Mexique : 53 migrants centraméricains découverts dans un camion

Au total, 28 enfants et 25 adultes, dont 6 femmes et 19 hommes, ont été retrouvés, venus d’Amérique centrale et principalement du Honduras.

Cinquante-trois migrants centraméricains entassés dans un camion ont été secourus dimanche au Mexique. Ils ont été découverts par une patrouille de police à Villahermosa, dans l’Etat de Tabasc, au sud-est du pays.

Manque d’air et d’eau. Dans ces 53 migrants, on dénombre 28 enfants et 25 adultes, dont 6 femmes et 19 hommes. Ils venaient d’Amérique centrale et principalement du Honduras, précise dans un communiqué le secrétariat à la Sécurité publique de l’Etat de Tabasco. Les migrants ont indiqué avoir manqué d’air et d’eau et “ne savaient pas depuis combien de temps ils étaient enfermés”. Les autorités locales ont saisi l’Institut national des migrations pour déterminer leur situation légale.

Fuir la pauvreté. Plus de 500.000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite d’aller aux États-Unis, selon des chiffres de l’ONU. Nombre d’entre elles fuient la violence et la pauvreté au Guatemala, au Salvador et au Honduras. Durant leur passage au Mexique, elles sont souvent victimes d’abus de la part de bandes criminelles et de trafiquants d’êtres humains.

Intempéries au Japon : le bilan provisoire monte à 100 morts

Jusqu’à 5 millions de personnes ont au total été priées d’évacuer, mais ces ordres n’ont pas de caractère contraignant.

Les secouristes s’efforçaient lundi de retrouver des disparus dans des quartiers entièrement recouverts de boue et dans les décombres d’habitations de l’ouest du Japon où ont déjà péri 100 personnes après des pluies torrentielles. Dans le détail, 87 personnes sont mortes et 13 en état d’arrêt cardiaque et respiratoire (expression qui signifie que leur acte de décès n’a pas encore été signé), a indiqué lundi le porte-parole, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse.

Des scènes de désolation. Un peu partout, en revenant dans leurs maisons sinistrées après la fin de la pluie, les habitants ont commencé à réaliser l’ampleur du désastre, avec des quartiers entiers noyés, des habitations sens dessus dessous, des voitures gisant dans des cratères de routes totalement effondrées, des glissements de terrain gigantesques, des ponts emportés, et autres scènes de désolation. Dans la ville de Kumano, connue de par le monde pour ses pinceaux de maquillage appréciés par les plus grandes actrices mondiales, d’énormes glissements de terrain ont emporté des maisons qui ne sont plus que monceaux de bois. Le soleil brûlant commençait à dessécher la boue. Equipés d’engins de chantier, de pelles ou tronçonneuses, les sauveteurs cherchaient les traces d’une douzaine de résidents manquant à l’appel.

Nombre record de victimes. Il s’agit d’une des plus graves catastrophes de ce genre ces dernières années au Japon, avec un nombre de victimes qui dépasse désormais celui enregistré lors de glissements de terrain à Hiroshima en 2014, avec 74 décès. Il faut désormais remonter dans les annales aux passages de deux typhons en août/septembre 2011 pour trouver un sinistre comparable (une centaine de morts). L’état d’alerte maximum a été levé partout dimanche dans la journée, mais des avis de niveaux inférieurs sont maintenus.

Des vivres manquent. “Les opérations de secours sont maintenues 24 heures sur 24”, a indiqué dimanche Yoshihide Fujitani, un responsable de la gestion des catastrophes de la préfecture d’Hiroshima. “Nous prenons également en charge les personnes évacuées et tentons de remettre en état les infrastructures vitales comme le réseau d’eau et la distribution de gaz”, a-t-il précisé. “Nous faisons de notre mieux.” Des vivres manquent dans les supérettes qui ne sont plus approvisionnées. “C’est une situation anormale”, a insisté un responsable de l’agence météorologique, Yasushi Kajiwara, lors d’un point de presse dimanche.

Ordres d’évacuation pas contraignants. Les précipitations entre vendredi et dimanche ont atteint des records en 93 points d’observation dans 14 préfectures. Quelque 54.000 pompiers, policiers et militaires des Forces d’autodéfense ont été déployés sur le terrain, “faisant leur maximum pour sauver des vies”, selon les mots du Premier ministre Shinzo Abe. Jusqu’à 5 millions de personnes ont au total été priées d’évacuer, mais ces ordres n’ont pas de caractère contraignant et, parfois, quand l’eau montait très vite, il pouvait être plus risqué de tenter de sortir que de se réfugier sur son toit. Des usines (Panasonic, Mitsubishi Motors, Mazda) ont été contraintes de stopper leur production dans la région, de même que des services comme Amazon.

