Afrique : les conflits ont peut-être tué 5 millions d’enfants

Selon une étude publiée vendredi, les conséquences des nombreux conflits africains se font sentir “pendant de nombreuses années et sur de vastes zones”.

Les conflits armés sur le continent africain, et les maladies et la faim qui en découlent, ont peut-être causé la mort de 5 millions d’enfants  de moins de 5 ans entre 1995 et 2015, selon une étude publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet. Parmi ceux-ci, environ trois millions étaient des nourrissons âgés de 12 mois ou moins, soit trois fois plus que les personnes directement tuées dans un conflit sur le continent.

Les données de 15.441 conflits passées au crible. L’étude ne s’appuie pas sur un effectif réel, mais a comparé les données concernant 15.441 conflits dans lesquels près d’un million de personnes sont mortes, selon des chercheurs. Ils ont utilisé ces données pour calculer le risque qu’un enfant meure dans un rayon de 100 kilomètres d’un conflit armé et jusqu’à huit ans après. Ils ont ensuite estimé le nombre de décès d’enfants attribués aux nombreuses guerres en Afrique.

Les estimations précédentes dépassées. Le chiffre de cinq millions est beaucoup plus élevé que les estimations précédentes, indiquent les auteurs, le Dr Eran Bendavid de l’Université de Stanford et ses collègues. “Des conflits armés plus fréquents et plus intenses que sur tout autre continent, se sont produits en Afrique au cours des 30 dernières années”, écrivent-ils.

Des conséquences “sur de nombreuses années”. “Cette analyse montre que les effets des conflits armés vont au-delà de la mort de combattants et de la dévastation physique : les conflits armés augmentent considérablement le risque de décès de jeunes enfants pendant une longue période”. En plus de blesser directement des enfants, les conflits contribuent à la mort et au retard de croissance “pendant de nombreuses années et sur de vastes zones”, a déclaré l’équipe.

Ceci est le résultat de soins médicaux interrompus pour les femmes enceintes et les nouveau-nés, la propagation des maladies à mesure que les services sanitaires et les réseaux d’eau s’effondrent, du manque de médicaments et de la malnutrition  qui survient lorsque les vivres sont épuisés.

 Washington pourrait envoyer des djihadistes de l’EI à Guantanamo

Alors qu’aucun nouveau prisonnier n’est arrivé à Guantanamo depuis 2008, des membres du groupe État islamique “de grande valeur” pourraient y être enfermés indéfiniment, affirme la chaîne américaine NBC jeudi. 

L’administration Trump envisage d’envoyer des membres du groupe État islamique, y compris deux djihadistes britanniques de la cellule dite des “Beatles”, dans le centre de détention militaire de Guantanamo, a affirmé jeudi la chaîne NBC.

Des djihadistes emprisonnés indéfiniment ? Cette prison implantée dans une enclave américaine sur l’île de Cuba pourrait être utilisée pour enfermer indéfiniment certains combattants étrangers de “grande valeur” capturés en Irak et en Syrie, tandis que des détenus de moindre envergure dont les pays d’origine ne veulent pas seraient envoyés dans une prison gérée par les Irakiens, a avancé la chaîne américaine, citant des responsables américains et des diplomates étrangers non identifiés.

Selon NBC, Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh – deux survivants d’une unité de quatre hommes ayant enlevé des journalistes étrangers et torturé et décapité certains prisonniers – pourraient faire partie des djihadistes transférés à Guantanamo. Ils avaient été surnommés “The Beatles” par leurs captifs, à cause de leur accent britannique.

Aucun nouveau prisonnier depuis 10 ans. De tels transferts vers Guantanamo marqueraient un virage dans la politique américaine : le centre de détention, qui a compté au maximum 780 prisonniers, n’a eu aucun nouvel arrivant depuis 2008. Il ne reste actuellement plus que 40 prisonniers, dont plusieurs personnages importants d’Al-Qaïda accusés d’avoir notamment pris part aux attentats du 11-Septembre aux États-Unis.

Guantanamo comme une option. La commandante Sarah Higgins, une porte-parole du Pentagone, a affirmé que “personne n’a été identifié à ce stade pour être transféré à Guantanamo”. “Le centre de détention de Guantanamo Bay est une option à disposition pour l’emprisonnement à long terme des combattants ennemis”, a-t-elle ajouté. “D’autres options incluent le transfert vers d’autres partenaires étrangers et des poursuites devant la justice aux États-Unis”. L’armée américaine a récemment rapatrié deux citoyens américains arrêtés en Syrie, dont les dossiers ont été orientés vers la justice ordinaire qui devrait les juger pour soutien au groupe État islamique.

-Commerce : l’UE répliquera à d’éventuelles taxes automobiles américaines

Face à la menace de Donald Trump d’appliquer de nouvelles taxes sur les importations d’automobiles européennes, l’UE fera de même pour les véhicules américains, a annoncé Jean-Claude Juncker vendredi.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré vendredi que l’Union européenne riposterait à d’éventuelles taxes automobiles américaines, alors que le cessez-le-feu commercial conclu en juillet entre Washington et Bruxelles semble à nouveau menacé.

De nouvelles taxes sur les voitures américaines ? Si le président américain Donald Trump renforce les droits de douane contre les importations d’automobiles européennes, comme il a menacé de le faire jeudi auprès de l’agence Bloomberg, “alors nous le ferons aussi”, a annoncé Jean-Claude Juncker à la chaîne allemande ZDF.

“Nous sommes convenus avec le président Trump d’une sorte de cessez-le-feu en ce qui concerne les nouvelles taxes sur les voitures”, a expliqué le chef de l’exécutif bruxellois, rappelant son déplacement fin juillet à Washington pour tenter d’endiguer les sanctions commerciales croisées entre Europe et États-Unis. “Comme cela peut arriver avec les trêves, elles sont parfois en danger, mais elles sont respectées”, a insisté Jean-Claude Juncker.

Trump a remis en péril le cessez-le-feu. Mais le président américain a ravivé jeudi les craintes d’escalade de la guerre commerciale en déclinant auprès de Bloomberg l’offre de l’Union européenne de renoncer de part et d’autre aux droits de douane sur les importations d’automobiles. “Leurs consommateurs ont l’habitude d’acheter leurs voitures, pas d’acheter nos voitures”, a souligné Donald Trump, qui s’est souvent dit irrité par le fait de voir des Mercedes dans les rues de New York.

La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström avait affirmé jeudi que Bruxelles était prête à “réduire à zéro” les droits de douane sur les automobiles américaines, mais à condition que “ce soit réciproque”, devant une commission au Parlement européen. L’échec de cette issue possible ramène aux menaces de Donald Trump au printemps, qui envisage d’imposer une taxe de 25% sur les voitures importées et a demandé au ministère du Commerce de se pencher sur la question

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