Des centaines de tortues trouvées mortes dans le Pacifique mexicain

Les autorités environnementales mexicaines ont trouvé 300 tortues flottant mortes dans les eaux mexicaines du Pacifique, victimes de filets de pêche interdits. 

Les autorités environnementales mexicaines ont fait une triste découverte. Elles ont trouvé 300 tortues de l’espèce golfina menacée d’extinction, flottant mortes dans les eaux mexicaines du Pacifique, a rapporté jeudi le parquet fédéral chargé de la protection de l’Environnement.

“Filets de pêche interdits”. “Elles sont mortes noyées il y a environ huit jours car elles étaient immobilisées dans des filets de pêche interdits d’environ 120 mètres de long”, a ajouté le parquet. Les cadavres “étaient dans un état avancé de décomposition”, a-t-il précisé. Pour éviter tout risque de contamination, “les tortues marines ont été enterrées dans deux fosses”.

Commerce illégal. Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit. Le 17 août, le gouvernement mexicain a signalé que 122 tortues avaient été trouvées mortes sur des plages de l’État de Chiapas. Environ 10% des cadavres portaient des signes de coups à la tête et sur la carapace.

Les peines pour le trafic de produits émanant de tortues marines peuvent aller jusqu’à neuf ans de prison. Néanmoins, un commerce illégal d’œufs persiste, certains leur attribuant des propriétés aphrodisiaques.

 

L’Arizona dit adieu au sénateur John McCain

L’Arizona a rendu un vibrant hommage à son ancien sénateur, décédé samedi à l’âge de 81 ans. 

L’Arizona a fait ses adieux mercredi à son sénateur John McCain. “Il a consacré sa vie au service de son pays”, a déclaré Jon Kyl, ancien sénateur de l’Arizona, lors de la cérémonie dans la rotonde du parlement local, à Phoenix, devant son épouse Cindy et ses enfants. Cette grande personnalité de la politique américaine est décédée samedi à 81 ans d’un cancer du cerveau.

Le corps de l’ancien pilote de chasse a été conduit au Capitole dans un corbillard noir escorté par quatre policiers. Son cercueil, recouvert d’un drapeau américain, a été accueilli par une garde d’honneur composée de soldats, de pompiers et de membres des forces de l’ordre. Lors de la cérémonie, Cindy McCain a délicatement placé sa joue sur le cercueil, positionné sur le sceau de l’Arizona, au centre de la rotonde.

Des funérailles nationales samedi. John McCain, candidat malheureux face à Barack Obama à l’élection présidentielle en 2008, aurait eu 82 ans mercredi. Son décès à ému la classe politique américaine. Des funérailles nationales, où sont notamment attendus les anciens présidents Barack Obama et George W. Bush, mais auxquelles n’assistera pas Donald Trump, sont prévues samedi à Washington.

L’enterrement, dans l’intimité familiale, aura lieu dimanche au cimetière de l’Académie navale d’Annapolis, près de la capitale fédérale américaine.

Trump attaque frontalement un journaliste derrière le scandale du Watergate

Le président américain s’est attaqué mercredi à Carl Bernstein, un des journalistes à l’origine des révélations sur le scandale du Watergate qui avait entraîné le chute du président Nixon en 1974.

Il inventerait “histoire après histoire” et penserait comme “un vieux dépravé”. Donald Trump s’est attaqué mercredi à Carl Bernstein, l’un des journalistes à l’origine des révélations sur le scandale du Watergate, qui ont poussé le président Nixon à la démission en 1974, reprochant à ce grand nom du journalisme “d’inventer des histoires”.

“Un vieux dépravé”. “On se moque à travers tout le pays de Carl Bernstein le négligé, un homme qui vit dans le passé et pense comme un vieux dépravé, inventant histoire après histoire! Fake News”, a écrit le président américain dans la soirée sur Twitter.

Carl Bernstein, symbole du journalisme d’investigation, travaillait pour le Washington Post avec son compère Bob Woodward en 1972 quand les deux hommes ont mis au jour les ramifications d’une affaire d’espionnage du parti démocrate, connue sous le nom de Watergate. Leurs révélations ont par la suite contraint Richard Nixon à démissionner.

