Foot : France 98 s’impose contre Fifa 98 grâce un coup franc magique de Zidane

Comme en 2004, Zinédine Zidane a inscrit un splendide coup franc face à David James, mardi soir à l’occasion des vingt ans de France 98, à la U Arena de Nanterre, face à la sélection Fifa 98 (3-2).

Rien n’a changé ou presque. Vingt ans après, les champions du monde 1998 ont été dignement fêtés par 30.000 fans nostalgiques, mardi à la U Arena, lors d’une rencontre de gala contre une sélection de vieilles gloires du football (3-2), renforcées par la légende du sprint Usain Bolt. Pour l’occasion, Zinédine Zidane a inscrit un superbe coup franc, face à l’ex-portier de la sélection anglaise, qu’il avait déjà trompé de la sorte lors de l’Euro 2004.

Que du beau monde. Parmi les 22 joueurs sacrés le 12 juillet 1998 face au Brésil (3-0), cornaqués comme il se doit par le mythique Aimé Jacquet, seuls ont manqué à l’appel l’ancien capitaine et actuel sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps, retenu en Russie pour la Coupe du monde, et David Trezeguet. Face à eux, une équipe de vétérans des plus prestigieux (Vieiri, Stoichkov, Davids, Kluivert…), dirigés par Arsène Wenger, avec en “guest star” le plus grand sprinteur de l’Histoire, le néo-retraité Usain Bolt.

Zidane, comme à l’époque. Sans surprise, c’est Zidane qui a été le plus applaudi avec Thierry Henry. Après l’ouverture du score de Fernando Morientes (1-0), le premier a d’abord offert une passe décisive a Thierry Henry (1-1), avant de trouver l’ouverture sur un magnifique coup franc (2-1), qui rappelle étrangement celui inscrit contre l’Angleterre – et le même gardien – il y a quatorze ans à l’Euro. 

Bolt s’est fait plaisir. Si Gaizka Mendieta a ensuite égalisé (2-2), Vincent Candela a scellé la victoire des Bleus grâce à un coup franc un peu chanceux (3-2). L’invité surprise Usain Bolt, entré en seconde période, s’est lui fait plaisir mais n’a pas fait mieux qu’un tir sur le poteau français. Il ne fallait pas voler la vedette aux héros Bleus.

Coupe du monde : âge, taille, poids, expérience… dix joueurs d’exception

Différence de taille, de poids, d’expérience, ou encore de réussite devant le but : le Mondial présente tout un tas de profils différents. 

La Coupe du monde, ce sont des stars, bien sûr. Et il y en a beaucoup. Mais ce sont aussi des joueurs moins connus, qui sortent du lot par leurs spécificités physiques, leurs histoires ou leurs performances. Europe 1 vous présente ces visages, parfois méconnus, qui, quoi qu’il arrive, resteront dans l’histoire de ce Mondial.

Essam EL HADARY, Égypte, 45 ans, le plus âgé et le plus capé. Vingt-deux ans après sa première sélection, en 1996, Essam El Hadary va connaître la joie d’une première Coupe du monde. À 45 ans, le capitaine et gardien des Pharaons, absents du Mondial depuis 1990, est, de loin, le joueur le plus âgé en Russie.

Derrière lui, on retrouve trois autres joueurs nés dans les années 1970 : le Mexicain Rafael Marquez (39 ans), le Russe Sergueï Ignachevitch (39 ans mercredi) et  l’Australien Tim Cahill (38 ans), que les Bleus retrouveront samedi. El Hadary devrait être titulaire, lui, vendredi, face à l’Uruguay, et ainsi battre le record de son homologue colombien Faryd Mondragon, devenu en 2014 le joueur le plus âgé à avoir disputé une Coupe du monde, à 43 ans.

Privilège de l’âge et récompense de sa constance, Essam El Hadary est aussi, avec 158 sélections, le joueur le plus capé de ce Mondial. Il devance de quatre unités le défenseur central espagnol Sergio Ramos, qui compte 154 capes.

Daniel ARZANI, Australie, 19 ans, le plus jeune. Il est le seul joueur de ce Mondial né en 1999. Daniel Arzani, né dans les monts Zagros, en Iran, a fêté sa première sélection le 1er juin dernier, face à la République tchèque (4-0), avant de signer son premier but international, huit jours plus tard, le week-end dernier, contre la Hongrie (victoire 2-1). Né le 4 janvier 1999, le joueur du Melbourne City FC pourrait retrouver face à lui le plus jeune de ses aînés, samedi, lors du match face à la France, puisque Kylian Mbappé, qui a eu 19 ans le 20 décembre 2017, est le deuxième plus jeune joueur de ce Mondial. Et déjà une immense star.

