Google Home : on a testé l’enceinte intelligente selon Google

Google Home est la première enceinte intelligente à avoir débarqué sur le marché français. Europe 1 l’a testée.

“Laissez Google le faire”. Tel est le slogan de Google pour la promotion de ses enceintes intelligentes en France. Mais sont-elles réellement utiles ? Celle de Google est-elle aussi efficace qu’Echo d’Amazon et HomePod d’Apple qui arrivent en France entre le 13 et le 18 juin ? Son avance en France – l’assistant intelligent de Google est disponible en français depuis août dernier – lui a-t-elle permis de s’améliorer ? Après une première prise en main à sa sortie, Europe 1 a “re-testé” Google Home.

Une enceinte qui se fait oublier

Google Home, d’apparence discrète, blanche, avec une protection de haut-parleurs gris à sa base, est classique. Peut-être trop. L’enceinte Echo d’Amazon proposée avec plusieurs finitions en tissu ou en métal s’intègre plus facilement dans une pièce de vie. Sa taille relativement compacte lui permet de trouver sa place dans une bibliothèque ou sur un plan de travail dans une cuisine par exemple. Ceux qui souhaitent un modèle encore plus compact avec l’assistant de Google peuvent aussi opter pour Google Home mini (lire aussi : On a testé Google Home mini).

Pour fonctionner, Google Home doit être connecté à Internet. Le paramétrage est relativement simple et se fait via une application mobile dédiée. Un compte Google est nécessaire pour initialiser Home. Une fois toutes les étapes réalisées, l’appareil est prêt à répondre aux questions. Un simple “Ok Google” ou “Hey Google” suffit à le lancer. Le microphone de l’enceinte est activé en permanence pour écouter ce qui se passe dans la pièce et détecter notre voix lorsqu’on l’interroge. Un bouton présent à l’arrière de l’appareil permet cependant de couper le micro. Chacun peut aussi personnaliser l’enceinte avec le mot clé qu’il souhaite. 

Du répondant et de multiples possibilités…

L’application mobile rattachée à l’enceinte propose une liste de tous les usages et des questions auxquelles l’appareil peut répondre. Les possibilités, nombreuses, nécessitent parfois des accessoires. Seul, Google Home peut sans problème jouer de la musique depuis Spotify ou Google Music, vérifier l’état du trafic pour se rendre au travail (grâce à Google Maps), ou encore faire une recherche sur Internet. Google oblige, Home a accès à toutes les informations que l’on peut trouver sur le moteur de recherche de la firme. Une ressource sans limite qui en fait le système le plus riche du marché en matière de recherches. Outre Google, il se repose en effet sur les données de Wikipedia et les informations présentes dans Google Actualités.

Lors de notre test, nous avons donc interrogé Home à plusieurs reprises sur des personnalités, des lieux ou des données. De manière générale, l’appareil s’en tire bien. Il n’a aucun problème à dire qui sont Bill Gates, Beyoncé ou encore Emmanuel Macron. Pour répondre, Home se base dans la plupart des cas sur les fiches Wikipédia de ces personnalités. Surtout, Assistant comprend les questions en fonction de leur contexte. Demandez-lui “Qui est Emmanuel Macron ?” puis “Quel âge a-t-il ?” et l’intelligence artificielle comprendra que vous parlez du président français. Mieux, Google propose ensuite sur le smartphone, dans l’application, des liens pour en savoir plus sur la question.

L’un des usages majeurs des enceintes connectées est d’écouter la radio. Google Home permet d’accéder à toutes les stations françaises ou étrangères grâce à TuneIn. “Ok Google, écouter Europe 1” suffit par exemple pour lancer Europe 1. Plusieurs sources d’informations, dont Europe 1, proposent aussi des flashs info. Les podcasts disponibles sont cependant encore peu nombreux. Mais les fonctionnalités les plus intéressantes nécessitent de disposer d’accessoires connectés à la maison. Un Chromecast, le petit appareil de Google qui connecte un téléviseur, permet de lire une vidéo YouTube sur le téléviseur. Google Home peut aussi gérer des ampoules connectées, les Philips Hue par exemple. Lors de notre test, nous avons par exemple demandé à Home d’allumer les lumières en disant “Ok Google, allume la lumière”.