“Nous rapportons des informations”. Carl Bernstein, qui continue de travailler à 74 ans, s’est attiré les foudres du président à cause d’un article récent de CNN auquel il a contribué. CNN affirmait le mois dernier que Michael Cohen, l’ancien avocat de Donald Trump, était prêt à témoigner que le milliardaire républicain avait eu connaissance, avant sa tenue, d’une réunion entre son fils et une responsable russe qui affirmait avoir des informations compromettantes sur sa rivale Hillary Clinton. Cette réunion, qui a eu lieu en juin 2016 à New York, a fait couler beaucoup d’encre. D’autant plus qu’une des sources de CNN, l’avocat de Michael Cohen, s’est rétractée.

La sortie d’un livre. “Ne vous y trompez pas M. le président, nous ne mentons pas. Nous rapportons des informations. Et quand des gens au pouvoir mentent, nous le rapportons. CNN soutient son travail et ses journalistes”, a réagi la chaîne, toujours sur Twitter. Dans moins de deux semaines doit également sortir un livre de Bob Woodward qui passe à la loupe le début de mandat de Donald Trump.

La Maison-Blanche se prépare à la sortie de cet ouvrage écrit par le journaliste à l’origine du plus gros scandale politico-judicaire de l’histoire du pays et qui contient selon son éditeur des “détails sans précédent” sur la présidence Trump.

Crise des réfugiés : le Brésil mobilise son armée à la frontière du Venezuela

Michel Temer a expliqué mardi que le but était d’assurer la sécurité des Brésiliens mais aussi celle des réfugiés vénézuéliens. 

Le président du Brésil Michel Temer a ordonné l’utilisation des forces armées pour “garantir la sécurité” à sa frontière avec le Venezuela, d’où affluent depuis des mois des réfugiés. Il a déploré une crise qui “affecte toute l’Amérique latine”. Devant l’ampleur de cette crise et son extension, les initiatives nationales et régionales se multiplient.

“Assurer la sécurité des citoyens et des immigrants”. “Je décrète l’envoi des forces armées pour garantir la loi et l’ordre dans l’Etat de Roraima (…) du 29 août au 12 septembre”, a annoncé mardi dans la soirée le chef de l’Etat, “afin de garantir la sécurité des citoyens brésiliens mais aussi des immigrants vénézuéliens qui fuient leur pays”.

“L’harmonie de tout le continent menacée”. Michel Temer a ajouté que la situation migratoire était “tragique” et “menaçait l’harmonie de quasiment tout le continent”. “Ce n’est pas seulement le Brésil qui endure ses conséquences, mais le Pérou, l’Équateur, la Colombie et d’autres pays d’Amérique latine”, a-t-il dit lors d’une allocution télévisée. “Pour cette raison, nous devons trouver de toute urgence un chemin pour changer cette situation”, a insisté Michel Temer, appelant “la communauté internationale à adopter des mesures diplomatiques” contre l’exode de Vénézuéliens fuyant la crise politique et économique avec de nombreuses pénuries de produits de première nécessité.

60.000 réfugiés vénézuéliens au Brésil. Le Brésil a accueilli quelque 60.000 réfugiés du Venezuela à ce jour et le Pérou, qui s’attend à en recevoir un nombre total d’un demi-million, vient de restreindre leur accès à son territoire. Le chef de l’Etat brésilien n’a pas précisé combien d’hommes étaient concernés par ce décret pris une dizaine de jours après une explosion de colère contre les migrants dans la localité frontalière de Pacaraima, où une foule d’habitants a chassé des centaines de Vénézuéliens et brûlé leurs biens.
Caracas prédit que les migrants vont “revenir”. Un gouvernement vénézuélien très isolé sur la scène internationale a assuré que les migrants allaient “revenir” grâce aux 
réformes économiques du président Maduro. Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger, plus de 1,6 million sont partis depuis 2015. Quelque 90% d’entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

 

États-Unis : un policier blanc reconnu coupable du meurtre d’un jeune noir désarmé

Mardi, Roy Oliver a été reconnu coupable d’avoir tué en 2017 Jordan Edwards, 15 ans alors que ce dernier était désarmé. 

Un ex-policier blanc a été reconnu coupable mardi par un tribunal du Texas d’avoir tué un jeune noir désarmé lors d’une interpellation en 2017. Il s’agit d’un verdict rare alors que plusieurs affaires de bavures policières ont secoué récemment les États-Unis.

