Hollywood demande le retrait de l’étoile de Trump de son Walk of Fame

Le conseil municipal de West Hollywood va faire cette demande à la Chambre du commerce au nom notamment du “traitement dérangeant des femmes” reproché à Donald Trump.

Le conseil municipal de West Hollywood, quartier de Los Angeles où se situe le célèbre Walk of Fame, a adopté à l’unanimité une résolution demandant à ce que l’étoile de Donald Trump soit retirée de la célèbre promenade touristique, a annoncé son maire mardi.

Un quartier qui revendique des valeurs progressistes. L’étoile de Donald Trump, qui en côtoie 2.600 autres sur le Walk of Fame, a été inaugurée en 2007 quand le milliardaire était une star de la télévision, grâce à son programme phare The Apprentice. Mais elle est la cible de vandalisme depuis son entrée en politique. West Hollywood, commune connue pour sa vie nocturne et sa communauté LGBT, revendique fièrement ses valeurs progressistes, en opposition à la politique du président américain.

“Traitement dérangeant des femmes”. Le conseil municipal de West Hollywood va donc demander à la Chambre de Commerce d’Hollywood, responsable du Walk of Fame, de retirer l’étoile du célèbre boulevard, au nom notamment du “traitement dérangeant des femmes” reproché à Donald Trump, plusieurs fois accusé d’agression sexuelle. La décision est maintenant dans les mains de la Chambre de Commerce.

La dernière dégradation en juillet dernier. En 2015, cette dernière avait refusé d’enlever l’étoile du comique Bill Cosby, reconnu depuis coupable d’agression sexuelle. En juillet, un homme a détruit à l’aide d’une pioche cette étoile, véritable symbole de succès dans le monde américain du divertissement. A l’été 2016, un artiste de rue avait déjà emmuré l’étoile du républicain avec des parois de 15 centimètres. Si les riverains ne veulent plus de cette emblème, les partisans du président, eux, sont furieux et assurent même des tours de garde pour la protéger la nuit. Mais leur colère restera stérile car le trottoir est la propriété de la municipalité. 

Séisme en Indonésie : le bilan s’alourdit à 131 morts

Trois jours après le séisme meurtrier qui a touché l’île de Lombok, les secouristes continuent à déblayer les décombres, le bilan pourrait donc encore s’aggraver. 

Plus de 70.000 personnes se retrouvent sans domicile et dorment dans des abris de fortune manquant de nourriture, d’eau potable et de médicaments, trois jours après le séisme meurtrier sur l’île indonésienne de Lombok, ont indiqué mercredi les autorités. Le tremblement de terre de magnitude 6,9 survenu dimanche soir a tué au moins 131 Indonésiens, selon un bilan officiel actualisé mercredi.

Un bilan qui risque encore de s’alourdir. “Nous estimons que le bilan de 131 (morts) va continuer d’augmenter”, a déclaré un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. Le précédent bilan faisait état de 105 morts. 

“Les efforts pour évacuer des gens se sont intensifiés, mais il y a encore beaucoup de problèmes sur le terrain”, a déclaré mercredi un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nurgroho. “Le nombre de victimes continue d’augmenter. Plus de 70.000 personnes ont été évacuées et des dizaines de milliers de maisons ont été détruites”, a-t-il ajouté.

Des ressources humaines “limitées”. Les équipes de secours continuaient de déblayer des débris de bâtiments effondrés à l’aide d’excavateurs, faisant craindre une hausse du bilan des victimes. La province des Petites îles de la Sonde occidentales, où se trouve Lombok, manque cruellement de nourriture, de médicaments et de personnel médical, a indiqué le gouverneur, Muhammad Zainul Majdi. “Nos ressources humaines sont limitées. Il faut des auxiliaires médicaux dans les abris de fortune et d’autres doivent être mobiles”, a-t-il déclaré. “L’ampleur de ce tremblement de terre est énorme pour nous ici, dans les Petites îles de la Sonde occidentales, c’est notre première expérience” de la sorte, a encore dit le gouverneur.

Des villages rasés de la carte. Dans certaines parties de l’île d’une superficie de quelque 4.700 kilomètres carrés, des villages ont été presque entièrement détruits. “Certains villages que nous avons visités sont détruits à presque 100%, toutes les maisons se sont effondrées, les routes sont fissurées et les ponts se sont écroulés”, a déclaré un porte-parole de la Croix rouge indonésienne, Arifin Muhammad Hadi. Des abris de fortune ont été aménagés au bord de routes ou dans des rizières, mais de nombreux agriculteurs sont réticents à l’idée de quitter leurs maisons endommagées et d’abandonner leur cheptel.

-Venezuela : des députés seront jugés pour l'”attentat” contre Maduro

Nicolas Maduro a aussi impliqué mardi l’opposant Julio Borges, actuellement en exil, dans l'”attentat” dont il prétend avoir été la cible. 

L’Assemblée constituante vénézuélienne entamera mercredi un processus visant à traduire en justice des députés de l’opposition. Ces derniers sont accusés d’être impliqués dans l’attaque présumée aux drones contre le président Nicolas Maduro, a annoncé mardi cette assemblée dotée de pouvoirs illimités.

Supprimer leur immunité. Le président de l’Assemblée constituante, Diosdado Cabello, a convoqué une session qui aura pour unique ordre du jour la “suppression de l’immunité parlementaire des députés impliqués” dans “l’attentat” contre Nicolas Maduro. Selon les autorités vénézuéliennes, deux drones chargés chacun d’un kilo de C4, un puissant explosif militaire, ont explosé à proximité de la tribune présidentielle lors d’une parade militaire samedi à Caracas, blessant sept soldats.

Julio Borges aussi accusé… Simultanément à l’annonce de l’Assemblée constituante, Nicolas Maduro a impliqué l’opposant Julio Borges, ancien président du Parlement, actuellement en exil, dans l'”attentat” dont il dit avoir été la cible. Julio Borges est l’une des figures les plus connues de l’opposition vénézuélienne. Le président Maduro a accusé Julio Borges et un député de l’opposition, Juan Requesens, d’être impliqués dans cet “attentat” lors d’une longue allocution diffusée sur la radio et la télévision officielles. 

… dénonce une “farce”. Julio Borges a dans la foulée qualifié de “farce” l'”attentat” dont le président Nicolas Maduro dit avoir été la cible. “Ni le pays ni le monde ne croient à ta farce de l’attentat”, a-t-il écrit sur Twitter. “Nous savons tous que c’est un montage pour nous poursuivre et pour nous condamner, nous qui nous opposons à ta dictature”.

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