Pourquoi le sommet Trump-Kim se tient-il à Singapour ?

Le sommet historique entre le président américain et le dirigeant nord-coréen se tient mardi à Singapour. La ville-État n’a pas été choisie au hasard pour accueillir cette rencontre.

La photo historique aura pour cadre une mégapole asiatique aux buildings ultra modernes. Singapour, la ville-État qui fait le lien entre l’Est et l’Ouest a été choisie pour accueillir mardi la rencontre entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain, Donald Trump.

Un endroit ultra sécurisé. Si la cité a obtenu les faveurs des deux dirigeants, c’est parce qu’elle est un terrain neutre. Son gouvernement a de bonnes relations avec les États-Unis ainsi qu’avec la Corée du Nord, mais c’est aussi un endroit très sécurisé : son régime autoritaire contrôle strictement les médias et les rassemblements publics. La sécurité a également été renforcée. De quoi éviter tout risque de rassemblement intempestif. Autre atout : Singapour est suffisamment proche de la Corée du Nord pour permettre à Kim Jong Un de se rendre au sommet avec un avion vieillissant de sa flotte d’époque soviétique.

“Je voulais voir ça au plus près”. Dans les médias et dans les rues autour des hôtels de luxe dans lesquels logent les deux dirigeants, c’est l’excitation. “Je suis né en 1945 et mon pays était déjà divisé. Je voulais voir ça au plus près”, raconte Sim, un Sud-Coréen qui a fait le déplacement depuis Séoul. “Ces deux hommes sont si importants pour le futur des Coréens, j’espère qu’ils vont aller dans la bonne direction”.

La rencontre pourrait se prolonger. La rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong Un, encore inenvisageable il y a quelques semaines, devrait donner lieu à des images spectaculaires. Pour le reste, c’est l’inconnu. Les diplomates des deux pays ont préparé l’ordre du jour d’un sommet prévu sur une journée mais la rencontre pourrait se prolonger, selon le chef de la diplomatie américaine. Tout dépendra des discussions entre “l’Américain gâteux” et le “chiot malade” comme l’un et l’autre s’étaient surnommés ces derniers mois.

Avant le sommet avec Kim Jong Un, Donald Trump montre ses muscles

Avec son tweet torpillant les deux jours de négociation du G7, le président américain ne veut pas montrer de signe de faiblesse avant la rencontre historique prévue mardi avec Kim Jong Un.

C’est dans son avion de style soviétique que Kim Jong Un est arrivé dimanche après-midi à Singapour. Quelques heures plus tard, c’est Donald Trump qui est arrivé à bord d’Air Force One en provenance du Canada, pour rencontrer le 12 juin le dirigeant nord-coréen.

Alors qu’il venait d’assister au sommet du G7, le président américain a résumé, dans un style qui lui est propre, ce qu’il venait faire à Singapour. “C’est une mission pour la paix. Et dans mon cœur, il y a aura les espoirs de millions de gens à travers le monde”, a résumé Donald Trump. “Il faut tenir la dénucléarisation, il faut tenir. C’est un truc super, on verra bien ce qu’il se passe”, a-t-il poursuivi.

Le G7, torpillé en un tweet. Donald Trump est à Singapour pour faire la paix avec un ennemi après s’être fâché très fort avec ses amis au G7, l’Europe et le Canada. Les États-Unis devaient signer le communiqué final mais le président américain l’a torpillé d’un tweet de colère, depuis son avion, avec une violente charge contre le Premier ministre canadien Justin Trudeau qualifié de “faible” et de malhonnête” et la menace de taxer les importations automobiles.

Si loin, si proches. Saborder ainsi deux jours de négociations avec un sommet aussi complique est-il vraiment un bon signe ? Justement, a rétorqué un conseiller de la Maison-Blanche, le tweet de Donald Trump est une manière pour lui de ne pas montrer de faiblesse avec la rencontre historique prévue mardi. Les deux dirigeants qui s’insultaient il y encore quelques mois en se menaçant de guerres nucléaires vont passer la nuit dans leurs hôtels, à quelques minutes de distance à pied.Ils n’ont jamais été aussi proches, du moins géographiquement. 

“Attaque” acoustique contre des diplomates américains : pas d’explication “crédible” selon Cuba

Après une année d’enquête, La Havane n’a trouvé aucune explication “crédible” aux pertes d’audition ou troubles cognitifs subis entre fin 2016 et l’été 2017 par des diplomates américaines.

Les autorités cubaines ont déclaré dimanche n’avoir trouvé aucune explication “crédible” et “scientifiquement prouvée” attestant l’hypothèse d'”attaques acoustiques” à l’encontre de diplomates américains en poste sur l’île, après l’annonce d’un nouveau cas suspect par Washington.

“Un an d’investigations”. “Après plus d’un an d’investigations menées par des agences spécialisées et des experts cubains et américains, il se confirme que nous n’avons aucune hypothèse crédible ni explication scientifiquement prouvée pouvant justifier les mesures de rétorsion prises par le gouvernement des Etats-Unis”, a affirmé le ministère cubain des Affaires étrangères dans un communiqué.

20 diplomates concernés entre 2016 et 2017. Entre fin 2016 et l’été 2017, plus de vingt diplomates américains en poste à La Havane avaient subi des pertes d’audition, des troubles cognitifs, des vertiges, des insomnies ou encore des problèmes de vue. Tenant les autorités cubaines pour responsables – au minimum de ne pas avoir garanti la sécurité de leurs diplomates – les États-Unis avaient rappelé fin septembre plus de la moitié du personnel de leur ambassade à La Havane et expulsé 15 employés de l’ambassade cubaine à Washington, suscitant une crise diplomatique.

Un nouveau cas signalé le 29 mai. Dans son communiqué, publié sur son site internet, la diplomatie cubaine, qui a toujours clamé son innocence, réaffirme sa volonté de “coopérer avec les autorités des États-Unis afin d’éclaircir la situation”. Elle précise aussi avoir pris bonne note d’un nouveau cas signalé le 29 mai par l’ambassade américaine, dont un employé a rapporté “avoir été victime de bourdonnements auditifs permanents” sur son lieu de résidence.  Le gouvernement cubain a “officiellement sollicité” l’autorisation d’enquêter sur ce nouveau cas, mais “à l’instar des cas précédents n’a reçu aucun accès” aux informations, ajoute le communiqué. Mais “l’enquête exhaustive et immédiate” conduite aux alentours de la résidence du diplomate américain n’a permis de trouver aucune explication à ces ennuis de santé, précise-t-il.

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