La victime, âgée de 15 ans, touchée à la tête. Roy Oliver avait tiré plusieurs balles sur une voiture où se trouvaient cinq jeunes près de Dallas. L’une d’elles avait atteint à la tête l’un des passagers, Jordan Edwards, âgé de 15 ans. Le policier, qui a depuis été limogé selon les médias, avait été appelé avec un collègue après un signalement de mineurs buvant de l’alcool lors d’une fête et les agents avaient entendu des coups de feu à leur arrivée sur les lieux. Au même moment, Jordan Edwards et les autres jeunes montaient dans une voiture pour quitter la fête après avoir aussi entendu ces coups de feu, selon la presse locale. Le policier avait alors tiré sur la voiture, touchant Jordan Edwards à la tête.

Une légitime défense démentie par la caméra. La police avait d’abord affirmé que l’agent avait tiré pour se protéger de la voiture qui faisait marche arrière et s’approchait dangereusement. Mais les images de sa caméra-piéton avaient révélé que le véhicule s’éloignait lorsque le policier avait fait feu.

L’enquête avait montré que Roy Oliver “avait l’intention d’infliger de graves blessures corporelles et de commettre un acte mettant de toute évidence en danger la vie d’autrui et qui a provoqué la mort”, avait à l’époque estimé la police du comté de Dallas.

Des policiers souvent acquittés. Le jury a délibéré pendant deux jours avant de décider de la culpabilité de l’accusé. Ce genre de verdict est rare aux Etats-Unis, alors que plusieurs villes américaines se sont embrasées ces dernières années après des bavures policières dont les Noirs étaient les victimes. Pour la plupart, les auteurs des coups de feu ont fait l’objet de sanctions disciplinaires mais ont été acquittés lors de leur procès.

L’armée russe organisera en septembre ses plus grandes manœuvres depuis la Guerre froide

La Russie a annoncé des manœuvres militaires en septembre qui réuniront 300.000 soldats et 36.000 engins militaires. 

La Russie organisera le mois prochain ses plus grandes manœuvres militaires depuis les années 1980, avec la participation d’environ 300.000 soldats et 1.000 avions ainsi que d’unités de l’armée chinoise, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense.

Pendant cinq jours. “Il y aura comme un air de Zapad-81 (Ouest-81, ndlr), mais en plus imposant d’une certaine manière”, a commenté Sergueï Choïgou, cité par les agences de presse russes, faisant référence aux exercices de 1981 en Europe orientale, les plus importants jamais organisés par l’URSS et ses alliés. Les exercices Vostok-2018 (Est-2018) auront lieu du 11 au 15 septembre en Sibérie orientale et en Extrême Orient, a-t-il précisé, soulignant qu’outre des détachements chinois, des unités de l’armée mongole y prendraient part.

“36.000 engins militaires”. Selon Sergueï Choïgou, les manœuvres impliqueront “plus de 1.000 avions et quelque 300.000 militaires, soit pratiquement toutes les forces des districts militaires Centre et Ouest”. “Imaginez 36.000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d’infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d’une situation de combat que possible”, s’est-il enthousiasmé.

Un “entraînement à un conflit de grande ampleur”, selon l’Otan. Un porte-parole de l’Otan, Dylan White, estime de son côté que ces manœuvres militaires “démontrent que la Russie se focalise sur l’entraînement à un conflit de grande ampleur”. “Cela s’inscrit dans une tendance que nous voyons depuis un moment : une Russie plus sûre d’elle, qui augmente significativement son budget de Défense et sa présence militaire”, a-t-il ajouté. Selon Dylan White, des représentants de l’Alliance atlantique ont été invités à assister en tant qu’observateurs à ces exercices russes. Cette invitation “est à l’étude”, a-t-il dit.

Les manœuvres de 2017 revues à la baisse. Les manœuvres Zapad-2017 avaient réuni l’année dernière 12.700 militaires en Russie et au Bélarus, selon Moscou. Mais, selon l’Otan, la taille de ces exercices avait été largement minimisée, des membres de l’Alliance en Europe de l’Est affirmant que plus de 100.000 hommes avaient alors été déployés.

 

L’architecte Renzo Piano propose de dessiner un nouveau pont à Gênes

Deux semaines après l’effondrement du pont autoroutier dans sa ville natale, l’architecte propose d’en dessiner un nouveau gratuitement.

