États-Unis : le ministre de la Justice annule des directives anti-discrimination

Jeff Sessions est revenu sur plusieurs directives concernant l’incarcération des mineurs et les discriminations dans l’éducation, ce qui a alarmé les défenseurs des droits civiques.

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions a annulé mardi, au motif qu’elles étaient invalides, plusieurs directives concernant notamment l’incarcération des mineurs et les discriminations dans l’éducation, ce qui a alarmé les défenseurs des droits civiques. “Lorsqu’elles publient des règles, les agences fédérales doivent respecter les principes constitutionnels et suivre les règles présentées par le Congrès et le président”, a insisté le ministère dans un communiqué énumérant les 24 directives supprimées, qui avaient été mises en place pour la plupart durant la présidence de Barack Obama.

“Incohérence avec les lois existantes”. Ces règles sont annulées car elles “étaient inutiles, dépassées, incohérentes avec les lois existantes”, a expliqué le ministère. “Les directives ne font pas la loi mais elles clarifient et facilitent la mise en oeuvre de la loi”, a réagi Faiz Shakir, responsable de la politique nationale au sein de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.

“Une attaque contre les personnes de couleur”. Plusieurs directives annulées concernaient la discrimination positive dans le système éducatif américain, un mécanisme emblématique validé par la Cour suprême afin de garantir la diversité en offrant un coup de pouce aux étudiants appartenant à des minorités ethniques. “Il s’agit d’une nouvelle attaque de Sessions et du président Trump contre les personnes de couleur”, a dénoncé Faiz Shakir en déplorant le “démantèlement de structures qui évitent les discriminations raciales dans l’éducation, le logement et assurent un traitement juste des jeunes dans notre système judiciaire”.

-Équateur : mandat d’arrêt contre l’ex-président Correa

La justice équatorienne a lancé un mandat d’arrêt contre l’ex-président, qui vit en Belgique, l’accusant d’avoir commandité une tentative d’enlèvement d’un opposant politique en 2012.

La justice équatorienne a annoncé mardi avoir lancé un mandat d’arrêt contre l’ex-président Rafael Correa (2007-2017), qui vit en Belgique, l’accusant d’avoir commandité une tentative d’enlèvement d’un opposant politique en 2012.

La juge Daniella Camacho “décide son placement en détention provisoire et alerte Interpol”, a ajouté la Cour nationale de justice (CNJ) sur Twitter, dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’enlèvement de l’ancien député Fernando Balda, par des policiers équatoriens en Colombie. La juge a accepté les requêtes du procureur général, Paul Pérez, sur la participation présumée de l’ex-président socialiste “aux délits d’association de malfaiteurs et enlèvement”, a indiqué le parquet.

Correa s’est présenté devant le consulat équatorien. Le procureur général avait demandé l’incarcération de Rafael Correa “pour non-respect d’une mesure préventive de présentation périodique” devant la Cour à Quito. Le parquet voulait en effet que l’ex-président se présente “tous les 15 jours” devant le tribunal à partir du 2 juillet. Comme il vit en Belgique, Rafael Correa avait décidé lundi de se présenter à la place devant le consulat équatorien, ce que la justice a rejeté.

Un homme disparu en 2012. Rafael Correa est installé en Belgique depuis mai 2017, après avoir quitté le pouvoir. Fernando Balda, ex-parlementaire du Parti Société Patriotique (PSP), opposé à Rafael Correa, affirme qu’en 2012 à Bogota, cinq personnes, agissant sur ordre présidentiel, l’avaient contraint à monter dans une voiture. Mais la police colombienne avait intercepté le véhicule et fait échouer l’enlèvement.

Californie : pas de répit sur le front des incendies

Le foyer le plus important, le “County Fire”, s’étendait mardi sur plus de 28.300 hectares au nord-ouest de Sacramento et n’était maîtrisé qu’à 5%. Quelque 2.100 pompiers sont mobilisés sur ce brasier. 

Des incendies continuaient mardi à ravager des parties de la Californie, attisés par des vents violents sous une forte chaleur, dans une région déjà durement touchée par les flammes cet hiver, selon les secours. Le foyer le plus important, le County Fire, s’étendait mardi sur plus de 28.300 hectares au nord-ouest de Sacramento et n’était maîtrisé qu’à 5%, selon un communiqué de l’agence de lutte contre les feux CalFire.

“Le risque de propagation reste très important”. Plus de 2.100 pompiers combattaient ce brasier qui a débuté samedi pour une raison encore inconnue dans le comté de Yolo avant de s’étendre au comté voisin de Napa. Les autorités californiennes ont émis des ordres d’évacuation pour les habitants des zones à risque. “Le risque de propagation reste important alors que les équipes luttent contre l’incendie sur un terrain difficile”, a commenté CalFire.

Aucune victime à ce stade. Le brasier, qui progresse à toute vitesse mais n’a pas fait de victimes à ce stade, teintait le ciel en orange intense, viciant l’air au point que l’agence de gestion des urgences de San Francisco a lancé une alerte à la qualité de l’air dimanche. Le feu dit de Pawnee était contenu à 80% mardi après avoir détruit 22 structures et rasé plus de 6.000 hectares au nord de San Francisco, d’après une porte-parole de l’agence de lutte contre les incendies CalFire, Tricia Austin. Un troisième foyer, le Waverly Fire dans le comté de San Joaquin, a été déclaré totalement maîtrisé lundi après avoir brûlé près de 5.000 hectares depuis vendredi.

Les températures doivent dépasser les 40 degrés. Alors que les températures doivent dépasser les 40 degrés ce week-end dans plusieurs régions californiennes, les autorités sont particulièrement en alerte à cause des festivités du 4 juillet – fête nationale aux États-Unis – pendant lequel nombre d’Américains tirent des feux d’artifices illégaux ou font des feux de camp susceptibles de déclencher des incendies. Après plusieurs années de sécheresse, la Californie a connu l’an dernier les incendies les plus meurtriers de son histoire. 

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