La mission palestinienne à Washington ferme ses portes en espérant un retour rapide

Hossam Zomlot, qui faisait office d’ambassadeur palestinien aux États-Unis, a dénoncé jeudi une décision “malheureuse et vindicative” de la part de l’administration Trump. 

La mission diplomatique palestinienne à Washington, dont le gouvernement de Donald Trump a ordonné la fermeture, a cessé ses activités jeudi en espérant que ce “triste moment” ne soit qu’une brève parenthèse.

Un drôle d’anniversaire. “Aujourd’hui, c’est le délai qu’ils nous ont donné” pour fermer, a déclaré le représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hossam Zomlot, dans une vidéo sur Facebook adressée au “grand peuple américain”. Hasard du calendrier ou choix symbolique, la date choisie par le gouvernement américain pour cette fermeture coïncide avec le 25ème anniversaire de la signature, à la Maison-Blanche, des accords d’Oslo entre les deux dirigeants de l’époque, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le chef de l’OLP Yasser Arafat.

Une décision “malheureuse”. Hossam Zomlot a dénoncé une décision “malheureuse et vindicative”. “L’administration Trump ne nous a donné que deux choix : perdre notre relation avec elle ou perdre nos droits en tant que nation. Notre président, nos dirigeants et le peuple palestinien ont choisi nos droits”, a expliqué celui qui faisait office d’ambassadeur palestinien aux États-Unis. Se disant “extrêmement attristé par la situation actuelle”, il a lancé aux “millions d’Américains qui ont été et continuent d’être les amis de la Palestine” : “que ce triste moment soit bref afin que nous puissions redevenir rapidement un symbole et l’illustration de la relation historique entre Palestiniens et Américains”.

Les contacts avec l’administration gelés. Le département d’Etat américain a annoncé lundi sa décision de fermer le bureau de représentation de l’OLP, accusant les dirigeants palestiniens de refuser de parler à l’administration Trump et d’engager des négociations de paix avec Israël. L’Autorité palestinienne a gelé tout contact avec le gouvernement américain depuis que le président Trump a reconnu, en décembre, Jérusalem comme capitale d’Israël. Washington a ensuite multiplié les mesures spectaculaires, coupant notamment l’essentiel de son aide aux Palestiniens.

– Alaska : le Pentagone proteste contre un survol de bombardiers russes

Les deux bombardiers stratégiques, escortés par deux chasseurs russes Su-35, ont pénétré dans l’espace aérien situé à l’ouest de l’Alaska mercredi. Ils ont été “identifiés visuellement et interceptés” par deux chasseurs américains.

Le Pentagone a protesté jeudi contre le survol de la zone aérienne de défense nord-américaine par deux bombardiers russes la veille, estimant qu’il n’avait pas été mené dans le cadre des manœuvres militaires russes Vostok-2018.

Des avions “identifiés et interceptés”. Deux bombardiers russes ont été interceptés dans la nuit de mardi à mercredi dans l’espace aérien international situé à l’ouest de l’Alaska par des chasseurs américains, qui les ont suivis jusqu’à ce qu’ils sortent de la zone d’identification de la défense aérienne.

Les deux bombardiers stratégiques à hélices de modèle Tu-95 “Bear”, escortés par deux chasseurs russes Su-35, ont été “identifiés visuellement et interceptés” par deux chasseurs F-22 du Norad, basés en Alaska, a précisé mercredi le commandement de la sécurité aérienne des États-Unis et du Canada (Norad) dans un communiqué. 

Pas d’entrée dans l’espace aérien nord-américain. Les avions russes sont restés dans l’espace aérien international et n’ont à aucun moment pénétré l’espace aérien américain ou canadien, ajoute le Norad qui défend indifféremment les espaces aériens des États-Unis et du Canada. “Nous ne considérons pas que ceci soit une partie intégrante de Vostok [des exercices militaires russes se déroulant dans l’Extrême-Orient russe] bien que cela y soit très lié”, a indiqué le général Terrence O’Shaughnessy, commandant du Norad.

“Nous ne perdons pas notre capacité à nous défendre”. Mais au moment où l’armée américaine se mobilise pour répondre aux dégâts attendus au passage de l’ouragan Florence, “nous maintenons pleinement notre capacité à répondre” à toute agression, a souligné le général O’Shaughnessy, qui dirige également le Commandement américain pour l’Amérique du Nord. “Nous ne perdons pas notre capacité à nous défendre”, a-t-il poursuivi au cours d’une conférence de presse consacrée au dispositif mis en place par le Pentagone pour assister la population après le passage de Florence.

 Nike défend sa campagne publicitaire avec Kaepernick, “risquée” mais justifiée

L’ancien joueur de football Colin Kaepernick avait lancé en 2016 un mouvement de boycott de l’hymne américain, en posant un genou à terre, pour dénoncer les violences policières visant les afro-américains. 

La récente campagne publicitaire de Nike avec Colin Kaepernick, joueur de football américain (NFL) figure du mouvement “Black Lives Matter”, était “risquée” mais “absolument” justifiée, a assumé jeudi Larry Miller, le président de la marque Jordan, filiale de l’équipementier sportif.

L’ancien quaterback des San Francisco 49ers est à l’origine d’un mouvement de boycott de l’hymne américain, lancé en 2016 pour dénoncer les violences policières visant la population noire. “Ce qu’il faut retenir, c’est que Colin Kaepernick est un grand athlète qui donne de l’inspiration et il a utilisé sa notoriété pour servir une cause en laquelle il croit”, a dit Larry Miller, interrogé à Paris lors de la présentation d’un partenariat avec le PSG. “Soutenir cette position, c’est absolument ce que Nike doit faire et, pour cela, nous allons continuer à chercher des moyens de soutenir nos athlètes”, a-t-il développé.

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