Washington menace de sanctions les juges de la CPI s’ils poursuivent des Américains

Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, a mis en garde la juridiction de poursuites si elle menait une enquête contre des militaires américains.

Washington hausse le ton face à la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis ont menacé lundi de sanctions les juges et procureurs de la juridiction s’ils s’en prennent à des Américains, à Israël ou à d’autres alliés de Washington.

Une institution “carrément dangereuse”. “Nous allons interdire à ces juges et procureurs l’entrée aux États-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire”, a mis en garde le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, dans une attaque sans précédent contre la CPI. 

Devant la Federalist Society, une organisation conservatrice de Washington, il a accusé la juridiction internationale chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l’humanité, dont Washington n’est pas membre, d’être “inefficace, irresponsable et carrément dangereuse”. Il a dénoncé la possibilité d’une enquête contre des militaires ayant servi en Afghanistan.

Corée du Nord : Trump a reçu une lettre de Kim qui souhaite un nouveau sommet

Selon la lettre reçue par le président américain, Kim Jong Un souhaite organiser “une nouvelle rencontre”, après le sommet historique du 12 juin à Singapour. 

Donald Trump a reçu une lettre “très chaleureuse” et “très positive” de Kim Jong Un, dans laquelle le dirigeant nord-coréen souhaite organiser “une nouvelle rencontre” avec le président des États-Unis, a annoncé lundi la Maison-Blanche.

La Russie étale sa puissance militaire avec de gigantesques manœuvres

 300.000 soldats, 36.000 véhicules, 1.000 avions et 80 navires participent à partir de mardi aux plus grandes manœuvres militaires de l’histoire de la Russie.

Près de 300.000 hommes, toutes les composantes de l’armée impliquées et des soldats chinois en soutien : la Russie lance mardi les plus vastes manœuvres militaires de son histoire, dénoncées par l’Otan comme la répétition d’un “conflit de grande ampleur”.

Poutine assistera aux opérations. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole, baptisé “Vostok-2018” (Est-2018), continuera jusqu’au 17 septembre en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe. Vladimir Poutinedevrait y assister, dans un contexte de tensions persistantes avec les Occidentaux, entre crise ukrainienne, conflit en Syrie et accusations d’ingérence dans la politique occidentale.

Aux yeux de l’armée russe, cette démonstration de force est similaire à “Zapad-81” (Ouest-81) qui, il y a près de 40 ans, avait mobilisé entre 100.000 et 150.000 soldats du pacte de Varsovie en Europe orientale, les plus grandes manœuvres jamais organisées à l’ère soviétique.

“Il y aura comme un air de Zapad-81, mais en plus imposant d’une certaine manière”, se félicitait d’ailleurs fin août le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, détaillant le contingent attendu : 300.000 soldats, 36.000 véhicules, 1.000 avions et 80 navires.

L’Otan s’inquiète d’une “Russie plus sûre d’elle”. Tout le répertoire moderne de l’armée russe sera de la partie : des missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90 ou les récents avions de combats Su-34 et Su-35. En mer, la flotte russe déploiera plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr, qui ont fait leurs preuves en Syrie.

Sans surprise, l’Otan a dénoncé ses manoeuvres. “Cela s’inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment: une Russie plus sûre d’elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire”, a indiqué un porte-parole de l’Alliance, Dylan White.

Depuis 2014 et la grave dégradation des relations entre Moscou et l’Occident, la Russie a multiplié les exercices militaires d’ampleur, du Caucase à la Baltique et jusqu’en Arctique, tout en dénonçant l’expansion à ses frontières de l’Otan, menace fondamentale pour sa sécurité selon la nouvelle doctrine militaire russe adoptée la même année.

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