… mais des manques

De manière générale, Assistant réagit immédiatement lorsque l’utilisateur lance Ok ou Hey Google. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de parler particulièrement fort. Seul problème, lorsque le volume de la musique ou de la radio est au maximum, il faut parfois s’y reprendre à plusieurs reprises… 

Certaines limitations sont en revanche regrettables, voire étranges. Google Home peut par exemple consulter l’agenda de l’utilisateur pour annoncer le rendez-vous à suivre, mais ne peut pas rajouter ou modifier des événements dans le calendrier. La vérification du statut des vols commerciaux est, elle, inégale. Elle fonctionne parfaitement pour certains vols, mais était incapable de nous annoncer que notre vol était retardé deux heures. Assistant annonce simplement que le vol est “prévu”. Tout aussi étonnant, Google Home ne permet pas de noter des rappels alors qu’une liste de course est intégrée dans le service.

Heureusement, des mises à jour logicielles devraient suffire à combler ces manques. Car Home est clairement une base de travail sur laquelle Google va ajouter de nouvelles fonctionnalités petit à petit. Depuis le lancement, elles sont nombreuses à avoir été proposées. Et d’autres, présentées lors de la conférence annuelle de Google, I/O, suivront dans les semaines à venir.

Une nouvelle espèce de tortue découverte au Mexique

“Kinosternon Vogti” se distingue par une tache jaune sur le bout de son nez ainsi que par ses proportions : elle est plus large que haute, au contraire des autres espèces de tortues. 

Cela fait des années que des habitants alertaient les scientifiques de son existence, mais ce n’est qu’en mai que cette petite tortue vivant à l’ouest du Mexique  a été reconnue comme une espèce nouvelle. La “Kinosternon vogti” possède une tache jaune sur le bout de son nez et est plus agile que ses congénères. Elle vit dans les ruisseaux ou rivières près de la ville balnéaire de Puerto Vallarta, dans l’Etat de Jalisco, sur la côte pacifique mexicaine.

Elle aime l’ombre. Selon les chercheurs, “il s’agit d’une espèce endémique, unique à ce site”, indique Fabio German Cupul, professeur à l’Université de Guadalajara. Ses pas sont plus rapides que ceux des autres tortues et elle aime se mettre à l’ombre d’un arbre pour s’abriter du soleil.

“Plus large que haute”. Surnommée “petit casque de Vallarta” en raison de la similitude de sa carapace avec un casque, elle ne dépasse pas 10 centimètres de longueur et tient dans la paume d’une main. “Elle est plus large que haute, contrairement à toutes les autres espèces qui existent”, souligne Cupul. Elle appartient au genre Kinosternon, dont il existe 12 autres espèces au Mexique.

“A haut risque d’extinction”. La nouvelle espèce a été nommée scientifiquement “Kinosternon Vogti” en l’honneur de l’herpétologue (spécialiste des reptiles et amphibiens, ndlr) américain Richard Vogt, qui travaille depuis plus de 40 ans sur les tortues des États-Unis, du Mexique et d’Amérique centrale. Seuls neuf spécimens ont pu être étudiés, dont quatre d’entre eux vivants (trois mâles et une femelle) et cinq découverts morts. Le peu de specimen trouvés encore en vie font de cette tortue une espèce “à haut risque d’extinction”, averti Fabio German Cupul. Un mâle et une femelle ont depuis intégré un élevage dans l’Etat de Tabasco, tandis que deux autres mâles ont rejoint un enclos dans une ferme à crocodiles de Puerto Vallarta.

Les villageois ont signalé la présence de ce reptile il y a une vingtaine d’années, mais les scientifiques pensaient qu’il s’agissait d’un spécimen juvénile d’autres espèces déjà connues dans la région. Il a fallu attendre ces cinq dernières années pour que des scientifiques finissent par s’y intéresser. Les résultats de leurs travaux ont été publiés en mai dans la revue scientifique Chelonian Conservation and Biology, spécialisée dans l’étude des tortues.

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