Canada : Justin Trudeau candidat à sa propre succession

Lors d’un discours devant les membres de son parti à Montréal, Justin Trudeau a redit sa volonté de pratiquer une “politique positive”.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau sera officiellement candidat à sa succession lors des prochaines élections législatives à l’automne 2019, a-t-il annoncé dimanche. Justin Trudeau a été officiellement investi dimanche par le parti libéral, dans sa circonscription de Papineau (centre de Montréal), fief libéral dont il est député depuis 2008. Il avait été réélu en 2011 et 2015.

Volonté de pratiquer une “politique positive”. Lors d’un discours devant les membres de son parti à Montréal, où il venait de participer à la parade des fiertés homosexuelles, Justin Trudeau a redit sa volonté de pratiquer une “politique positive”. “Ma croyance en la politique positive n’a pas changé”, a-t-il expliqué. “Je suis profondément convaincu qu’en dépit de la polarisation à laquelle nous assistons dans le monde, le populisme, la politique de la peur et de la division, rester positif, rassembler les gens, chercher les moyens d’insister sur nos valeurs communes au-delà de nos différences, est le seul moyen de bâtir un pays plus fort, un monde plus fort”.

Le chef du parti libéral a notamment promis de réduire l’écart entre riches et pauvres et de relever le niveau de vie des populations autochtones. Mi-juillet, Justin Trudeau a procédé à un remaniement ministériel grâce auquel il espérait remettre en selle les Libéraux, talonnés par l’opposition conservatrice dans les sondages, à un peu plus d’un an des prochaines élections législatives, prévues à l’automne 2019.

Russie : trois hauts responsables du secteur spatial arrêtés pour escroquerie

“Le directeur adjoint de l’entreprise Energia, Alexeï Beloborodov, et deux de ses subordonnés ont été arrêtés et inculpés tous les trois pour tentative d’escroquerie”, indique le Comité d’enquête russe.

Trois hauts responsables de l’entreprise spatiale russe Energia, qui conçoit et fabrique des vaisseaux Soyouz et des vaisseaux cargo Progress, ont été arrêtés pour escroquerie, a annoncé dimanche le Comité d’enquête russe dans un communiqué. “Le directeur adjoint de l’entreprise Energia, Alexeï Beloborodov, et deux de ses subordonnés ont été arrêtés et inculpés tous les trois pour tentative d’escroquerie”, indique le communiqué. Leur arrestation intervient dans le cadre d’une enquête menée “avec l’assistance active” des services russes de sécurité (FSB), selon la même source.

Une autre enquête pour “haute trahison”. Fin juillet, plusieurs perquisitions visant l’industrie spatiale russe avaient déjà été effectuées par le FSB, cette fois dans le cadre d’une enquête pour “haute trahison”, selon des médias russes. Ces perquisitions ont notamment eu lieu à l’Institut central de recherches scientifiques sur les constructions mécaniques (TsNIImach), le principal institut de recherche de l’industrie spatiale en Russie, et l’un de ses employés, Viktor Koudriavtsev, a été arrêté.

Selon le quotidien russe Kommersant, une “dizaine d’employés de l’industrie” spatiale russe sont soupçonnés d’avoir transmis à des services secrets occidentaux des informations classées secrètes sur les projets d’armes hypersoniques russes. Le président russe Vladimir Poutine avait vanté début mars les nouvelles armes “invincibles”, hypersoniques ou sous-marines, développées par son pays.

Grèce : après huit ans sous contrôle européen, un timide retour à la normale

Le pays est le dernier a sortir officiellement du plan d’aide européen commencé pendant la crise, lundi. Il va retrouver un peu d’autonomie mais restera sous surveillance. 

La date de lundi restera symbolique pour la Grèce : le dernier de ses trois plans d’aide européens, aussi stricts qu’impopulaires, prend officiellement fin. Après l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et Chypre, le pays était le dernier de la zone euro encore sous programme d’assistance depuis la crise de 2008. 

L’austérité a laissé des traces. Mais au-delà du symbole, que change la sortie de ce “contrôle” européen ? Retraites coupées, salaires des fonctionnaires amputés, réforme des impôts… Les mesures d’austérité mises en places depuis la crise ont laissé des traces en Grèce, où les habitants ont beaucoup souffert. “La baisse des retraites a été dramatique”, explique Yoanis, un retraité interrogé par Europe 1. “Vous voyez ce pantalon ? C’est le seul que j’ai, il a au moins dix ans. Avant j’avais de l’argent de côté, mais maintenant je n’ai plus rien, je ne sais pas comment je vais faire.”

En huit ans, la Grèce a reçu 289 milliards d’euros de prêts de la part de l’Union européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE). Les responsables européens soulignent que l’économie l’économie a récemment recommencé à y croître : le PIB a augmenté de 1,4% en 2017 et le chômage baisse régulièrement – mais reste élevé, autour des 20%. 

Pas encore “le bout du chemin”. “Le temps de l’austérité est terminé, mais la fin du programme n’est pas le bout du chemin ces réformes”, a résumé le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, ce week-end. Avis partagé par le gouverneur de la Banque de Grèce Yannis Stournaras. Le pays “a encore un long chemin à faire”, a-t-il estimé dans une interview au quotidien Kathimerini dimanche, s’inquiétant d’un possible “abandon” de la Grèce par les marchés si celle-ci rétropédale sur ses réformes.

Face à cette reprise fragile, les européens vont continuer de surveiller le pays, qui retrouve le droit de financer directement auprès des marchés financiers. Il ne devrait cependant pas y avoir recours tout de suite : les États de l’UE ont  consenti à échelonner la durée de remboursement de la dette grecque, permettant à Athènes de couvrir ses besoins de financement jusqu’à fin 2022. Et après ? La dette, qui s’élève à 180% du PIB du pays, est toujours jugée insoutenable par le FMI. Le retour à la normale annoncé lundi devrait donc être timide. 

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