-Thaïlande : deuxième jour d’évacuation des enfants coincés dans une grotte

Les plongeurs ont repris leur opération de sauvetage lundi pour évacuer les neuf personnes toujours coincées dans une grotte inondée de Thaïlande. 

Les sauveteurs tentant d’évacuer neuf jeunes footballeurs encore pris au piègedans une grotte inondée de Thaïlande ont entamé lundi leur deuxième jour de mission “évacuation”, au lendemain de l’extraction réussie de quatre premiers garçons par des plongeurs d’élite.

Les informations à retenir : 

·         Début de la deuxième journée d’extraction des enfants

·         Huit enfants et l’entraîneur de l’équipe sont toujours coincés

·         Les premières évacuations sont attendues pour 8 ou 9 heures lundi matin

Quel dispositif pour cette deuxième journée d’évacuation ?

Les opérations d’extraction ont repris lundi matin. “Nous avons travaillé toute la nuit”, a déclaré un responsable de l’administration de la province de Chiang Rai, confirmant qu’il n’y avait eu qu’une pause dans l’opération d’extraction elle-même. Ce manque de détails rajoute à l’angoisse des parents qui attendent à l’entrée de la grotte d’être réunis avec leur enfant. Des lignes d’oxygène ont été installées dans la nuit de dimanche à lundi pour faciliter les opérations des plongeurs. Les prochaines sorties d’enfants sont attendues vers 8 ou 9 heures (heure française).

Quelle est la situation actuelle ?

Une grotte inondée. La Thaïlande tout entière espère une issue heureuse pour les enfants et leur entraîneur de 25 ans, bloqués dans la grotte de Thuam Luang, dans le nord de la Thaïlande, depuis le 23 juin. La pluie de mousson menaçant d’inonder ce réseau souterrain complexe, long d’une dizaine de kilomètres, constitue le principal défi pour les sauveteurs, qui redoutent de nouvelles précipitations avant la sortie de tout le groupe.

L’équipe de football des “Sangliers sauvages”, 12 garçons de 11 à 16 ans et leur jeune entraîneur, ont passé neuf jours dans les tréfonds de la grotte avant que deux plongeurs britanniques ne réussissent à les rejoindre en début de semaine dernière. Émaciés mais en vie, ils étaient perchés sur un promontoire, à plus de quatre kilomètres de l’entrée de la grotte.

Quatre garçons évacués. Dimanche, quatre garçons ont revu la lumière du jour, grâce à des plongeurs expérimentés qui les ont guidés le long d’un parcours tortueux, marqué par des portions inondées et étroites, en particulier un passage très difficile à franchir, dans lequel il faut se faufiler, qui est le cauchemar de la cellule de crise.

Baptisés par les réseaux sociaux “Sangliers sauvages 1, 2, 3 et 4”, les quatre garçons sont “en sécurité”, avait expliqué dimanche soir le chef des secouristes thaïlandais, Narongsak Osottanakorn. Les quatre enfants secourus souffrent de déshydratation et de dénutrition mais sont en bonne santé, selon les informations d’Europe 1. Des camarades de classe sont venus les attendre à l’entrée de la grotte.

Quelles sont les difficultés de ce sauvetage ? 

Des passages très étroits. Outre les embûches le long du parcours de plongée, la situation est compliquée par le fait qu’une bonne partie des enfants ne sait pas nager et qu’aucun d’eux n’a déjà fait de plongée. Un ancien plongeur de la marine thaïlandaise y a laissé la vie, témoignant de la très grande difficulté de l’entreprise, même pour des professionnels. 

Le manque d’espace ajoute aussi à la complexité des opérations alors que les sauveteurs doivent placer suffisamment de bouteilles d’oxygène sur le parcours de sortie. Des ambulances sont arrivées lundi matin près de l’entrée de la grotte. 

Une évacuation nécessaire. Après la découverte de l’équipe de foot dans la grotte par les plongeurs britanniques, les sauveteurs ont désespérément passé en revue toutes les solutions possibles, percer des tunnels dans la montagne ou attendre sous terre pendant des semaines la fin de la mousson.

Mais face à de nouvelles pluies dimanche et lundi matin et à la menace de la baisse des niveaux d’oxygène dans la chambre où le groupe a trouvé refuge, les autorités ont décidé dimanche de tenter le tout pour le tout, jugeant les conditions idéales. Le chef de la junte au pouvoir en Thaïlande depuis un coup d’Etat en 2014, le général Prayut Chan-O-Cha, est attendu sur place dans l’après-midi.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *