McDonald’s ferme plusieurs de ses restaurants au Venezuela

La presse locale et des clients ont rapporté que sept restaurants ont fermé, quatre à Caracas et trois en province. 

McDonald’s a fermé “un petit nombre” de ses restaurants au Venezuela, pays qui traverse une grave crise économique, a déclaré samedi la société Arcos Dorados, plus grand franchisé au monde de la chaîne de fast-food américaine.

“Nous continuons à adapter nos activités à la dynamique des marchés sur lesquels nous sommes présents. Selon cette dynamique et cette adaptation, nous avons récemment fermé un petit nombre de restaurants”, a indiqué dans un communiqué envoyé à l’AFP la filiale argentine, qui regroupe un grand nombre de franchises McDonald’s en Amérique latine. Arcos Dorados n’a pas précisé le nombre de restaurants fermés.

La presse locale et des clients ont rapporté que sept restaurants ont fermé, quatre à Caracas et trois en province. Arcos Dorados a précisé dans son communiqué qu’il ne s’agissait pas de “fermeture de franchises” et a souligné qu’à l’heure actuelle il y a “plus de 120 restaurants” opérant au Venezuela. La crise économique est telle que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une inflation de 1.000.000% pour 2018 au Venezuela.
Un “plan de relance” a été présenté par le président Nicolas Maduro, avec notamment le lancement de nouveaux billets amputés de cinq zéros et leur dévaluation de 96% parallèlement à l’augmentation du salaire minimum de 3.400%.

-Selon Bush et Obama, John McCain a fait d’eux de “meilleurs” présidents

ans son discours, Barack Obama a salué un homme avec lequel il partageait, malgré leurs différences, des “idéaux pour lesquels des générations entières d’Américains et d’immigrés se sont battus”. 

Mort le 25 août à 81 ans après un an de lutte contre un cancer du cerveau, John McCain a eu droit samedi à des funérailles dignes du président qu’il n’a jamais été. Ceux qui l’avaient battu dans la course à la Maison-Blanche étaient là, George W. Bush etBarack Obama, qui ont d’ailleurs affirmé que le sénateur décédé avait fait d’eux de “meilleurs” présidents.

John McCain “a fait de nous de meilleurs présidents, comme il a rendu le Sénat meilleur, comme il a rendu le pays meilleur”, a affirmé Barack Obama lors des funérailles du vétéran de la politique et héros du Vietnam, dans la cathédrale de Washington. “Il m’a aussi rendu meilleur”, avait dit plus tôt George W. Bush en rappelant comment une profonde amitié s’était nouée après la difficile bataille de la primaire républicaine de 2000.

Un Donald Trump absent de la cérémonie… “C’est son dernier coup ! Il voulait nous faire dire des choses gentilles sur lui devant une audience nationale”, a plaisanté Barack Obama ,qui en a aussi profité pour faire une allusion à peine voilée au grand absent de la cérémonie : Donald Trump. John McCain le méprisait et n’en voulait pas à ses obsèques. “Tant d’attitudes politiques sont agressives et basses, pleines de grandiloquences et d’insultes”, a ainsi lancé l’ancien président démocrate. “[Ces attitudes politiques] prétendent traduire le courage et la force, mais en fait elles trahissent la peur. John nous a demandé d’être plus grands que ça”. 

.. mais présent dans les discours, sans jamais être nommé. Donald Trump, jamais mais nommé mais toujours présents dans les discours et notamment dans celui de Meghan McCaine, la fille du sénateur républicain, qui a détourné le slogan de Trump “Make America great again”. “Nous sommes ici pour faire le deuil de la grandeur américaine, la vraie, pas la rhétorique minable d’hommes qui ne seront jamais à la hauteur des sacrifices qu’il a fait”, a-t-elle dit. “L’Amérique de John McCain n’a pas besoin qu’on lui rende sa grandeur, parce-que l’Amérique a toujours été grande”. 

L’Égypte se dote d’une loi autorisant une surveillance étroite des réseaux sociaux

Selon cette loi, votée par le parlement en juillet, toute personne ayant plus de 5.000 abonnés en ligne pourra être surveillée par les autorités. 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promulgué une loi portant sur la réglementation de la presse et des médias, qui va permettre de surveiller étroitement certains comptes d’utilisateurs de réseaux sociaux, a rapporté samedi le journal officiel. Selon cette loi, votée par le parlement en juillet, toute personne ayant plus de 5.000 abonnés en ligne – sur un site personnel, un blog ou les réseaux sociaux – pourra être surveillée par les autorités.

