Bordeaux : Thierry Henry n’entraînera pas les Girondins

Thierry Henry aurait mis fin aux négociations à cause d’un manque de garanties de la part du fonds d’investissements américain GACP, appelé à devenir le propriétaire des Girondins fin septembre.

Le champion du monde Thierry Henry, en pourparlers depuis près d’une semaine avec Bordeaux pour devenir entraîneur, a décliné l’offre des Girondins, selon la chaîne Sky Sports dont l’ancien Gunners a été consultant pendant quatre ans et le journal L’Équipe.

Pressenti pour succéder à Gustavo Poyet. Le manque de garanties apportées à Henry par le fonds d’investissements américain GACP, appelé à devenir propriétaire des Girondins fin septembre, serait la raison principale de ce refus, selon d’autres sources. Malgré son inexpérience en tant que coach, Henry, 41 ans, était la piste prioritaire de la direction bordelaise pour succéder à l’UruguayenGustavo Poyet, mis à pied pour des déclarations contre sa direction après le match européen contre Mariupol, et qui devrait être officiellement licencié ce mardi.

Un accord de principe… abandonné. La légende d’Arsenal, ambitieux et aux exigences élevées au niveau financier, logistique et sportif pour son premier poste, avait dans un premier temps trouvé un accord de principe avec M6, le propriétaire actuel. Sa candidature devait alors être validée par des représentants de GACP, qu’il a rencontrés jeudi dernier à New-York. Les négociations ont duré plusieurs jours mais les deux parties n’ont finalement pas réussi à trouver un terrain d’entente.

 

Combinaison de Serena Williams : Nadal prend la défense de Roland-Garros

Selon le n°1 mondial, étant donné que le tournoi de Wimbledon a instauré ses propres règles vestimentaires, celui de Roland-Garros a le droit de faire de même.

Le n°1 mondial Rafael Nadal a pris lundi la défense des organisateurs de Roland-Garros, qui ont évoqué dernièrement leur projet d’instituer des règles vestimentaires, en réaction à la remarquée combinaison noire portée par Serena Williams lors de la dernière édition du tournoi parisien.

“Le droit de faire ce qu’il considère le mieux”. “Je pense que chaque tournoi a le droit de faire ce qu’il considère le mieux”, a déclaré Nadal, interrogé à l’issue de sa qualification pour le deuxième tour de l’US Open après l’abandon de son compatriote David Ferrer. “Quand vous avez un tournoi comme Wimbledon qui fait ce qu’il veut (les joueurs doivent s’y habiller en blanc, ndlr), vous ne pouvez pas dire à un autre tournoi qu’il doit faire autrement, c’est mon opinion”, a poursuivi l’Espagnol onze fois vainqueur de Roland-Garros. “Pourquoi, si Wimbledon a ses propres règles, Roland-Garros ne pourrait pas en avoir ?”, a-t-il insisté.

“Respecter le jeu et l’endroit”, selon le patron de la FFT. “Je crois qu’on est parfois allé trop loin”, estimait le président de la Fédération française de tennis (FFT) Bernard Giudicelli dans un entretien à Tennis Magazine dévoilé en fin de semaine dernière. “Cette tenue, par exemple, ne sera plus acceptée”, y ajoutait-il à propos de la combinaison ceinturée de fuschia arborée au printemps par l’Américaine aux 23 couronnes en Grand Chelem. “Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin.” Avant le lancement de l’US Open, Serena Williams avait joué l’apaisement à ce sujet. “Les tournois du Grand Chelem ont le droit de faire ce qu’ils veulent”, avait-elle notamment estimé.

Le fils de Cristiano Ronaldo s’entraîne avec les jeunes de la Juve

Cristiano Ronaldo Jr., 8 ans, a participé à un entraînement de l’équipe des moins de 9 ans de la Juventus de Turin, le club rejoint par son père cet été.

Le fils aîné de Cristiano Ronaldo, 8 ans, a commencé à s’entraîner au centre de formation de la Juventus Turin, le club qu’a rejoint la star portugaise cet été, ont annoncé mardi plusieurs médias italiens.

C’est un compétiteur. Il déteste perdre”. Le petit Cristiano Jr, né en juin 2010, a été photographié lundi alors qu’il participait à un entraînement de l’équipe des moins de 9 ans du club piémontais. La compagne du célèbre footballeur, Georgina Rodriguez, a également été aperçue au bord du terrain. “Il est comme moi quand j’étais enfant”, a déclaré Cristiano Ronaldo à propos de l’aîné de ses quatre enfants au diffuseur en streaming DAZN. “C’est un compétiteur. Il déteste perdre.”

“J’aimerais qu’il devienne footballeur”. “Il deviendra comme moi, j’en suis sûr à 100%”, a assuré la star portugaise de 33 ans. “J’aimerais lui apprendre certaines choses, mais au final c’est lui qui choisira ce qu’il va faire et je lui apporterai toujours mon soutien.” “Mais évidemment, j’aimerais qu’il devienne footballeur parce que je pense qu’il a aussi une passion pour ce sport”, a conclu Ronaldo. Cristiano Ronaldo, qui a remporté le Ballon d’or à cinq reprises, a rejoint la Juventus cet été en provenance du Real de Madrid contre 100 millions d’euros.

Comment les Bleus sont devenus des poules aux œufs d’or

Forts de leur titre de champion du monde, les Bleus sont désormais courtisés par de nombreux sponsors et ont vu leur valeur sur le marché des transferts bondir.

