Ressources naturelles : l’humanité vit à crédit à partir d’aujourd’hui

L’humanité a consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an. 

Date alarmante, ce mercredi 1er août est le “jour du dépassement”. À partir d’aujourd’hui, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an. Conséquence, elle vivra désormais “à crédit” pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network

Qu’est ce que le jour du dépassement ? Le 1er août est “la date à laquelle nous aurons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber”, explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network. Selon WWF, il faudrait aujourd’hui à l’humanité l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à ses besoins.

Comment est-il calculé ? Comme le rappellentLes Échos, Global Footprint Network utilise deux outils pour calculer la date du “jour du dépassement”. Tout d’abord l’emprunte écologique, “qui mesure en surface les besoins en ressources naturelles nécessaires à un individu”. Cette surface calculée est ensuite rapportée au deuxième outil, la surface de la biocapacité de la terre, “où l’on mesure ce qu’elle est capable de produire en ressources renouvelables et ce qu’elle peut absorber comme déchets issus de leur consommation”. 

Pourquoi arrive-t-il de plus en plus tôt ? La date du 1er août est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du “jour du dépassement” au début des années 1970. À l’époque, la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, le jour du dépassement était intervenu le 3 août.

Selon Valérie Gramond de WWF, le mouvement “s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage”. “On met à mal la capacité de la planète à se régénérer”, en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle, rappelant que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle.

La France parmi les mauvais élèves. Le “jour du dépassement” français arrive lui aussi toujours plus tôt. Alors qu’en 1961, il tombait seulement le 30 septembre, il est intervenu cette année dès le 5 mai. Pour la première fois, WWF avait décidé à cette occasion de communiquer séparément pour la France pour “envoyer un signal fort  à un moment politique clef où plusieurs lois et décisions sont attendues dans les domaines de l’alimentation, des mobilités, de l’énergie, de la biodiversité ou encore de la lutte contre la déforestation importée”.

Selon l’ONG, si l’humanité vivait comme les Français, dont les deux tiers de l’emprunte écologique sont liés à l’alimentation, aux déplacements et à l’énergie pour le logement, elle aurait ainsi aujourd’hui “besoin de l’équivalent de 2,9 planètes Terre pour subvenir à ses besoins”.

Or, la situation diffère fortement selon les pays, la moyenne mondiale se situant au niveau de 1,7 terres. “Nous avons des responsabilités différentes : des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte”, souligne Pierre Cannet de WWF. Si l’ensemble de l’humanité vivait comme eux, le “jour du dépassement” interviendrait dès les 9 et 19 février. À l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Comment inverser la tendance ? 

“On doit passer du cri d’alarme à l’action”, estime Pierre Cannet, qui s’inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation. Sur le site internet du “jour du dépassement” sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance : revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l’expansion démographique. Chacun peut calculer son empreinte écologique surhttp://www.footprintcalculator.org/.

LeBron James : “Trump utilise le sport pour nous diviser”

 

Le basketteur le plus célèbre du monde, LeBron James, s’en est pris à Donald Trump, qui a par le passé critiqué plusieurs sportifs américains.

La star du basket américain LeBron James a accusé mardi le président Donald Trump d’utiliser le sport pour “diviser” les Américains en fonction de leur couleur de peau, après la polémique sur les joueurs de football américain qui mettent genou à terre pendant l’hymne national.

“C’est grâce au sport que j’ai côtoyé quelqu’un de blanc”. “Je pense que notre président essaye de diviser”, a expliqué le nouveau joueur des Lakers lors d’une interview sur CNN. “C’est quelque chose que je ne peux pas comprendre, parce que je sais que c’est grâce au sport que j’ai côtoyé quelqu’un de blanc pour la première fois”, a ajouté le joueur de 33 ans, natif d’Akron, ville ouvrière de l’Ohio, dans le nord du pays.

Donald Trump n’a de cesse de critiquer depuis près d’un an les joueurs de football américain, majoritairement noirs, qui s’agenouillent pendant l’hymne national pour protester contre les violences policières. En mai, le milliardaire républicain avait même estimé que ces joueurs ne “devraient peut-être pas être dans le pays”.

James, farouche opposant de Trump. LeBron James, le joueur le plus médiatisé de la NBA, est un farouche adversaire du président Trump. Interrogé sur ce qu’il lui dirait s’il venait à s’asseoir en face de lui, James a répondu : “Je ne serais jamais assis en face de lui”. “Je m’assiérais en face de Barack par contre”, a-t-il ajouté, en référence à l’ancien président démocrate Obama, dont il a soutenu les campagnes en 2008 et 2012.

Facebook dévoile de nouvelles tentatives de manipulation “coordonnée” avant les midterms

32 comptes ou profils Facebook et Instagram ont été identifiés et supprimés par le réseau social. Les auteurs n’ont pas été identifiés. Une organisation liée à la Russie pourrait avoir des liens avec les comptes supprimés. 

Facebook a identifié de nouvelles tentatives de manipulation politique de sa plateforme à l’approche des élections législatives de mi-mandat aux États-Unis, mais sans en identifier les auteurs, a annoncé le réseau social mardi en précisant avoir fermé comptes et pages concernés.

Tout en affirmant ne pas savoir qui est derrière cette action “coordonnée”, le groupe indique toutefois qu'”une partie de ces activités est cohérente avec ce que (Facebook) avait vu de la part de (l’organisation liée à la Russie) Internet Research Agency” au moment de l’élection présidentielle de 2016.

Près de 10.000 messages publiés sur le site. Au total, ce sont 32 comptes ou profils Facebook et Instagram qui ont été identifiés et supprimés par le réseau social. Le plus ancien avait été créé en mars 2017, le plus récent en mai 2018. Au total, ils avaient publié près de 10.000 messages sur le site.

Ces pages étaient suivies par 290.000 comptes et ont dépensé 11.000 dollars pour sponsoriser près de 150 contenus (“ads”), les rendant ainsi plus visibles.

“Nous avons constamment besoin de nous améliorer”, reconnaît Zuckerberg.“Nous faisons face à des adversaires déterminés, bien financés, qui n’abandonneront jamais et changent tout le temps de tactique. C’est une course aux armes, et nous aussi nous avons constamment besoin de nous améliorer”, explique le groupe de Mark Zuckerberg dans un communiqué. 

Selon un article du New York Times, relayé sur le compte Twitter de Facebook, des responsables de l’entreprise ont indiqué lors de réunions au Congrès que “la Russie pouvait être impliquée” dans cette affaire.

Dans son communiqué, Facebook explique également avoir trouvé “des liens” entre les comptes supprimés “et les comptes de l’IRA (l’Internet Research Agency), désactivés l’année dernière”. Facebook avait indiqué en octobre qu’environ “10 millions de personnes aux États-Unis” avaient visionné des contenus sponsorisés financés par près de 500 comptes activés depuis la Russie avant l’élection présidentielle de 2016.

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