Une loi controversée de “lutte contre la cybercriminalité”. Le Conseil supérieur de régulation des médias, connu pour ses diatribes contre les médias étrangers et les programmes télévisés jugés trop connotés sexuellement, sera autorisé à suspendre ou bloquer ces sites ou comptes s’il juge qu’ils “publient ou diffusent de fausses nouvelles” ou “incitent à violer la loi, à la violence ou à la haine”. A la mi-août le président avait promulgué une loi controversée de “lutte contre la cybercriminalité”.

Possibilité de bloquer un site qui constitue “une menace pour la sécurité nationale”. En vertu de cette loi, les autorités peuvent bloquer, par l’intermédiaire d’un juge, tout site dont le contenu constitue “une menace pour la sécurité nationale” ou pour “l’économie nationale”. Plus de 500 sites d’informations ou d’ONG sont actuellement bloqués en Égypte, selon l’Association pour la liberté de pensée et d’expression (AFTE), basée au Caire. La nouvelle loi prévoit aussi une peine de prison d’un an et une amende de 50.000 à 100.000 livres égyptiennes (environ 2.440 à 4.885 euros) pour “toute personne qui accède délibérément ou par erreur, et sans raison valable, à un site, un compte privé ou un système informatique dont l’accès est interdit”.

Une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans. Au moins deux ans d’emprisonnement et 100.000 livres égyptiennes d’amende (4.885 euros) sont également encourus par “tous ceux qui créent, dirigent ou utilisent un site ou un compte privé dans le but de commettre ou faciliter la commission de crimes punis par la loi”. Plusieurs internautes et blogueurs, critiques du gouvernement ou connus pour leurs commentaires ou dessins satiriques, ont récemment été arrêtés et placés en détention. Les autorités leur reprochent d’appartenir à des “groupes interdits” et de diffuser des “fausses nouvelles”.

Les autorités affirment vouloir lutter contre le “terrorisme”. En juillet, l’Organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International avait affirmé que ces lois, alors encore à l’état de projet, portait atteinte à la liberté d’expression. Dans un contexte sécuritaire et économique tendu, les autorités affirment de leur côté vouloir lutter contre le “terrorisme” et tout ce qui nuit, selon elles, aux “intérêts du pays”.

Brésil : la majorité des juges du Tribunal Supérieur Électoral invalide la candidature de Lula à la présidentielle

Le parti des Travailleurs, fondé par Lula dans les années 1980, a aussitôt annoncé qu’il allait mettre tous les moyens à sa disposition pour contourner cette décision.

La majorité des juges du Tribunal Supérieur Électoral (TSE) du Brésil, quatre sur sept au total, a invalidé la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle du 7 octobre. Sauf coup de théâtre – les juges pouvant revenir sur leur décision après le vote des deux derniers magistrats – l’ex-président Lula, 72 ans, favori des sondages mais incarcéré depuis avril pour corruption, ne pourra pas briguer un troisième mandat.

La “violence” des juges contre Lula. Le parti des Travailleurs (PT) de Lula va “lutter par tous les moyens pour garantir sa candidature” à la présidentielle du 7 octobre, a annoncé dans la foulée la formation de gauche après la disqualification de l’ex-président. Sans même attendre le vote du dernier des sept juges, le PT a dénoncé “la violence commise” par le TSE contre l’égérie de la gauche brésilienne et annoncé qu’il allait “présenter tous les recours devant les tribunaux pour que soient reconnus les droits de Lula prévus dans la loi et les traités internationaux ratifiés par le Brésil”.

La loi “Casier propre”. “Nous allons défendre Lula dans les rues, avec le peuple, parce que Lula est le candidat de l’espoir”, a écrit la direction du PT dans son communiqué. “C’est un mensonge de dire que la loi Ficha Limpa (“Casier propre”) empêche la candidature de toute personne ayant été condamnée en seconde instance”, poursuit le parti, invoquant 145 candidats aux municipales de 2016 dans le cas de Lula et dont plus de la moitié ont été élus. “C’est un mensonge de dire que Lula ne peut pas participer à une élection parce qu’il est prisonnier”, ajoute le PT, cofondé par Lula dans les années 1980.