C’est aussi la rentrée pour les Bleus. Le sélectionneur Didier Deschamps doit annoncer jeudi la composition du groupe qui va disputer deux matches la semaine prochaine, contre l’Allemagne et les Pays-Bas. Mais depuis leur triomphe à Moscou, les joueurs sont déjà entrés dans une autre dimension. Pour beaucoup d’entre eux, leur nouveau statut de champion du monde est venu bousculer leur quotidien, et l’industrie du foot ne s’en porte pas plus mal.

Une fiche de paie en (très) nette hausse

Changement le plus perceptible pour les joueurs : le regard que l’on porte sur eux. Et d’abord dans la rue. Ainsi, Alphonse Areola, le gardien du PSG, s’étonne encore de la curiosité qu’il suscite désormais. Les regards ont changé, et depuis cet été, les sollicitations des fans, des médias et des sponsors n’ont pas arrêté. “C’est toujours difficile de rester concentré, mais il faut aussi profiter de ça, et surfer sur la vague”, confie-t-il .

Pour beaucoup, “surfer sur la vague” signifie faire fructifier son palmarès et le capital sympathie qui en découle. Les Bleus sont devenus des poules aux œufs d’or que tout le monde s’arrache. Les marques sont actuellement en train de se battre pour décrocher l’image de Benjamin Pavard, la grande révélation du Mondial 2018. Plusieurs dizaines de grands groupes lui ont fait des propositions de partenariat : marques de prêt-à-porter, de montres, de sodas ou encore d’automobiles. De son côté, le défenseur du PSG Presnel Kimpembe vient de renégocier un contrat dont le salaire mensuel a bondi de… 700%. En devenant champion du monde, un joueur augmente en effet de 15 à 30% sa valeur sur le marché des transferts.

Au milieu de la valse des partenariats, un nom revient, celui de Kylian MBappé. Le jeune joueur a le potentiel pour devenir la future star du foot mondial. Tous les ingrédients sont réunis pour faire sauter la banque, d’autant que pour l’heure il n’a qu’un seul gros sponsor : Nike. Il est le footballeur qui polarise toutes les attentes, toutes les convoitises, c’est-à-dire le visage de l’avenir du ballon rond et de son business.

Les petits clubs submergés par les demandes

Financièrement, l’effet coupe du monde se mesure aussi sur les terrains amateurs, avec une multiplication des licences. Jacky Cerveau, le président délégué de la Ligue de football de Normandie, peut ainsi se féliciter d’avoir trois champions du monde dans sa région. De quoi créer un véritable engouement, notamment chez les filles :”Aujourd’hui, on a vraiment mis en place des structures dédiées aux équipes féminines , explique-t-il, tout en saluant la diversité des nouveaux profils. En 1998, la France avait enregistré 250.000 licences supplémentaires, et l’effet s’était fait ressentir jusqu’en 2006. “Cette année, c’est la deuxième fois. On est très heureux d’être champion du monde, mais on sent un essoufflement […]. Si l’on se fixe à 100.000 ou 150.000 licenciés (en Normandie, ndlr), ce sera une très belle réussite”, relève-t-il au micro de Nikos Aliagas.

Mais avec la baisse des dotations publiques, les petits clubs locaux n’ont pas toujours les moyens de répondre à la demande, et doivent donc réfléchir à des aménagements. “Est-ce qu’il ne faut pas réduire chez les jeunes les temps où on les accueille pour permettre, sur une durée égale à celle qui se fait aujourd’hui, d’avoir plus de jeunes avec le même entraîneur ?”, interroge Jacky Cerveau.

La FFF remplit ses caisses

Pourtant, au niveau national, l’argent afflue. La Fédération française de football a déjà touché 30 millions d’euros de prime de victoire avec le mondial. Mais comme l’explique l’économiste du sport Pierre Rondeau, ce n’est pas terminé car les ventes de maillots vont peser lourd. “La Fédération va toucher entre 5 et 10% par maillot vendu et pourrait tout à fait s’attendre à en vendre un million”, calcule-t-il. Soit entre 5 et 10 millions d’euros rien que sur ce créneau. “Ce qui est certain, c’est qu’il va y avoir un engouement au niveau de la billetterie. Tout le monde va vouloir se ruer sur les matches de l’équipe de France. Avec ça, la Fédération va pouvoir drainer encore plus d’argent vers la globalité du football national”, poursuit l’économiste.

Des partenariats particulièrement juteux pour les sponsors

Si la Fédération a de quoi se frotter les mains, les marques aussi vont pouvoir augmenter leur part de marché en affichant un champion du monde en tête de gondole. Chez Volkswagen, par exemple, des études internes montrent que les consommateurs s’intéressent plus à la marque dès lors qu’ils savent qu’elle sponsorise les Bleus. À ce stade, le plus à gagner est encore difficile à estimer. “Sur l’image de l’équipe de France, on enregistre trois à quatre points supplémentaires de part de marché. Très clairement, c’est dû à notre partenariat et à la communication que l’on met en place sur l’ensemble des points de contact”, explique de son côté Georges-Henry Bediou, responsable sponsoring chez PMU, l’un des partenaires officiels des Bleus. “Une équipe de France championne du monde, c’est l’actif le plus bankable. On a atteint des records. La finale de la Coupe du monde a représenté 4,7 millions d’euros d’enjeux, c’est le double de l’Euro 2016″, conclut-il.

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