Cybersécurité : une faille découverte sur la messagerie instantanée WhatsApp

D’éventuels pirates pourraient s’introduire dans une conversation et en modifier le contenu à l’insu des participants, affirme le spécialiste israélien en cybersécurité.

Le spécialiste israélien de la cybersécurité CheckPoint a annoncé mercredi avoir découvert une faille sur l’application de messagerie instantanée WhatsApppermettant de lire et de modifier des messages envoyés au sein d’un groupe ou d’une conversation privée. Selon CheckPoint, d’éventuels pirates pourraient agir sur les conversations de trois manières différentes : en modifiant les messages publiés par une personne, en publiant un message dans un groupe en se faisant passer pour un des participants, ou en envoyant un message spécifique à un membre de groupe en le faisant passer pour un message groupé.

WhatsApp minimise. L’entreprise de cybersécurité s’inquiète des risques de manipulations de masse que rendrait possibles cette faille, rappelant des cas de rumeurs propagées ces dernières années via la messagerie, en Brésil ou en Inde notamment, ayant provoqué la mort de personnes. Dans un communiqué, WhatsApp minimise le problème, assurant avoir “examiné attentivement ce problème qui s’apparente à tenter de modifier un email après son envoi. Il n’y a pas de problème de sécurité du cryptage de l’application, qui permet de s’assurer que seul l’envoyeur et le destinataire peuvent lire leur échange”.

Le risque de fake news. Du côté de CheckPoint, on souligne les conséquences qu’une telle faille peut avoir en période d’élections notamment, alors que “WhatsApp y joue un rôle de plus en plus central, en particulier dans les pays en développement”. “Sur les groupes importants, où des rafales de messages sont envoyés, il y a peu de chance qu’un membre prenne le temps de vérifier par ailleurs une information qui y serait diffusée, et pourrait donc se laisser aisément abuser”, ajoute l’entreprise.

1,5 milliard d’utilisateurs. Sur ce point, WhatsApp affirme prendre “le défi de la désinformation très au sérieux et (avoir) récemment intégré une limite dans les chaînes de messages et modifié les groupes de chat. Nous bannissons également les utilisateurs qui tentent de modifier l’application afin de contourner ces limites”. Fondée en 2009 et rachetée par Facebook en 2014, WhatsApp revendiquait en début d’année plus de 1,5 milliard d’utilisateurs et 65 milliards de messages échangés quotidiennement.

 New York interdit les nouveaux permis VTC pour un an, coup dur pour Uber

Pour la première fois aux États-Unis, une ville va limiter la délivrance de permis d’exercer le métier de VTC. Un salaire minimum a aussi été imposé aux géants du secteurs.

La ville de New York a adopté mercredi un texte qui va interdire pour un an la délivrance de permis d’exercer pour les voitures avec chauffeurs (VTC), une mesure combattue par les géants du secteur, Uber en tête. Cette limitation est une première aux États-Unis et vise à donner le temps à l’autorité new-yorkaise de supervision des véhicules avec chauffeur (TLC) de réaliser une étude d’impact pour mesurer les effets de cette industrie sur la ville.

Un salaire minimum à 17 dollars ? Mercredi, le conseil municipal a également imposé aux compagnies de VTC l’établissement d’un salaire minimum pour leurs chauffeurs, une autre première. Selon le texte adopté mercredi, il appartiendra à la TLC d’en déterminer le montant, mais un rapport que l’autorité a commandé et validé recommande un salaire horaire de 17,22 dollars. Il correspond au salaire minimum qui sera en vigueur fin 2018 dans l’État de New York, soit 15 dollars, augmenté d’une somme considérée comme nécessaire pour couvrir les frais des chauffeurs.

Un revers pour Uber. C’est un double revers pour les grands acteurs des VTC,Uber en premier lieu, qui ont mené campagne durant des semaines pour mobiliser les usagers sur le sujet. “Ne laissez pas tomber les New-Yorkais”, disait ainsi un spot publicitaire de la célèbre plateforme, laissant entendre que contrairement à ses chauffeurs, les taxis traditionnels refusaient parfois de prendre des clients issus de minorité ethnique, notamment noirs.

“Bientôt, des prix plus élevés et plus d’attente”, avait annoncé Uber dans un message envoyé à ses usagers, les invitant à contacter leurs élus locaux pour s’opposer au texte. En 2015, le maire de New York avait déjà tenté de limiter le nombre des VTC, mais avait échoué.

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