C’est un cadeau qu’il souhaite faire à sa ville natale, touchée en plein cœur. L’architecte Renzo Piano souhaite, lui même, construire un nouvel ouvrage à Gênes après l’effondrement du pont Morandi le 14 août. Un drame qui a entraîné la mort de 43 personnes.

“Un engagement moral”. Renzo Piano a toujours conservé un lien profond avec cette ville. Petit déjà, il accompagnait son père, ingénieur en travaux publics, sur les chantiers. Et c’est pour Gênes endeuillé, écartelée que Renzo Piano a dessiné, élaboré des maquettes de ce nouveau pont dans son atelier installé dans cette ville. 

Le concepteur du Centre Pompidou et de la tour “The Shard” à Londres veut que le futur chantier soit “un moment positif d’unité et de coopération”, “un engagement moral” pour l’Italie, où il est d’ailleurs sénateur élu à vie. “Il est de mon devoir de m’occuper de ce désastre”, estime-t-il.

“Un message de vérité et de fierté”. Il est évidemment trop tôt pour évoquer la forme que prendra le futur projet mais Renzo Piano l’assure: “Ce pont sera magnifique, pas forcément en termes esthétiques, mais il devra véhiculer un message de vérité et de fierté”. Un pont qui devra témoigner du drame mais aussi un symbole qui ne devra jamais s’effondrer.

Commerce : après l’accord avec le Mexique, c’est au Canada de jouer

Après que les États-Unis et le Mexique ont conclu un accord commercial lundi, les négociations vont commencer avec le Canada pour sauver une version modernisée de l’Aléna qui liait les trois pays depuis 1994.

La ministre des Affaires étrangères canadienne est attendue à Washington mardi pour tenter d’arracher un accord commercial aux États-Unis – qui viennent de s’entendre avec le Mexique – et sauver une version modernisée de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) qui a intimement lié leurs trois économies depuis 1994.

Un premier accord avec le Mexique. Chrystia Freeland, en charge de ce dossier ultra-stratégique, a interrompu sans attendre une tournée en Europe pour venir entamer des négociations après l’annonce par le président Donald Trump que le Mexique et les États-Unis avaient conclu un “très bon accord”.

Il a fallu des semaines de discussions aux négociateurs des deux pays pour arriver à se mettre d’accord sur un texte qui touche à l’automobile (l’un des principaux contentieux), l’agriculture, le droit du travail ou encore la propriété intellectuelle. Le Canada – lui aussi signataire de l’accord de 1994 – n’a pas participé à cette phase des négociations, préférant laisser le Mexique et les États-Unis régler leurs différends, bien plus nombreux.

Vers un accord à marche forcée ? Donald Trump a quelque peu semé le trouble en évoquant un accord uniquement bilatéral avec le Canada, ce qui signerait concrètement la mort de l’Aléna. Avery Shenfeld, économiste à la banque CIBC, juge que les choses ne commencent pas sous les meilleurs auspices pour Ottawa parce que “le Canada sera placé devant une proposition qui sera à prendre ou à laisser, avec la menace pas du tout subtile que les États-Unis sont prêts à laisser le Canada de côté et à travailler sur une base bilatérale avec le Mexique”.

Le Canada sous pression. Aux États-Unis, plusieurs groupes de pression poussent aussi l’administration Trump à bien inclure le Canada dans le nouvel accord. Ainsi l’organisation industrielle National Foreign Trade Council (NFTC) qui comprend 300 grandes compagnies a jugé qu’il était “essentiel que tout Aléna modernisé continue à inclure les trois partenaires nord-américains”.

Larry Kudlow, le conseiller économique en chef du président Trump, a usé d’une menace voilée. “Espérons que le Canada va examiner attentivement cette bonne négociation”, a-t-il lancé, rappelant explicitement qu’en cas de désaccord Donald Trump envisageait d’imposer des taxes douanières sur les voitures.

Un accord de longue durée. Les États-Unis ont néanmoins fait une concession en abandonnant l’idée d’une renégociation du nouvel accord tous les cinq ans, au profit d’une nouvelle formule beaucoup plus longue. La Bourse de New York a salué l’accord, tout comme le peso et le dollar canadien.