Les appels de l’ONU. Le parti invoque également la recommandation du Comité des droits de l’Homme de l’ONU qui a récemment appelé le Brésil à autoriser Lula à participer à l’élection présidentielle tant que tous ses appels en justice n’auront pas été examinés. “Le Brésil à une obligation de se soumettre” à la décision du Comité, assure le parti.

Aléna : pas d’accord, reprise des négociations la semaine prochaine

Les Etats-Unis, le Mexique et le Canada renégocient depuis un an les termes d’une version modernisée de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Les négociateurs canadiens et américains se sont quittés vendredi à Washington sans accord sur une version modernisée de l’Aléna, mais reprendront les discussions la semaine prochaine. “L’équipe de l’USTR va rencontrer la ministre (canadienne, ndlr) Freeland et ses collègues mercredi prochain”, a déclaré dans un communiqué Robert Lighthizer, le représentant américain au commerce (USTR).

“Nous reprendrons les négociations la semaine prochaine”, a confirmé une source gouvernementale canadienne proche des négociations. “Les discussions ont été constructives et nous avons fait des progrès. Nos négociateurs continuent de travailler à un accord”, a fait valoir Robert Lighthizer.

Un accord avec le Mexique. Washington, Mexico et Ottawa renégocient depuis un an les termes d’une version modernisée de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) liant depuis 1994 les économies de leurs pays. Le président américain Donald Trump, qui juge “désastreux” l’Aléna et avait imposé unilatéralement sa renégociation, avait fixé comme date butoir vendredi pour trouver un compromis sur une version révisée du traité commercial.

Washington et Mexico s’étaient, eux, entendus dès lundi sur toute une série d’aménagements du traité.

Hécatombe de dauphins et de phoques sur les côtes américaines

La mort de 48 dauphins sur les côtes du sud-ouest de la Floride au cours de l’été pourrait être imputées à la microalgue Karenia brevis, selon les premières analyses.

Des dizaines de dauphins et des centaines de phoques se sont échoués ces deux derniers mois sur les plages de Floride et du nord-est des Etats-Unis, ont annoncé vendredi les autorités américaines. Deux enquêtes ont été ouvertes pour comprendre l’origine de ces hécatombes distinctes de plusieurs milliers de kilomètres, a annoncé l’administration océanique et atmosphérique nationale (NOAA).

La marée rouge en cause. Au total, 48 dauphins morts et un vivant ont été retrouvés sur les côtes du sud-ouest de la Floride entre le 1er juillet et le 30 août, selon la NOAA, ainsi que des centaines de tonnes de poissons morts. La cause est une “marée rouge” apparemment causée par la microalgue Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique, surtout présent dans le Golfe du Mexique, qui produit une neurotoxine.

Habituellement, le nombre de dauphins échoués dans la région est de trois ou quatre par mois. Les autopsies réalisées sur dix dauphins ont confirmé la présence de Karenia brevis, ce qui montre que les morts “sont probablement liées à la marée rouge”, a dit Teri Rowles, responsable d’un programme de la NOAA sur la santé des mammifères marins, lors d’une conférence téléphonique avec la presse.

Une épizootie chez les phoques. Beaucoup plus au nord, sur les côtes du Maine, du New Hampshire et du nord du Massachusetts, une épizootie d’une maladie infectieuse frappe les phoques. Depuis juillet, 599 cas de phoques échoués, dont 462 morts, ont été dénombrés, auxquels s’ajoutent probablement des centaines de cas non confirmés, selon Teri Rowles. Certains des phoques étaient contaminés par un virus de la grippe aviaire ou un autre virus similaire à la maladie de Carré canine, également appelée “peste des phoques”, qui avait décimé les phoques de la mer du Nord en 2002, notamment. Les autorités ne veulent pas encore conclure sur les raisons de la mort des phoques en si grand nombre. C’est l’une des raisons pour lesquelles elles ont lancé des investigations.

Prévenir les risques de contamination aux hommes. Il est conseillé aux touristes, avant un week-end de trois jours qui marque aux Etats-Unis la fin traditionnelle de l’été, de ne pas s’approcher des animaux morts sur les plages, afin d’éviter toute contamination sur eux-mêmes ou leurs animaux de compagnie. Bien que les souches de virus ne soient pas identifiées, “nous partons du principe que tout virus de la grippe a le potentiel de (passer des animaux aux hommes), jusqu’à preuve du contraire”, a dit Michele Walsh, vétérinaire du département de l’Agriculture de l’État du Maine. 

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