Facebook a rendu publics des posts de 14 millions d’utilisateurs pendant quatre jours

Après le scandale lié à la société britannique Cambridge Analytica, Facebook a admis avoir rendu publics des messages postés pendant quatre jours au mois de mai.

Nouvelle polémique pour Facebook. Le réseau social a indiqué jeudi avoir par défaut rendu publics des messages postés par 14 millions d’utilisateurs pendant quatre jours en mai, dernière bévue en date pour le réseau social qui multiplie les controverses sur l’utilisation des données de ses membres.

Le bug suspendu le 22 mai. “Nous avons récemment repéré un bug informatique qui suggère automatiquement de rendre publics les messages créés par certaines personnes”, a indiqué Erin Egan, chargée des questions de vie privée chez Facebook. Cette erreur est intervenue alors que le groupe travaillait à une nouvelle façon de partager certains éléments du profil des utilisateurs, comme les photos. Elle a affecté le réseau du 18 au 27 mai, Facebook étant parvenu à suspendre le bug dès le 22 mai mais ayant eu besoin de cinq jours supplémentaires pour rendre tous les messages privés.

Les utilisateurs concernés seront prévenus. “Nous avons résolu ce problème et avons commencé (jeudi) à prévenir toutes les personnes affectées et à leur demander de vérifier tous les messages qu’elles ont postés durant cette période”, a souligné Erin Egan. Les quelque 14 millions d’utilisateurs concernés sont censés voir apparaître lors de leur connexion au réseau social une notification les incitant à se rendre sur une page à part où ils pourront étudier les posts touchés par ce bug. Ce problème intervient au moment où Facebook est déjà empêtré dans plusieurs affaires de données personnelles.

Mars : la Nasa découvre la matière organique la plus complexe jamais trouvée sur la planète

La découverte des échantillons de matière organique, provenant de rochers vieux de 3,5 milliards d’années, constitue un pas de plus dans la recherche de traces de vie sur Mars. 

La Nasa a détecté la matière organique la plus complexe jamais trouvée à la surface de Mars, une avancée dans l’étude de traces de vie potentielles sur la planète rouge, ont révélé jeudi des scientifiques.

Le véhicule Curiosity a également découvert des preuves de variations saisonnières dans les émanations de méthane, indiquant que la source de ce gaz, qui est souvent le signe d’activités biologiques, vient de la planète elle-même. Le méthane pourrait être stocké dans des plaques de glace sous la surface.

“C’est une avancée significative”. Les échantillons de matière organique, provenant de rochers vieux de 3,5 milliards d’années, ont été prélevés sur 5 cm de profondeur à la base du mont Sharp, à l’intérieur du cratère Gale, considéré comme un ancien lac.

“C’est une avancée significative car cela indique que de la matière organique est préservée dans les environnements les plus difficiles de Mars”, a déclaré l’auteure principale d’une des deux études publiées dans la revue Science, l’astrobiologiste Jennifer Eigenbrode, du centre Goddard de l’agence spatiale américaine. Et d’ajouter : “nous pouvons peut-être trouver quelque chose de mieux préservé qui renferme une signature de vie”.

Curiosity, qui s’est posé sur la planète rouge en 2012, avait déjà découvert en 2014 de la matière organique, en petite quantité.

“Cela ne veut pas dire qu’il y a de la vie”… “Cette étude montre en détail la découverte de composés organiques complexes et diversifiés dans les sédiments. Cela ne veut pas dire qu’il y a de la vie, mais les composés organiques sont les pierres de construction de la vie”, a précisé le co-auteur Sanjeev Gupta, professeur de science de la Terre à l’Imperial College de Londres.

Les échantillons de matière organique peuvent venir d’une météorite ou de formations géologiques équivalentes au charbon ou au schiste noir que l’on trouve sur Terre, ou encore d’une forme de vie, a souligné Jennifer Eigenbrode. Le cratère Gale est “un bon endroit pour la vie, si jamais elle a existé sur Mars”, a-t-elle expliqué.

… Mais cela soutient la thèse des traces d’une vie passée. L’analyse par le laboratoire miniature francais SAM (Sample Analysis at Mars) porté par le robot Curiosity a révélé “plusieurs molécules organiques et volatiles qui rappellent celles trouvées sur Terre : thiophène, méthylthiophènes 2 et 3, méthanethiol et diméthylsulfure”, selon l’étude. L’autre étude apporte des détails sur la fluctuation des émanations de méthane, entre 0,24 et 0,65 partie par milliard en volume, avec un pic à la fin de l’été dans l’hémisphère nord.