-La Colombie quitte l’Unasur et l’accuse de “complicité” avec la “dictature” au Venezuela

Moins d’un mois après son accession au pouvoir, le nouveau président colombien Ivan Duque a annoncé qu’il allait retirer son pays de l’Union des Nations sud-américaines (Unasur) pour protester contre le régime vénézuélien.

La Colombie quittera l’Union des Nations sud-américaines (Unasur) dans les six mois en raison de sa “complicité” avec la “dictature” de Nicolas Maduro au Venezuela, a annoncé lundi le président colombien Ivan Duque.

Un régime vénézuélien dénoncé par le président colombien. “Pendant des années, j’ai affirmé publiquement que la Colombie ne devrait pas continuer à faire partie de l’Unasur, une institution qui s’est arrangée, de par son silence et souvent sa complaisance, pour que les traitements brutaux [réservés aux citoyens] de la dictature au Venezuela, ne soient pas dénoncés”, a déclaré dans un communiqué de presse Ivan Duque, qui est entré en fonction début août.

Le bloc régional, créé en 2008 à l’initiative des présidents brésilien et vénézuélien de l’époque, Lula et Hugo Chavez, “n’a jamais dénoncé aucun de ces abus”, ni garanti “les libertés” des Vénézuéliens, a ajouté Ivan Duque. Le gouvernement colombien a déjà entamé le processus formel de dénonciation du traité qui le lie à l’organisme, a-t-il précisé.

Une sortie de l’Unasur mais pas de l’Organisation des États américains. Le ministre des Affaires étrangères, Carlos Holmes Trujillo, avait déjà annoncé le retrait de la Colombie le 10 août dernier, soit trois jours après l’accession au pouvoir d’Ivan Duque. “Mais nous ne pouvons plus faire partie d’une institution qui a été la plus grande complice de la dictature du Venezuela”, a indiqué Ivan Duque.

La Colombie continuera toutefois à travailler pour faire avancer le “multilatéralisme” dans la région en respect de la Charte démocratique interaméricaine, signée dans le cadre de l’Organisation des États américains (OEA), a déclaré le président colombien.

Une forte tension encore les deux pays. La tension reste forte entre la Colombie et le Venezuela, qui partagent 2.200 kilomètres de frontière commune. Lors de son investiture, Ivan Duque avait lancé un avertissement à peine voilé au pouvoir du président vénézuélien Nicolas Maduro, qu’il avait déjà qualifié de “dictature” à plusieurs reprises, en assurant qu’il rejetait ce type de gouvernement.

Il y a un peu plus d’un an, Bogota a presque gelé ses relations avec Caracas, au milieu de l’exode de centaines de milliers de Vénézuéliens fuyant les pénuries d’aliments, de médicaments et de produits de première nécessité, causées par la crise économique qui sévit dans le pays.

-Sous pression, Trump rend finalement hommage à McCain

Le président américain s’était contenté d’un court tweet en guise de réaction au décès du sénateur républicain. Il n’assistera d’ailleurs pas à ses obsèques.

Confronté à de vives critiques pour son lourd silence après le décès samedi de John McCain, figure de la politique américaine, Donald Trump a finalement ordonné lundi la mise en berne des drapeaux en son honneur à la Maison-Blanche et sur tous les bâtiments officiels.

“En dépit de nos différences politiques, je respecte l’engagement du sénateur John McCain pour notre pays et, en son honneur, j’ai signé un décret ordonnant la mise en berne des drapeaux américains jusqu’au jour de son enterrement”, a indiqué le président américain dans un communiqué. Plusieurs associations d’anciens combattants étaient montées au créneau peu avant pour demander au président de changer de posture et d’adopter un comportement plus rassembleur.

Trump n’assistera pas aux funérailles nationales. Dans un message posthume lu par son porte-parole depuis l’Arizona, John McCain, qui fut surnommé “le dernier lion du Sénat”, a mis en garde les États-Unis contre la tentation du repli et les risques de la division, dans une dénonciation à peine voilée de l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

“Nous affaiblissons notre grandeur lorsque nous confondons notre patriotisme avec des rivalités tribales qui ont engendré le ressentiment, la haine et la violence aux quatre coins de la planète. Nous l’affaiblissons quand nous nous cachons derrière des murs, plutôt que de les faire tomber”, a écrit John McCain peu avant sa mort à l’issue d’une longue bataille contre le cancer. Son porte-parole a par ailleurs confirmé que Donald Trump n’assisterait pas aux funérailles nationales prévues samedi à Washington, où sont attendus plusieurs de ses prédécesseurs dont Barack Obama et George W. Bush.

