Brésil : Lula reçoit un message du pape dans sa prison

Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula, l’emprisonnement de Lula est un sujet de préoccupation pour le pape François. 

Le pape François a adressé un court message manuscrit à Luiz Inacio Lula da Silva dans un recueil d’interviews de l’ex-président brésilien, en prison depuis avril pour corruption, a indiqué le service de communication de l’ex-dirigeant brésilien.

“Avec ma bénédiction”. “A Luiz Inacio Lula da Silva, avec ma bénédiction et en lui demandant de prier pour moi, François”, écrit le souverain pontife sur la page de garde du livre La vérité va gagner, publié en mars. Cet ouvrage lui a été apporté par l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula, Celso Amorim, à l’occasion d’une audience qui s’est déroulée jeudi au Vatican. Dans sa prison, Lula a reçu une photo imprimée du message.

Son emprisonnement “préoccupe” le pape. Celso Amorim était accompagné de l’ex-ministre argentin Alberto Fernández et de l’ex-sénateur chilien Carlos Ominami. L’audience a duré un peu plus d’une heure, a affirmé l’ex-ministre brésilien dans une vidéo publiée sur le compte officiel Facebook de Lula. “Le sujet principal a été la situation du président Lula, qu’il suit avec intérêt et qui le préoccupe”, a affirmé Celso Amorim, qualifiant d'”historique” cette rencontre avec le pape.

Coupable ou victime d’un complot ? L’ex-président, âgé de 72 ans, purge actuellement une peine de 12 ans et un mois de prison à Curitiba pour corruption passive et blanchiment d’argent. Le leader du parti des Travailleurs (PT, gauche), qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010, se dit innocent et victime d’un complotpour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre, pour laquelle il est crédité, selon les sondages, de 30% des voix.

Conflit en Colombie : plus de 260.000 morts en 60 ans, dont 82% de civils

Un bilan des violences en Colombie dévoilé jeudi révèle aussi le nombre d’enlèvements et de violences sexuelles depuis 1958. 

Les violences en Colombie ont fait 262.197 morts en soixante ans, dont 82% de civils, selon un rapport officiel mis à jour jeudi.

Les paramilitaires d’extrême-droite, les plus meurtriers. La grande majorité des tués “sont des personnes issues de la population civile : 215.000 civils contre 46.813 combattants”, précise le Centre national de la mémoire historique (CNMH), l’organisme public à l’origine de cette étude. Les paramilitaires d’extrême droite sont les principaux responsables des tueries, avec 94.754 homicides qui leur sont imputés. Les guérillas de gauche sont jugées responsables elles de la mort de 36.683 personnes tandis que les agents de l’Etat ont tué 9.804 personnes, précise le rapport. Les autres meurtres sont imputés à des groupes issus de la démobilisation de milices d’extrême droite en 2006, ou à des acteurs non identifiés.

Un bilan en hausse car de nouvelles sources. Dans une première enquête officielle publiée il y a six ans, intitulée “Basta Ya”, le CNMH estimait que l’embrasement du pays avait fait 220.000 morts entre 1958 et 2012. Le nouveau bilan publié jeudi étend la période d’analyse du conflit jusqu’en 2018 et intègre de nouvelles sources, ce qui explique l’augmentation du nombre de victimes recensées.

Les mouvements de guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) étaient entrés en guerre ouverte contre le gouvernement en 1964. Ce conflit a, au fil des décennies, impliqué différentes milices paramilitaires, plus d’une trentaine de guérillas et l’armée faisant, en plus des morts et des disparus, 6,9 millions de personnes déplacées.

Les enlèvements et violences sexuelles aussi évalués. Le CNMH revoit à la hausse également dans son rapport le nombre d’enlèvements sur cette période. Il évalue le nombre de personnes enlevées à 37.094, contre 27.023 il y a six ans, la majorité ayant été entre les mains des FARC et de l’ELN.  Le nombre de violences sexuelles répertoriées explose, passant de 1.754 dans le précédent rapport à 15.687 aujourd’hui, pour la période allant de 1958 à 2018. Les auteurs de l’étude estiment enfin que 17.804 mineurs ont été recrutés par divers groupes armés pendant ces décennies de violence.

