New York : les voitures définitivement interdites dans Central Park

Le maire de la ville, Bill de Blasio, justifie sa décision par la protection de l’environnement et le confort des promeneurs. Le parc accueille 250.000 visiteurs chaque jour.

Plus aucun automobiliste ne sera autorisé à rouler dans Central Park à New York dès mercredi, afin de mieux protéger l’environnement et le confort des promeneurs dans la plus célèbre des oasis végétales en milieu urbain.

Une décision du maire Bill de Blasio. Sur ordre du maire Bill de Blasio, les dernières voitures ont emprunté mardi soir les voies qui étaient encore ouvertes à la circulation en semaine aux heures de pointe dans la partie sud du parc. En revanche, les quatre axes de circulation traversant le parc d’est en ouest et séparés de la végétation par des murs, ne sont pas concernés par cette réforme. Symboliquement, des responsables municipaux et des défenseurs du parc accompagnaient des cyclistes mardi derrière la dernière voiture.

“Un au revoir à la dernière voiture de Central Park”. “Pendant plus d’un siècle, nous avons transformé des parties du parc le plus célèbre du monde en autoroute – et à partir de ce soir, nous les reprenons pour de bon”, a déclaré Bill de Blasio. “Nous sommes ravis d’être là ce soir pour une promenade à vélo et un au revoir à la dernière voiture de Central Park”, s’est aussi félicitée Polly Trottenberg, du service des transports de la ville.

Quelque 250.000 visiteurs chaque jour. Le maire de New York avait annoncé en avril cette réforme qui vise à réduire la pollution et à mettre la priorité sur la santé et la sécurité. Dès les années 1960, les autorités avaient commencé à réduire les heures de circulation dans le parc – qui fêtera ses 160 ans en 2019 – et la partie nord était déjà fermée aux automobilistes. Énorme succès touristique pour la ville, le parc accueille jusqu’à 250.000 visiteurs chaque jour, selon l’organisme chargé de sa gestion.

Melania Trump de nouveau à la rencontre des enfants sans-papiers

Melania Trump va à nouveau rencontrer cette semaine des enfants de migrants, a annoncé mardi sa porte-parole. 

Après une visite surprise jeudi dans un centre de rétention pour enfants au Texas,Melania Trump se rendra de nouveau cette semaine à la rencontre des enfants sans-papiers, a indiqué mardi sa porte-parole.

2.300 mineurs séparés de leurs parents. Après la mise en oeuvre d’une politique de tolérance zéro début mai, sur laquelle l’administration Trump est revenue depuis, les poursuites systématiques engagées contre les parents traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs.

“Comment puis-je aider ?” Lors d’une visite d’un refuge de McAllen, grande ville texane, l’épouse de Donald Trump avait loué “la compassion et la gentillesse” dont faisait preuve le personnel. Comment puis-je “aider à réunir ces enfants avec leurs familles aussi vite que possible ?”, avait-elle ajouté. Stephanie Grisham, porte-parole de la Première dame, a simplement indiqué qu’une deuxième visite était prévue cette semaine, sans autre précision à ce stade sur la date exacte et le lieu.

Nigeria : “plus de 200 morts” dans les violences du week-end

200 personnes ont été tuées le week-end dernier par des membres présumés de l’ethnie peule dans une vague de violences intercommunautaires, ont annoncé mercredi les autorités nigérianes. 

Les violences entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs chrétiens qui ont éclaté au cours du weekend dans l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria, ont fait “plus de 200 morts” selon le gouverneur de l’Etat, Simon Lalong. Un précédent bilan avait fait état de 86 morts.

“Perte douloureuse de 200 personnes”. Dans un discours publié mercredi, et adressé au président du Nigeria Muhammadu Buhari, Simon Lalong a dit regretter la “perte douloureuse de plus de 200 personnes”, tuées par des membres présumés de l’ethnie peule dans une vague de violences intercommunautaires qui a fait des centaines de morts depuis le début de l’année dans les Etats du centre.

Le président est critiqué pour son inaction face à la crise. Le gouverneur de l’Etat du Plateau, une zone historiquement explosive entre les communautés chrétiennes et musulmanes, recevait mardi le président Buhari, fortement critiqué depuis plusieurs mois pour son inaction face à la crise qui cristallise toutes les tensions dans le pays. Muhammadu Buhari, ancien général originaire du Nord du pays, a rejeté toutes les accusations selon lesquelles il soutenait la communauté peule et musulmane, “parce que je leur ressemble”.

“Des attaques répétées” dans l’Etat du Plateau. Simon Lalong était parvenu jusqu’à présent à maintenir une paix relative dans l’Etat du Plateau et a dit s’inquiéter “des attaques répétées qui donnent l’occasion à des éléments criminels engagés dans le vol de bétail, le pillage, le banditisme ou la contre-bande d’armes de commettre ces crimes parmi les citoyens du Plateau”.

Aggravation de la situation sécuritaire. Le président Buhari a déclaré mardi que son “administration avait eu des succès notables dans le secteur de la sécurité”. Mais force est de constater que le Nigeria, géant de 180 millions d’habitants, est en proie à de nombreux conflits et que la situation sécuritaire s’est aggravée au cours des trois dernières années dans le pays.

Des attaques menées avec des “armes sophistiquées”. Plus inquiétant encore selon Simon Lalong, les dernières attaques ont été menées avec “des armes sophistiquées” : “Cela nécessite une réponse digne de celle que nous adressons dans le conflit contre (le groupe djihadiste) Boko Haram“, a-t-il déclaré. Alors que les élections générales et présidentielle sont annoncées pour février 2019, les experts s’inquiètent de la récupération politique de groupes criminels et de la tournure ethnique et religieuse que prend ce conflit pour l’accès aux terres fertiles.

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