Kim a invité Trump à Pyongyang et se rendra aux USA

Après leur rencontre historique mardi, le leader nord-coréen a fait savoir qu’il acceptait l’invitation de Donald Trump à se rendre aux États-Unis, l’invitant à son tour à venir en Corée du Nord.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a invité le président américain Donald Trump à se rendre en visite à Pyongyang lors de leur sommet à Singapour, et il a accepté de se rendre aux États-Unis, a annoncé mercredi l’agence nord-coréenne KCNA.

“À un moment opportun”. “Kim Jong Un a invité Trump à effectuer une visite à Pyongyang à un moment opportun, et Trump a invité Kim Jong Un à venir aux Etats-Unis”, a indiqué l’agence officielle KCNA. “Les deux dirigeants ont accepté avec plaisir leurs invitations réciproques, convaincus que cela constituera une autre occasion importante pour une amélioration des relations” entre les deux pays, a indiqué l’agence.

La dénucléarisation dépend de la cessation de l’antagonisme. Kim Jong Un estime que la dénucléarisation de la péninsule coréenne dépend de la cessation par Washington et par Pyongyang des actions qui les antagonisent réciproquement, a également rapporté l’agence. “Kim Jong Un a déclaré qu’afin d’établir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne et de réaliser sa dénucléarisation, les deux pays doivent s’engager à s’abstenir de s’antagoniser (…) réciproquement, pour se comprendre mutuellement”, a indiqué KCNA.

“Un tournant radical”. Le sommet historique mardi entre Donald Trump et Kim Jong Un constitue “un tournant radical” dans les relations bilatérales entre les deux pays, a-t-elle enfin affirmé l’agence. Les relations désastreuses entre les deux pays ont “duré sur la période la plus longue sur Terre”, estime l’agence dans son premier compte-rendu sur ce tête-à-tête et espère que ce sommet permettra “un tournant radical dans les relations extrêmement hostiles” entre les deux pays.

 La justice américaine autorise sans condition la fusion entre AT&T et Time Warner

La fusion entre AT&T et Time Warner ouvre désormais la voie à la création d’un mastodonte dans le secteur médias et Internet.

Un juge fédéral américain a autorisé mardi sans condition la méga-fusion entre le groupe télécoms AT&T et le groupe de médias Time Warner, ouvrant la voie à la création d’un mastodonte dans le secteur médias et Internet, en plein bouleversement.

Une fusion jugée anti-concurrentielle par le ministère de la Justice. Le ministère américain de la Justice a été débouté de sa demande de bloquer cette opération à 85 milliards annoncée fin 2016. Le juge Richard Leon a estimé que le gouvernement américain n’avait pas été en mesure, pendant le procès, d’apporter la preuve que ce rapprochement serait néfaste pour la concurrence. Il a aussi prévenu qu’un éventuel appel de la part du gouvernement causerait des dommages irréversibles aux deux groupes.

Fusion bouclée avant le 20 juin. L’avocat de AT&T, Daniel Petrocelli, a souligné qu’après des semaines d’audience, le ministère américain n’avait pu apporter “la moindre preuve crédible” d’une potentielle menace pour les consommateurs. Il a regretté que ce recours ait fait perdre beaucoup de temps. Mais “nous sommes soulagés, tout cela est dernière nous”, a-t-il déclaré à des journalistes. De son côté, David McAtee, le directeur juridique d’AT&T, a indiqué qu’il escomptait boucler la fusion d’ici le 20 juin. “Nous sommes heureux” de cette décision et “prévoyons de boucler la fusion le 20 juin au plus tard, de façon à pouvoir commencer à proposer aux consommateurs des (contenus) vidéo plus abordables, mobiles et innovants”, a-t-il déclaré dans une déclaration écrite à l’AFP.

Le ministère “déçu”. “Nous sommes déçus par la décision du tribunal aujourd’hui. Nous pensons toujours que le marché de la télévision payante sera moins compétitif et moins innovant” avec cette fusion, a réagi dans un communiqué Makan Delrahim, en charge des questions antitrust au ministère américain de la Justice, ajoutant qu’il allait “réfléchir aux prochaines étapes” dans ce dossier. Cette décision était d’autant plus observée qu’un blocage aurait représenté un important changement de cap dans la politique antitrust américaine car le dossier portait sur une fusion dite verticale, lorsque les deux entreprises ne sont pas des concurrentes directes, des mariages qui recevaient historiquement le feu vert des autorités.

États-Unis : accusé de harcèlement, le co-fondateur de Guess démissionne

Paul Marciano, co-fondateur du groupe américain Guess, a démissionné de ses fonctions de président après qu’un rapport interne a été remis au conseil d’administration. Celui-ci n’est pas parvenu à établir avec certitude l’existence de harcèlement et d’agression sexuelle.

Le co-fondateur de Guess, Paul Marciano, qui avait été mis à l’écart du groupe de prêt-à-porter après avoir été accusé de harcèlement et d’agression sexuelle, a démissionné de ses fonctions de président et quittera son poste de responsable de la création début 2019.

Démission après un rapport interne. La décision du dirigeant, mentionnée dans un document publié mardi par le gendarme américain des marchés (SEC), est intervenue après la présentation au conseil d’administration d’un rapport sur les accusations qui visaient l’homme d’affaires franco-marocain. Selon le document, le comité, composé notamment d’administrateurs indépendants de Guess, n’a pu établir avec certitude l’existence de harcèlement et d’agression sexuelle.

Des témoignages crédibles des deux côtés. Dans certains cas, les enquêteurs ont estimé que la version donnée par la victime présumée et celle de Paul Marciano étaient toutes deux crédibles. L’enquête a aussi établi qu'”en certaines occasions, Paul Marciano [avait] fait des erreurs dans sa communication avec mannequins et photographes”. Il s’est aussi placé lui-même “dans des situations susceptibles de susciter des accusations de comportement déplacé, ce qui s’est produit” indique le document, sans autre précision.

Un accord amiable avec cinq personnes. Bien que l’enquête n’eut pas établi que Paul Marciano s’était bien livré à du harcèlement ou à une agression sexuelle, le groupe Guess et son co-fondateur ont annoncé avoir conclu des accords amiables avec cinq personnes, indemnisées à hauteur de 500.000 dollars (426.000 euros) au total.

Marciano reste administrateur. Celui qui contribua à créer Guess aux États-Unis en 1981 a également annoncé renoncer à sa fonction de président du conseil d’administration, même s’il conservera un mandat d’administrateur. C’est son frère Maurice Marciano qui lui succède. Il s’est aussi engagé à quitter son poste de responsable de la création fin janvier 2019, après une période de transition.

Des accusations de Kate Upton. Des décisions saluées en partie seulement l’avocate de quatre femmes ayant accusé Paul Marciano de les avoir agressées. Dans une interview publiée début février par le magazine Time, la mannequin Kate Upton avait accusé Paul Marciano de l’avoir harcelée et de l’avoir forcée à des attouchements à plusieurs reprises alors qu’elle posait pour des photos pour la marque en 2010. Paul Marciano avait qualifié ces accusations d'”absolument fausses” et “absurdes”, et assuré n’avoir jamais touché Kate Upton “de façon inadéquate”.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *