L’Opéra de Paris prépare une grande “académie” en ligne pour 2019

L’Opéra de Paris et Huawei vont mettre en ligne des contenus vidéo à destination du grand public, des étudiants et des enseignants.

L’Opéra de Paris poursuit sa conquête du numérique et des jeunes. L’institution a annoncé lundi soir un partenariat avec le géant chinois du numérique Huawei pour créer une “digital académie”. A son lancement mi-2019, pour les 350 ans de l’Opéra de Paris, elle proposera des cours, des master-class, des archives ainsi que des vidéos sur les opéras et les ballets. “On pourrait attendre que les spectateurs viennent et qu’ils achètent un billet, mais le numérique est un moyen de leur parler. L’académie, elle, est une nouveauté absolue : aucun opéra au monde ne propose ça”, insiste Philippe Thiellay, Directeur Général Adjoint de l’Opéra de Paris.

Plateforme numérique. Avec cette plateforme numérique, l’Opéra de Paris proposera de nombreux contenus. “Nous ne savons pas exactement combien d’heures de travail et de vidéos cela représentera, mais l’idée n’est pas de créer simplement quelques pages web”, assure Philippe Thiellay. Pour ce faire, des contenus à destinations de trois publics différents seront proposés : le grand public, les étudiants et les professeurs. Les premiers pourront accéder gratuitement à des vidéos 360 degrés de montage de décors, des outils de création collective, des visites découvertes des métiers de l’Opéra et des modules d’enseignement en ligne. Les élèves et les étudiants trouveront eux des aides à la préparation de concours, des dossiers thématiques par niveau d’études du CP à la thèse ainsi que des rencontres virtuelles avec des professionnels de l’Opéra.

Convaincre un nouveau public. Les enseignants, de leur côté, auront accès à des contenus en lien avec le programme scolaire par matière, des spectacles en classe à la demande et des aides à la préparation des cours. Le tout sera entièrement gratuit et doit permettre de séduire un nouveau public. “Depuis quelques années, l’Opéra a essayé de transformer la façon qu’il a d’assurer ses missions : la fidélité à l’histoire, la sauvegarde et la création. Nous voulons parler différemment au public, élargir notre cible. C’est ce que nous faisons déjà avec certaines opérations à destination des jeunes et notamment avec les avant-premières -28 ans ou le programme ‘Ma première fois à l’opéra’. Dans ce domaine-là, le numérique est incontournable”, explique le directeur général adjoint.

Partenariat avec Huawei. Pour le lancement de son académie, l’Opéra de Paris s’est allié à Huawei. Le constructeur chinois investira 300.000 euros chaque année sur trois ans pour le lancement de la plateforme. Il offrira également ces compétences techniques, notamment dans le domaine du cloud, pour la préparation du site. Ces dernières années, l’Opéra de Paris a multiplié les partenariats avec les entreprises du numérique. Un premier accord avait été signé avec le spécialiste de l’audio et des enceintes haut de gamme Devialet afin de proposer un espace dédié à la start-up du Palais Garnier.

Espace: un vaisseau cargo russe rejoint l’ISS en un temps record

Un vaisseau russe Progress MS-09 a atteint la Station spatiale internationale mardi en un temps record de 3h40 soit deux orbites de la Terre. Le précédent record était de quatre orbites, soit 5h39.

Un vaisseau cargo russe a rejoint mardi la Station spatiale internationale (ISS) en un temps inédit de 03h40 contre deux jours suivant la trajectoire classique et un précédent record de 5h39, a annoncé l’agence spatiale russe Roskosmos.

Un vol exceptionnellement court. Après avoir décollé avec succès lundi à 23h51 (heure français) depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, le vaisseau Progress MS-09 porté par une fusée Soyouz 2.1a a rallié l’ISS mardi à 3h31 (heure française), selon Roskomos. “La durée de son vol, entre le départ du vaisseau jusqu’à son amarrage avec la station orbitale a duré 03h40”, a indiqué l’agence spatiale, soulignant qu’il s’agit d’une “première dans l’histoire des vaisseaux cargos Progress”.

Une liaison soumise à la position de l’ISS. Les liaisons en environ 3h30 sont permises par un nouveau système de navigation par satellite. Le vaisseau Progress reste néanmoins dépendant, pour rejoindre l’ISS, de la position de la station orbitale par rapport à la Terre au moment du lancement, qui le force à effectuer un nombre plus ou moins élevé d’orbites avant de pouvoir s’amarrer. La trajectoire classique prend ainsi deux jours, soit 34 orbites, contre seulement deux orbites pour le vol de mardi. Le record précédent, en quatre orbites, était de 5h39, selon l’agence de presse russe RIA Novosti.

Deux essais ratés. Un responsable du secteur spatial russe, Alexandre Kaléri, a indiqué à l’agence Ria-Novosti qu’après un nouvel essai réussi de vol de ravitaillement, “la voie sera ouverte pour des vols habités”. En février, le Progress MS-07 n’avait pas pu rejoindre l’ISS selon la trajectoire en 3h30, en raison d’un lancement annulé au dernier moment. Un autre essai raté avait également eu lieu en octobre 2017.

Deux tonnes de matériel. En s’amarrant mardi à l’ISS, le Progress MS-09 apporte aux spationautes plus de deux tonnes de matériel pour la station, notamment du combustible mais aussi de l’oxygène, de l’eau et du matériel pour les expériences scientifiques. Le 8 juin, le Russe Sergueï Prokopiev, l’Américaine Serena Auñón-Chancellor et l’Allemand Alexander Gerst ont rejoint les astronautes américains Drew Feustel et Richard Arnold, ainsi que le cosmonaute russe Oleg Artemiev, sur place depuis le 21 mars.

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