Données personnelles : le régulateur britannique veut infliger une amende à Facebook

Le régulateur britannique de la protection des données a condamné Facebook à une amende de 500.000 livres pour avoir enfreint la loi britannique à travers les données de ses utilisateurs exploitées par Cambridge Analytica.

Le régulateur britannique de la protection des données (ICO) a annoncé mercredi son intention d’infliger une amende de 500.000 livres (565.000 euros) à Facebook à la suite de l’affaire Cambridge Analytica, et de l’utilisation à leur insu de données de millions d’utilisateurs.

Une enquête dès mars. L’ICO avait ouvert une enquête dans la foulée de cette affaire qui concerne quelque 87 millions d’utilisateurs du géant américain des réseaux sociaux, afin de faire la lumière sur d’éventuelles interférences avec le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE de juin 2016.

Facebook est empêtré depuis plusieurs mois dans le scandale Cambridge Analytica (CA). Cette société britannique est accusée d’avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles d’utilisateurs à des fins politiques, notamment pour faire gagner le Brexit au Royaume-Uni et Donald Trump à la présidentielle américaine en 2016. Le groupe a lui-même reconnu avoir su dès 2015 que des données personnelles étaient arrivées jusqu’à CA.

Conclusion, Facebook a enfreint la loi. Dans un communiqué publié mercredi, l’ICO indique que son enquête “a conclu que Facebook avait enfreint la loi en omettant de protéger les données personnelles. Elle a également constaté que l’entreprise n’a pas fait preuve de transparence quant à la façon dont les données des personnes ont été recueillies par d’autres”.

Le régulateur annonce en conséquence “son intention d’infliger une amende” de 500.000 livres à Facebook pour violation de la loi britannique sur la protection des données. L’ICO précise que le groupe américain dispose de la possibilité de répondre à cette mise en demeure avant qu’une décision finale ne soit prise.

Une punition avant tout comme exemple. “Les amendes et les poursuites punissent les mauvais acteurs, mais mon véritable objectif est d’apporter des changements et de rétablir la confiance dans notre système démocratique”, a déclaré dans le communiqué Elizabeth Denham, à la tête de l’ICO.

Des conclusions “examinées” par Facebook. Erin Egan, chargée des questions de vie privée chez Facebook, a indiqué que le groupe “examinait” les conclusions de l’ICO et qu’il y répondrait “bientôt”. “Nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’ICO dans son enquête sur Cambridge Analytica, tout comme nous l’avons fait avec les autorités des États-Unis et d’autres pays”, a-t-elle déclaré, citée par l’agence britannique Press Association. “Nous aurions dû faire davantage (…) et prendre des mesures en 2015”, a-t-elle dit.

Warner Bros propose de construire un téléphérique jusqu’au célèbre panneau Hollywood

L’attrait suscité par le célèbre panneau qui domine le mont Lee à Hollywood provoque l’engorgement des quartiers résidentiels à proximité.

Le studio Warner Bros propose de construire un téléphérique pour accéder au célèbre panneau “Hollywood”, l’une des principales attractions touristiques de la capitale du cinéma américain Los Angeles. Le coût du projet, qui comprend la construction d’un centre d’accueil touristique à proximité des incontournables lettres blanches, est estimé à 100 millions de dollars.

Afflux de touristes. Le panneau “Hollywood” est “un important repère historique de la ville de Los Angeles, reconnu dans le monde entier”, explique Warner Bros dans un communiqué publié mardi. “Sa renommée a cependant eu des effets négatifs, comme l’augmentation de la circulation dans les quartiers résidentiels alentour et des problèmes de sécurité”, souligne le texte. “L’idée d’un téléphérique a déjà été proposée par le passé et s’est récemment imposée comme une solution potentielle”.

Une solution environnementale. Le trajet, long d’1,6 km, prendrait autour de six minutes en téléphérique, dans chaque sens. Bien que l’installation soit amenée à être érigée sur un terrain appartenant à la Warner, la société entend demander l’avis de la ville, des riverains et d’associations environnementales. Le feu vert du conseil municipal de Los Angeles sera de toutes façons nécessaire avant la mise en route du projet, pour lequel aucun calendrier n’a encore été établi. “Nous pensons proposer la solution ayant le plus faible impact sur l’environnement, protégeant et préservant le parc Griffith et les quartiers résidentiels alentour”, avance la Warner.

Neuf lettres mythiques. Rénovées et repeintes en 2012, les lettres géantes ne sont pas accessibles au public, mais il est possible de s’en approcher suffisamment par l’arrière en empruntant un sentier sur le mont Lee, où vivent de nombreuses stars du monde du divertissement. Le panneau avait été installé à l’origine, en 1923, afin de faire la promotion du projet immobilier “Hollywoodland”, mais les quatre dernières lettres ont été retirées dans les années 1940.

Neuf donateurs se sont engagés dans les années 1970 à prendre soin chacun de l’une des lettres restantes. Mais cette attraction touristique a failli disparaître lorsque les propriétaires des terrains situés au pied de la colline ont envisagé de les vendre. Le fondateur de Playboy, Hugh Hefner, a contribué à sauver le panneau en 2010, avec le soutien de l’acteur Arnold Schwarzenegger, alors gouverneur de Californie, et de célébrités comme Steven Spielberg et Tom Hanks.

États-Unis : un ex-ingénieur d’Apple accusé de vol de secrets industriels

Un ancien ingénieur d’Apple, embauché en 2015 pour travailler sur du matériel et des logiciels secrets pour des véhicules autonomes, a reconnu avoir transféré des fichiers du géant informatique sur l’ordinateur de sa femme. 

