L’Allemagne lève l’interdiction de symboles nazis dans les jeux vidéo

L’autorité de régulation allemande n’envisage toutefois pas d’autorisation générale et donnera son accord au cas par cas. Le but : savoir si la présence de tels symboles est “socialement appropriée”.

Les jeux vidéo commercialisés en Allemagne pourront comporter des symboles et références aux nazis, à condition que leur présence n’ait pas d’objectif de propagande, a annoncé jeudi l’autorité allemande de régulation des jeux vidéo.

Jusqu’à présent, et contrairement au cinéma ou à d’autres représentations culturelles, les jeux vidéo devaient respecter un article du code pénal qui leur interdisait de montrer des symboles inconstitutionnels, notamment tout ce qui a trait à la période nazie. Les croix gammées reproduites dans certains jeux, à l’instar de Call of Duty ou du plus récent Wolfenstein II: The New Colossus dans lequel les personnages nazis jouent un rôle central, étaient ainsi transformées en triangle dans la version germanique du jeu.

À condition que cela “serve l’art ou la science”. L’autorité de régulation allemande (USK) n’envisage cependant pas d’autorisation générale et donnera son accord au cas par cas pour savoir si la présence de tels symboles dans un jeu est “socialement appropriée”. “L’adéquation sociale signifie que les symboles d’organisations anticonstitutionnelles peuvent être utilisés dans un titre, à condition que cela serve l’art ou la science, la représentation de l’actualité ou l’histoire”, explique l’USK dans un communiqué.

La moustache d’Adolf Hitler effacée. “En raison du changement de la conception juridique, des jeux qui passent en revue de manière critique les événements passés, peuvent se voir attribuer une approbation pour la première fois. Cette autorisation existe depuis longtemps pour les films, et à juste titre aujourd’hui aussi pour les jeux vidéo qui jouissent d’une liberté artistique”, a estimé la représentante de l’institution, Elisabeth Secker. En 2017 la sortie de Wolfenstein II, un jeu dans lequel le joueur doit tuer des nazis, avait suscité un vif débat en Allemagne. De nombreuses voix s’étaient élevées en criant à la censure car dans la version allemande du jeu, les symboles nazis avaient été modifiés ou parce que la moustache de Adolf Hitler avait été effacée.

Les touristes des grandes villes, des fumeurs qui s’ignorent

Selon une étude de l’association Transport et Environnement parue vendredi, rester quatre jours à Paris équivaut à fumer deux cigarettes. 

La cigarette, très peu pour vous ? Si vous vous réjouissez de préserver ainsi votre santé, sachez cependant que si vous passez vos vacances dans une grande ville européenne, vous encrassez vos poumons. C’est ce que révèle une étude de l’association Transport et environnement (ATE) parue vendredi et dévoilée par Le Parisien.

Quatre jours à Paris : deux cigarettes. L’ONG a fait un calcul simple : convertir la dose en particules fines de l’atmosphère de dix métropoles européennes en nombre de cigarettes. Le résultat est sans appel : un touriste qui passe quatre jours à Paris inhale l’équivalant de deux cigarettes. Idem pour un week-end prolongé à Rome ou à Vienne. C’est une seule cigarette si le séjour se fait à Dublin ou à Barcelone.

D’autres grandes villes du vieux continent récoltent des scores pires : ainsi de Londres (2,75 cigarettes), Milan (trois), Prague et Istanbul (quatre). 

Sur une année, l’équivalent de quatre paquets. L’extrapolation sur une année fait froid dans le dos. Selon ATE, un Parisien respire en effet l’équivalent de 183 cigarettes sur une année, soit quatre paquets. Il est par conséquent un fumeur modéré qui s’ignore. 

“Les touristes de plus en plus sensibles à cette problématique”. Selon Jens Muller, coordinateur des dossiers sur la qualité de l’air à ATE, ces résultats ne sont pas une bonne nouvelle pour le secteur du tourisme. “Les touristes sont de plus en plus sensibles à cette problématique quand ils choisissent une destination car ils ne veulent pas mettre en péril leur santé, certains ont par exemple renoncé à se rendre dans de grandes villes chinoises comme Hong-Kong ou Pékin à cause de la pollution“, explique-t-il dans les pages du Parisien. Une préoccupation que partageront bientôt les visiteurs de la ville lumières ? L’avenir le dira. 

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