Lovre KALINIC, Croatie, 28 ans, le plus grand. Ce n’est pas une surprise, mais le joueur le plus haut sous la toise est un gardien. Il s’agit du Croate Lovre Kalinic, l’une des doublures du Monégasque Danijel Subasic, qui culmine à 2,01 m. Un seul autre joueur atteint les 2 m : le défenseur danois Jannik Vestergaard.

Xherdan SHAQIRI, Suisse, 26 ans, le plus petit. Deux joueurs ne mesurent qu’un mètre 65, soit cinq centimètres de moins que l’Argentin Lionel Messi, la référence absolue en termes de technicien de petite taille. Il s’agit du Suisse Xherdan Shaqiri et du Saoudien Yahia Asl-Shehri. Un troisième joueur d’1,65 m devait participer à ce Mondial, le Panaméen Alberto Quintero, mais il a été victime d’une blessure lors d’un match amical face à la Norvège, le 6 juin dernier, et il a été contraint de déclarer forfait.

Roman TORRES, Panama, 32 ans, le plus lourd. Quand un journaliste russe lui a fait remarquer en conférence de presse qu’il était le joueur le “plus gros” du tournoi, le défenseur et capitaine du Panama a soulevé son haut de survêtement pour faire apparaître ses abdos et ses tatouages. Tout proche du quintal (il pèse 99 kg), le joueur des Seattle Sounders, aux États-Unis, pèse 22 kg de plus que la moyenne des joueurs de ce Mondial, qui affichent 77,1 kg sur la balance.

Mbark BOUSSOUFA, Maroc, 34 ans, le plus léger. Loin du poids lourd Torres, lui ferait office de poids plume. Le joueur d’Al-Jazira, aux Émirats arabes unis, et habituel titulaire avec les Lions de l’Atlas, pèse 59 kg. Deux autres joueurs sont aussi légers que lui : le Japonais Takashi Inui et le Mexicain Javier Aquino.

Rafael MARQUEZ, Mexique, 39 ans, le plus assidu. 2002, 2006, 2010, 2014 et maintenant 2018 ! L’ancien défenseur de l’AS Monaco, deuxième joueur le plus âgé de ce Mondial, s’apprête à disputer en Russie sa cinquième Coupe du monde. S’il devait entrer en jeu, ce serait un record, et il égalerait son compatriote Antonio Carbajal (Coupes du monde de 1950 à 1966) et l’Allemand Lothar Matthaüs (Coupes du monde de 1982 à 1998). Le portier italien Gianluigi Buffon a été lui aussi présent dans cinq Coupes du monde, de 1998 à 2014, mais il n’était pas entré en jeu lors du Mondial en France. Pour Marquez, empêtré ces derniers mois dans une affaire de participation présumée à un vaste réseau de trafic de drogue, être en Russie est déjà un exploit en soi.

Birkir SAEVARSSON, Islande, 33 ans, le plus isolé. Sur les 23 joueurs de l’équipe de France, neuf évoluent dans l’Hexagone. D’autres sélections présentent des ratios bien différents. Il y a l’Angleterre, dont tous les joueurs évoluent chez eux, en Premier League, ou la Suède et le Sénégal, où c’est l’inverse : personne ne joue au pays. Et puis il y a quatre sélections qui ne comptent qu’un “local”, comme l’Islande, avec le seul Birkur Saevarsson (Valur Reykjavik), titulaire habituel du quart de finaliste du dernier Euro. La Belgique (Leander Dendoncker, Anderlecht), le Nigeria (Ikechukwu Ezenwa, Enyimba FC) et la Suisse (Michael Lang, Bâle) sont dans le même cas.

Cristiano RONALDO, Portugal, 33 ans, le plus prolifique. Parmi les 736 joueurs de la Coupe du monde, il est celui qui a fait le plus trembler les filets avec le maillot de son équipe nationale. Il s’agit de Cristiano Ronaldo, déjà buteur à 81 reprises avec le maillot de la Seleçao portugaise (en 150 sélections, 0,54 but par match). Vous vous doutez de qui est deuxième de ce classement… Lionel Messi, bien sûr, avec 64 réalisations sous le maillot ciel et blanc de l’Argentine (en 124 sélections, soit 0,52 but par match).

Thomas MÜLLER, Allemagne, 28 ans, le plus prolifique… au Mondial. Mais Ronaldo et Messi, les deux meilleurs joueurs de ces dix dernières années, n’ont pas été aussi efficaces en Coupe du monde. Ronaldo en est à 3 buts marqués en 13 apparitions, Messi en est à 5 réalisations en 15 matches. C’est moins bien que l’Allemand Thomas Müller, déjà buteur à dix reprises en 13 matches et qui peut espérer, pourquoi pas, se rapprocher de son compatriote Miroslav Klose, meilleur buteur de tous les temps au Mondial (16 buts en 24 matches).

 

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