne sont autant d’indices qui laissent à penser que Nike a réussi son pari en choisissant Colin Kaepernick, le très controversé footballeur américain, pour incarner sa dernière campagne de pub.

Un choix risqué. La marque à la virgule avait déclenché un tollé début septembre en révélant le choix de l’ancien quarterback des 49ers de San Francisco pour célébrer le 30ème anniversaire de son slogan emblématique : “Just Do It”. Le joueur – qui n’a plus de club – avait pris pour habitude de mettre un genou à terre pendant l’hymne national pour dénoncer les violences racistes. Les conservateurs y ont vu un affront au pays et le président Trump s’est saisi de l’affaire.

Un titre au beau fixe. Mais, loin de suivre les appels au boycott les investisseurs ont continué à parier sur la marque. Le titre Nike a ainsi clôturé vendredi à 83,49 dollars (+0,02%), un niveau jamais atteint depuis son introduction en Bourse en 1980. Le titre a enchaîné cinq séances de hausse et trois records historiques de suite, suscitant jeudi un tweet admiratif de la star américaine de basket-ball, LeBron James. La progression du cours de Bourse s’inscrit toutefois dans une tendance plus longue : le cours de l’action a pris 34% depuis le début de l’année.

Des chiffres à prendre avec prudence. La stratégie semble également gagnante du côté des ventes en ligne, malgré quelques vidéos spectaculaires sur les réseaux sociaux montrant des clients, outrés par le choix de Kaepernick, brûlant leurs chaussures ou découpant la virgule sur leurs vêtements de sport.

De nombreux observateurs appellent pour le moment à rester prudents sur ces chiffres qui montrent un bond de 31% des ventes en ligne entre le dimanche 2 septembre, la veille de la publicité et d’un jour férié aux États-Unis, et le mardi 4 septembre, d’après les chiffres de la société Edison Trends. Ces ventes sont ensuite revenues le dimanche suivant “à peu près au niveau où elles étaient avant la publicité”, ajoute la société, alors qu’elles avaient nettement reculé l’an dernier à la même période.

Plus de ventes dans les États perçus comme à gauche. Fait intéressant d’après Edison Trends, les ventes se sont accélérées dans des États perçus comme plus à gauche, à l’instar du Maryland, du New Jersey, et du Delaware, tandis que des baisses ont été notées dans des régions plus conservatrices, Idaho, Wyoming et Montana notamment. Cette campagne était “risquée” mais “absolument” justifiée, a assumé Larry Miller, le président de la marque Jordan, filiale de l’équipementier sportif.

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