Un silence vivement critiqué. Jusqu’à lundi soir, le contraste était saisissant : depuis le décès samedi à 81 ans du sénateur républicain au verbe haut, les hommages s’accumulent des deux côtés de l’échiquier politique, mais aussi à travers le monde. Donald Trump, lui, s’en était tenu à un tweet laconique dans lequel il adressait ses condoléances à la famille. Contrairement à son vice-président Mike Pence ou à sa femme, Melania, il n’avait pas dit un mot sur la vie, le parcours ou les combats de John McCain.

Selon le Washington Post, il a même refusé la publication d’un communiqué préparé par ses services, dans lequel l’ancien prisonnier de la guerre du Vietnam était qualifié de “héros”. Les hommages à l’élu octogénaire, dont Barack Obama a loué le “courage” hors du commun, vont s’étaler sur toute la semaine.

-Accusations contre le pape : des évêques américains se défendent

Face aux accusations d’un archevêque envers le pape d’avoir ignoré les avertissements sur le comportement d’un cardinal américain, plusieurs prélats se sont défendus lundi.

Plusieurs cardinaux américains se sont défendus lundi face aux allégations de l’archevêque conservateur Carlo Maria Vigano, qui a accusé le pape François d’avoir sciemment ignoré des avertissements sur le comportement sexuel prédateur du cardinal Theodore McCarrick.

Le cardinal Wuerl se défend d’avoir été informé des agissement de McCarrick.Parmi eux, figure le cardinal Donald Wuerl de Washington, ex-évêque de Pennsylvanie lui-même poussé par certains à démissionner pour ne pas en avoir fait assez face aux abus sexuels massifs perpétrés par des prêtres dans cet État et apparus récemment au grand jour.

Dans un communiqué, il a affirmé qu’il n’avait jamais été informé de sanctions qu’aurait prises le pape Benoît XVI contre le cardinal McCarrick. Sanctions qu’évoque Vigano dans sa lettre ouverte publiée samedi, en accusant le pape François de ne les avoir jamais appliquées. Le cardinal Wuerl a aussi affirmé que personne, depuis qu’il est à Washington, ne lui avait jamais signalé d’accusation d’abus perpétré par McCarrick.

Un archevêque demande une enquête sur les allégations de Vigano. Un autre prélat rangé dans le camp des “progressistes” américains, l’archevêque de Newark Joseph Tobin, a exprimé “sa tristesse et sa consternation” devant les allégations de Vigano. “Les erreurs factuelles, les insinuations et l’idéologie de la peur de son ‘témoignage’ renforcent notre conviction qu’il faut avancer résolument pour protéger nos jeunes et vulnérables contre toute sorte d’abus”, écrit-il dans un communiqué.

Le cardinal Tobin, se rangeant dans le camp du pape, a demandé “une enquête minutieuse” sur les allégations de Vigano, tandis que le cardinal Wuerl est allé jusqu’à suggérer d’enquêter sur le mandat de Vigano comme ambassadeur du Vatican aux États-Unis.

Un examen nécessaire des “graves erreurs morales” de McCarrick. Le président de la conférence des évêques américains, le cardinal Daniel DiNardo de Houston, a lui prudemment fait valoir que les accusations de Vigano renforçaient la nécessité d’un examen “rapide et complet” sur les raisons pour lesquelles “les graves erreurs morales d’un frère évêque [McCarrick] avaient pu être tolérées pendant si longtemps et ne pas entraver son avancement”. “Les questions soulevées méritent des réponses concluantes, reposant sur des preuves, sinon des innocents pourraient être souillés par de fausses accusations et les coupables pourraient répéter leurs péchés passés”, a-t-il souligné.

DiNardo s’est dit également “impatient d’avoir une audience auprès du pape” afin de lui présenter le “plan d’action” élaboré par les évêques américains pour “faciliter le signalement d’abus ou de mauvaise conduite par des évêques”. Ces réactions interviennent alors que le pape a refusé de commenter les accusations de Vigano. Le pape a accepté fin juillet la démission de McCarrick, 88 ans, suspendu fin juin suite à des accusations d’abus sur un adolescent remontant à plusieurs décennies.

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