Un ancien ingénieur d’Apple est accusé d’avoir volé des secrets industriels concernant un projet de voiture autonome, à quelques jours de son départ pour une start-up chinoise. Xiaolang Zhang, qui est en détention, risque 10 ans de prison et une amende de 250.000 dollars, selon une copie de la plainte du FBI, déposée lundi et publiée en ligne.

Une démission soudaine après un voyage en Chine. Xiaolang Zhang avait été embauché par Apple en décembre 2015 pour rejoindre une équipe développant du matériel et des logiciels pour des véhicules autonomes, un projet qui était un “secret bien gardé”, selon la plainte. L’ingénieur a pris un congé paternité en avril et s’est rendu avec sa famille en Chine. À son retour, il a dit à l’un de ses supérieurs qu’il démissionnait pour retourner en Chine afin d’être auprès de sa mère malade.

Mais il a aussi affirmé qu’il prévoyait d’aller travailler pour une start-up chinoise de véhicules autonomes, appelée Xiaopeng Motors, ou XMotors, à Canton (sud de la Chine), selon le texte. Jugeant que Zhang se montrait “évasif”, le superviseur a fait venir une équipe de sécurité d’Apple, qui a récupéré tout le matériel appartenant à l’entreprise qui était en sa possession et l’a fait sortir du campus.

Des fichiers transférés sur l’ordinateur de sa femme. L’équipe a constaté que l’activité de Zhang sur le réseau de l’entreprise avait augmenté “de façon exponentielle” au cours des jours précédant son retour de congé de paternité. Plus tard, Zhang a notamment admis avoir transféré des fichiers Apple sur l’ordinateur de sa femme, a indiqué le FBI dans sa plainte. Zhang se rendait en Chine avec un “billet aller-retour de dernière minute” lorsque des agents du FBI l’ont arrêté à l’aéroport de San Jose.

“Apple prend la confidentialité et la protection de sa propriété intellectuelle très au sérieux”, a déclaré le géant de la tech basé en Californie. “Nous travaillons avec les autorités sur cette question et ferons tout notre possible pour nous assurer que cette personne et toute autre personne impliquée rendent des comptes pour leurs actions”.

Guerre commerciale : nouvelle salve de taxes de Washington sur des produits chinois

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle salve de taxes sur l’importation de 200 milliards de dollars de produits chinois dès septembre dans le cadre de la guerre commerciale que se livrent les deux pays.

Les États-Unis ont tiré une nouvelle salve dans la guerre commerciale avec la Chine en dressant une liste supplémentaire de produits chinois importés d’un montant de 200 milliards de dollars (soit 170 milliards d’euros) par an qu’ils menacent de taxer dès septembre.

Les mesures de rétorsion chinoises sont “injustifiables”, selon l’administration Trump. “Depuis plus d’un an, l’administration Trump a patiemment demandé à la Chine de mettre fin à ses pratiques déloyales, d’ouvrir ses marchés et de se livrer à une concurrence basée sur les forces du marché”, a affirmé mardi le représentant américain au Commerce américain (USTR) Robert Lighthizer dans un communiqué.

“Malheureusement, la Chine n’a pas changé de comportement (…) et celui-ci menace l’avenir de l’économie américaine. Plutôt que de répondre à nos préoccupations légitimes, la Chine a commencé à prendre des mesures de rétorsion contre des produits américains. De telles actions sont injustifiables”, a-t-il accusé.

Des mesures prévues. Ces nouvelles mesures, qui ne pourront être mises en place avant septembre, ne constituent pas une surprise car le président américain avait prévenu qu’il agirait de la sorte si Pékin optait pour l’escalade après la mise en oeuvre la semaine dernière des premières mesures protectionnistes américaines portant sur 34 milliards de dollars (soit 29 milliards d’euros) de produits chinois.

L’initiative annoncée mardi, qui prévoit l’instauration de tarifs douaniers de 10% sur les produits visés, enclenche le processus qui aboutira à leur application si les deux puissances économiques mondiales ne trouvent pas d’ici là un terrain d’entente.

250 milliards de dollars de produits chinois taxés. Au total, ce sont 250 milliards de produits chinois importés aux États-Unis qui pourraient désormais être touchés au total, 16 milliards venant s’ajouter aux 34 milliards initiaux puis encore les 200 milliards annoncés mardi. Donald Trump a d’ores et déjà menacé de ne pas s’arrêter là et de frapper plus de 400 milliards d’importations chinoises.

Un “comportement irrationnel”, selon le ministère chinois. La Chine n’a pas tardé à réagir mercredi, avertissant qu’elle serait forcée de prendre des représailles en cas de nouveaux droits de douane américains. Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce a jugé “totalement inacceptables” les nouvelles menaces de Washington et dénoncé tout à la fois le “comportement irrationnel” des États-Unis ainsi que “l’hégémonisme commercial”. Un peu plus tôt, le vice-ministre du Commerce, Li Chenggang, avait accusé les États-Unis de vouloir “détruire” le commerce entre les deux pays.

Au départ, une affaire de “transferts de technologies forcés”. Washington accuse depuis l’été dernier Pékin de “transferts de technologies forcés” en obligeant les entreprises américaines qui veulent vendre en Chine à créer des co-entreprises qui les forcent à trouver des partenaires chinois, ces derniers profitant ainsi de la technologie américaine. L’administration Trump accuse directement la Chine de “vol” et lui demande d’ouvrir davantage son marché en mettant fin aux barrières douanières et juridiques.

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