Ces découvertes tendent à soutenir la thèse que la vie a potentiellement existé sur Mars, estime Inge Loes ten Kate, de l’université de Tübingen en Allemagne. “Curiosity a montré que le cratère Gale était habitable il y a quelque 3,5 milliards d’années, avec des conditions comparables à celles de la Terre en formation, où la vie a évolué à cette période”, a-t-elle ajouté.

 Un test sanguin peut prédire une naissance prématurée, selon une étude

Des chercheurs américains et danois ont annoncé avoir mis au point un test peu coûteux qui permet de prédire à 80% si une femme enceinte donnera naissance à un bébé prématuré.

Des chercheurs américains et danois ont annoncé jeudi avoir mis au point un test sanguin peu coûteux qui permet de prédire à 80% si une femme enceinte donnera naissance à un bébé prématuré, selon une étude. Bien que d’autres recherches soient nécessaires avant que le test ne soit prêt à être utilisé à grande échelle, les experts affirment qu’il a le potentiel de réduire le nombre de décès et de complications dus aux 15 millions de naissances prématurées par an dans le monde entier.

“Manière moins coûteuse que l’échographie”. Le test peut également être utilisé pour estimer la date d’accouchement de la mère “de manière aussi fiable et moins coûteuse que l’échographie”, indique le rapport paru dans la revue Science. Le test mesure l’activité des gènes maternels, placentaires et foetaux, évaluant les niveaux d’ARN sans cellules, qui sont des molécules messagères qui transportent les instructions génétiques du corps.

“Progrès scientifique réel et significatif”. “Nous avons constaté qu’une poignée de gènes sont très prédictifs concernant des femmes à risque pour unaccouchement prématuré“, a déclaré Mads Melbye, co-auteur principal, professeur invité à l’Université de Stanford et PDG du Statens Serum Institut à Copenhague. “J’ai passé beaucoup de temps au fil des ans à travailler pour comprendre l’accouchement prématuré. C’est le premier progrès scientifique réel et significatif sur ce problème depuis longtemps”, a-t-il estimé.

Première cause de décès avant l’âge de 5 ans. Un autre chercheur dans cette étude est Stephen Quake, professeur de bio-ingénierie et de physique appliquée à l’Université de Stanford, ancien dirigeant d’une équipe qui a créé un test sanguin pour le syndrome de Down en 2008, aujourd’hui utilisé par plus de trois millions de femmes enceintes par an. Définie comme un bébé arrivant au moins trois semaines à l’avance, la naissance prématurée touche 9% des naissances aux États-Unis et est la première cause de décès avant l’âge de cinq ans chez les enfants du monde entier.

Régions les plus pauvres du monde. Jusqu’à présent, certains tests de prédiction des naissances prématurées étaient disponibles, mais ils avaient tendance à ne fonctionner que chez les femmes à haut risque et n’étaient précis qu’à environ 20%, selon le rapport. Pour mettre au point le test, les chercheurs ont examiné des échantillons de sang de 31 femmes danoises afin d’identifier les gènes qui donnent des signaux fiables sur l’âge gestationnel et le risque de prématurité. Quand le test arrivera sur le marché, les chercheurs assurent qu’il sera probablement assez simple d’utilisation et peu coûteux pour être utilisé dans les régions pauvres du monde.

Santé : marcher vite permettrait d’augmenter son espérance de vie Selon une étude menée par le “British Journal of Sports Medecine”, marcher à une vitesse située entre cinq et sept kilomètres par heure est associé à une diminution de 21% du risque de mortalité en général.Marcher c’est bien, mais marcher vite c’est mieux. C’est ce que révèle une étude du British Journal of Sports Medecine qui a suivi pendant vingt ans 50.225 britanniques de tous âges. Marcher à une cadence élevée permettrait ainsi d’augmenter son espérance de vie.

Un bénéfice particulier pour les plus de 60 ans. Selon cette étude, marcher vite est associée à une diminution de 21% du risque de mortalité en général. Et le résultat est encore plus impressionnant pour les plus de 60 ans. Chez eux, la baisse du risque de décès grimpe à 53%, avec un bénéfice particulier sur les maladies cardiovasculaires. “On va avoir des effets qui jouent sur la circulation cardiaque et donc sur les vaisseaux qui vont se développer de façon plus importante dans tous les organes”, explique Jean-François Toussaint, directeur de l’Institut de recherche bio-médicale et d’épidémiologie du sport (Irmes).

Entre cinq et sept kilomètres par heure. “On sait également que l’on a d’autres effets, par exemple sur l’immunité : on a une meilleure résistance aux maladies lorsqu’on est actif”, précise le spécialiste. Mais pour obtenir ces bienfaits, il faut marcher à une vitesse située entre cinq et sept kilomètres par heure, c’est-à-dire une marche qui fait transpirer et provoque un léger essoufflement. 

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