Uruguay : nombre d’assassinats record au premier semestre 2018

Une tendance à la hausse, “qui a commencé en novembre 2017, comme point de rupture, s’est consolidée au cours de la première partie de l’année”, a expliqué le ministre de l’Intérieur. 

L’Uruguay a enregistré 218 homicides au cours des six premiers mois de l’année, une augmentation de 66,4% par rapport à la même période en 2017, soit un record historique, selon des chiffres officiels publiés jeudi.

Nette détérioration. Les données présentées jeudi par le ministère de l’Intérieur montrent une nette détérioration de la situation sécuritaire, avec une augmentation de 55,8% des vols à main armée, et de 26,9% des vols en général. “L’évolution des délits au premier semestre 2018 a été en hausse par rapport à la même période en 2017. Cette tendance, qui a commencé en novembre 2017, comme point de rupture, s’est consolidée au cours de la première partie de l’année”, a expliqué le ministre. 

La moitié des homicides élucidés. Dans le rapport, il est précisé que 50,5% des meurtres ont été élucidés par les autorités. Sur l’ensemble, 85% des victimes étaient des hommes et 15% des femmes.

Un assassinat toutes les 20 heures. Les chiffres officiels viennent confirmer une étude privée, réalisée plus tôt par la Fundación Propuestas, qui avait conclu que le taux d’assassinats est en moyenne de 36 par mois, soit un toutes les 20 heures. Dans le contexte latino-américain, l’Uruguay est considéré comme un pays sûr. En 2017, 283 personnes ont été tuées dans ce pays de 3,5 millions d’habitants situé entre les deux géants régionaux, l’Argentine et le Brésil.

Les pompiers peinent à circonscrire deux gros incendies en Californie

Le “Carr fire” et le “Ferguson fire” durent respectivement depuis 10 jours et depuis trois semaines.

Les milliers de pompiers luttant contre les nombreux incendies  en Californie peinaient à circonscrire les deux plus importants brasiers, dont l’un brûle depuis presque trois semaines et l’autre est désormais l’un des plus destructeurs de l’Etat.

Le “Carr fire”, le 6ème plus destructeur de Californie. Selon un bilan jeudi matin du service des pompiers Calfire, le “Carr Fire” a détruit près de 51.000 hectares depuis son départ le 23 juillet à la suite de la “défaillance mécanique d’un véhicule”. Il a aussi réduit en cendres 1.465 structures, dont un millier de résidences, ce qui en fait le sixième plus destructeur à ce stade de cet Etat de la côte ouest américaine.

Six tués dont deux pompiers. Les plus de 4.200 pompiers déployés, dont deux ont été tués la semaine dernière, sont parvenus à le circonscrire à 35%. Quatre civils ont également péri à cause de ce feu. “La nuit dernière, le vent, le terrain escarpé et la sécheresse ont compliqué la tâche des pompiers”, a indiqué Calfire, prévoyant “de légers vents de sud-est pour aujourd’hui avec des conditions climatiques chaudes et sèches”.

Le “Ferguson Fire” menace la parc Yosemite. Autre foyer important, le “Ferguson Fire”, qui a débuté le 13 juillet. Après presque trois semaines, il n’était circonscrit jeudi matin qu’à 39%. Il a brûlé 27.765 hectares, dont 2.300 dans la seule nuit de mercredi à jeudi. “Le système de haute pression au-dessus de l’incendie s’est affaibli au cours de la semaine, résultant en des conditions plus chaudes et plus sèches”, a relevé Inciweb, service d’information sur les incendies. Cet incendie sévit près du très touristique parc national de Yosemite, dont la fermeture partielle a été prolongée par le service des parcs nationaux jusqu’au 5 août si les conditions le permettent.

Deux autres feux mieux contenus. Quand au “Mendocino Complex”, composé de deux foyers, quelques progrès ont été enregistrés : le “River Fire” était contenu à 50% après avoir brûlé plus de 14.200 hectares et le “Ranch Fire” à 33%, avec plus de 30.300 hectares détruits. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû évacuer face à l’avancée des flammes. Depuis quelques jours, une partie d’entre elles a été autorisée à retourner sur place.

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