Vague de violence à Chicago : au moins douze morts ce week-end

Au moins douze personnes ont été tuées et des dizaines blessées lors de multiples fusillades, attribuées pour la plupart aux gangs qui gangrènent la troisième ville américaine.

Au moins douze personnes ont été tuées et des dizaines blessées lors de multiples fusillades survenues à Chicago au cours du week-end, attribuées pour la plupart aux gangs qui gangrènent la troisième ville américaine.

D’après le décompte effectué par le quotidien local Chicago Tribune, 40 personnes ont été touchées par balle en l’espace de seulement sept heures. Parmi elles, de simples passants, comme de présumés membres de gangs. Entre vendredi soir et lundi matin, la police a officiellement dénombré 66 personnes atteintes par balle. Le journal, qui examine également les zones hors de la compétence du Chicago Police Department, en a décompté 70. Les gangs sont très actifs dans les quartiers de l’ouest et du sud de la ville de l’Illinois, très pauvres et avec une forte prédominance de minorités ethniques.

Plus de 320 meurtres depuis le début de l’année. Lors d’une conférence de presse, les autorités de la ville ont insisté sur le fait que le lourd bilan du week-end s’inscrivait dans un contexte de baisse de la violence par armes à feu: les fusillades ont reculé de 30% et les meurtres de 25%, par rapport à la même période de l’an dernier. Reste que la ville située au bord du lac Michigan déplore désormais plus de 320 meurtres depuis le début de l’année, soit le bilan le plus élevé aux États-Unis, éclipsant même les deux plus grandes villes du pays New York et Los Angeles. Le maire démocrate Rahm Emanuel, ancien secrétaire général de Barack Obama à la Maison Blanche, a lancé un appel aux habitants pour qu’ils dénoncent les responsables des fusillades de ces derniers jours. “Ils ont une responsabilité morale de parler, afin qu’il puisse y avoir une mise en responsabilité devant la justice pour ces actions”, a-t-il dit.

Près de 5.600 armes saisies dans la ville. Au cours du week-end, la police a arrêté 46 personnes pour des infractions liées à des armes à feu et a confisqué 60 armes, portant à près de 5.600 le nombre saisi dans la ville. Pour les autorités locales, une réglementation plus souple sur les armes à feu dans les Etats voisins permet aux trafiquants d’en acheter plus facilement puis de les faire entrer illégalement en Illinois. Les autorités fédérales ont créé un groupe spécial d’intervention pour cibler les récidivistes en matière d’armes à feu et les trafiquants.

Plusieurs coups de feu en l’espace de trois heures, ce week-end. La police avait indiqué plus tôt lundi que les balles avaient fusé à plusieurs occasions dans la foule, sans discernement, dans des territoires de gangs rivaux. Un repas de funérailles a notamment été visé. Un enfant de 11 ans figure parmi les blessés. De multiples coups de feu ont été entendus durant la nuit de samedi à dimanche, jusqu’à dix en l’espace de trois heures, selon la chaîne de télévision CNN. Ce regain de violence a coïncidé avec la tenue du célèbre festival de musique Lollapalooza au cœur de la ville, ce qui a mobilisé une quantité importante des effectifs policiers. Le festival n’a pas été affecté par des tirs, a relevé la police. En 2016, le nombre de meurtres à Chicago avait atteint un plus haut en près de 20 ans, ce qui vaut régulièrement à la ville les critiques du président Donald Trump.

Mexique : Lopez Obrador dit que personne ne menacera le Mexique avec un mur

Andres Manuel Lopez Obrador, qui prendra ses fonctions en décembre, a déclaré lundi que le Mexique allait “changer le rapport de force” en devenant “une puissance”. 

Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a déclaré lundi que personne ne menacera à l’avenir son pays avec la construction d’un mur à la frontière, dans une réponse à peine voilée aux déclarations du président américain, Donald Trump.

Le Mexique, bientôt “une puissance”. “Le Mexique va devenir une puissance et va changer le rapport de forces, personne ne va nous menacer de fermer nos frontières ou de militariser la frontière, de construire un mur” a déclaré Andres Manuel Lopez Obrador, qui prendra ses fonctions le 1er décembre prochain. “Cela sera possible parce que le pays va connaître de la croissance et qu’il y aura de l’emploi”, a-t-il ajouté.

Trump veut une frontière sûre. Donald Trump a récemment indiqué sur Twitter que les Etats-Unis avaient besoin d’une frontière sûre notamment parce que le Mexique a enregistré un nombre record d’homicides en 2017 (28.711). Donald Trump a été élu à la Maison-Blanche notamment sur ses promesses d’expulser les migrants sans papiers et de construire un mur à la frontière avec le Mexique pour empêcher l’entrée de clandestins, qualifiant certains d’entre eux de criminels.  Ses déclarations explosives ont déclenché la pire crise diplomatique depuis des décennies entre les deux voisins.

Une rencontre mais sans aborder la question du mur. Le 14 mai, une délégation américaine de haut rang dirigée par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo s’est rendue à Mexico pour rencontrer Andres Manuel Lopez Obrador. Le sujet du mur n’a toutefois pas été abordé, pas plus que dans les courriers que Donald Trump et son futur homologue mexicain ont ensuite échangés. 

Le pape “impressionné” par les décisions de l’Eglise catholique chilienne

Le pape François a salué l’Eglise chilienne, “l’exemple” d’une “communauté épiscopale unie”, pour son attitude face aux scandales de pédophilie qui la concerne.

Le pape François s’est dit “impressionné” par les mesures adoptées et le travail de “réflexion et de discernement” mené par les évêques chiliens face aux scandales de pédophilie qui secouent l’Eglise catholique au Chili, selon un courrier diffusé lundi.

“L’exemple d’une communauté épiscopale unie”. “Je suis convaincu que les évêques apporteront toute leur aide dans ce processus. Mais ce qui m’a le plus touché est l’exemple de communauté épiscopale unie qui a été donné”, a ajouté le souverain pontife argentin dans une lettre manuscrite rendu publique par la Conférence épiscopale chilienne.

Des excuses… Les évêques chiliens se sont récemment excusés d’avoir “manqué à leurs devoirs de pasteurs” et de ne pas avoir “écouté, cru, reçu ou accompagné les victimes des graves péchés et des injustices commises par les prêtres et par les membres de l’Eglise”, au terme d’une assemblée extraordinaire de la Conférence épiscopale.

… et une série de mesures. A cette occasion, les évêques ont annoncé une série de mesures pour répondre et résoudre la crise que traverse le clergé chilien. Ils se sont notamment engagés à collaborer avec le parquet, qui a ouvert 38 enquêtespour abus sexuels présumés sur 104 victimes, dont la majorité étaient mineures au moment des faits.  Ils ont également promis de rencontrer “personnellement” les victimes. Mais aussi de faire une “autocritique” pour comprendre ce qui “a pu laisser ces abus se produire et pour que ces faits ne se reproduisent plus jamais” 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *