Immigration : un juge accorde un délai à l’administration Trump pour réunir les familles

L’avocate du ministère de la Justice américain a obtenu un délai pour réunir les enfants de migrants séparés de leurs parents, arrêtés à la frontière.

Lundi, un juge de Californie a accordé lundi un délai au gouvernement de Donald Trump pour réunir les jeunes enfants de migrants avec leurs parents arrêtés à la frontière. Les autorités avaient reconnu manquer de temps, selon plusieurs médias américains.

Tests ADN. Le juge Dana Sabraw avait ordonné que 102 enfants de moins de cinq ans soient réunis avant mardi, avec leurs parents et d’ici le 26 juillet pour les autres. Mais, à l’occasion d’une audience ce lundi à San Diego, l’avocate du ministère de la Justice américain, Sarah Fabian, a indiqué que seule la moitié de la centaine d’enfants de moins de cinq ans concernés auraient retrouvé leur famille avant la date limite de mardi.

Le gouvernement américain avait demandé un délai vendredi au prétexte de manquer de temps pour confirmer les identités, à l’aide notamment de tests ADN. Le juge Sabraw a estimé lundi avoir constaté un “progrès réel” et admis que certains cas nécessitaient “plus de temps”.

Un “désastre de l’administration”. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) s’est dite “extrêmement déçue que le gouvernement ne respecte pas complètement la décision de justice”. “Mais le juge est intervenu pour s’occuper de ce désastre de l’administration”, a déclaré Lee Gelernt, avocat de l’ACLU.

Plus de 2.300 enfants ont été, en quelques semaines, séparés de leurs parents et hébergés dans des centres d’accueil gérés par le ministère de la Santé américain. Le résultat de la politique de “tolérance zéro” du président Donald Trump à l’encontre de l’immigration illégale. Le 20 juin dernier, face à l’indignation mondiale provoquée par sa politique de “tolérance zéro”, Donald Trump avait annoncé mettre fin à ses séparations des familles à la frontière.

La veuve du dissident chinois Liu Xiaobo a quitté la Chine

Liu Xia a quitté la Chine selon un de ses proches, alors qu’elle n’était plus libre de ses mouvements depuis que son mari, mort en 2017, avait obtenu le prix Nobel en 2010.

Liu Xia, la veuve du dissident chinois et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, jusqu’ici maintenue de facto en résidence surveillée à Pékin, a embarqué à bord d’un avion et a quitté la Chine, a indiqué mardi un de ses proches.

Vol vers Helsinki. La poétesse Liu Xia n’était plus libre de ses mouvements depuis que son mari avait obtenu le prix Nobel en 2010, une situation qui n’avait pas changé depuis le décès de ce dernier en juillet 2017 d’un cancer du foie. “Aujourd’hui vers 11 heures, Liu Xia a pris un vol de (la compagnie aérienne) Finnair et a quitté Pékin” a annoncé Ye Du, un ami du couple. Le vol est à destination d’Helsinki, mais la destination finale de Liu Xia n’a pas été révélée.

Destination l’Allemagne. Le dissident Liu Xiaobo avait été condamné en 2009 à 11 ans de prison pour “subversion” pour avoir cosigné un appel en faveur d’élections libres en Chine. Liu Xia était sous très étroite surveillance du régime communiste, même si elle n’a jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation. Selon l’un de ses proches, l’écrivain dissident Liao Yiwu, qui vit en Allemagne, la poétesse lui a confié il y a quelques mois par téléphone qu’elle était prête à “se laisser mourir”, les autorités chinoises lui interdisant de quitter le pays.

D’après l’association de défense des droits de l’homme Amnesty International, la veuve du dissident “va rejoindre l’Allemagne”. Le départ de Liu Xia intervient au lendemain d’une rencontre entre le Premier ministre chinois Li Keqiang et la chancelière allemande Angela Merkel.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *