États-Unis : départ du rédacteur en chef du “Wall Street Journal”, jugé complaisant avec Donald Trump

Le rédacteur en chef du Wall Street journal est remplacé par son adjoint, a annoncé le groupe propriétaire du quotidien financier. Gerard Baker était critiqué pour sa complaisance supposée envers Donald Trump.

Le groupe News Corp a nommé Matt Murray rédacteur en chef du Wall Street Journal en remplacement de Gerard Baker, qui a contribué à relancer le titre mais était critiqué depuis 2016 pour sa complaisance supposée à l’égard de Donald Trump.

Une transition réussie vers le numérique. Rédacteur en chef adjoint du quotidien depuis 2013, Matt Murray fait partie de Dow Jones, filiale de News Corp et maison mère du Wall Street Journal, depuis 1994. Désigné en 2012, Gerard Baker a fait progresser d’un tiers les ventes du quotidien et accéléré sa transition vers le numérique, a rappelé News Corp dans un communiqué publié mardi (en anglais).

Fin 2017, le Wall Street Journal comptait 1,27 million d’abonnés aux seules éditions en ligne, en hausse de 33% par rapport à fin 2016 et de 68% par rapport à fin 2015. De la même manière que le New York Times et le Washington Post, le quotidien financier a tiré profit de la campagne présidentielle américaine et de la première année de la présidence Trump en rééquilibrant son modèle vers le numérique.

Un ton jugé trop complaisant. Le Wall Street Journal a publié plusieurs scoops sur cette période, révélant notamment l’existence d’une relation sexuelle présumée entre Donald Trump et l’actrice pornographique Stormy Daniels. Mais Gerard Baker était régulièrement critiqué, en particulier au sein de sa rédaction, pour sa prudence supposée vis-à-vis de l’ancien promoteur immobilier, considérée parfois comme de la complaisance. Il aurait notamment tancé des journalistes qui couvraient une réunion de la campagne Trump, les accusant de donner dans le commentaire plus que dans l’information, selon le New York Times.

Le site Politico avait également publié, en août, des extraits d’un entretien entre des journalistes du WSJ, emmenés par le rédacteur en chef, et Donald Trump, accompagné de sa fille Ivanka. Le ton très amical de Gerard Baker durant l’interview n’avait fait que consolider sa réputation.

Une nouvelle émission sur Fox Business Network. Gerard Baker va rester dans le giron du groupe, écrire des articles et des éditoriaux pour le Wall Street Journalmais aussi lancer sa propre émission, sponsorisée par le quotidien, sur la chaîne d’information Fox Business Network, qui fait partie du groupe 21st Century Fox, également contrôlé par le magnat des médias Rupert Murdoch.

 

Expulsion des migrants clandestins en Italie : Matteo Salvini “n’a pas du tout de respect pour l’être humain”

La phrase choc du nouveau ministre de l’Intérieur italien n’est pas passée inaperçue chez les migrants clandestins qui vivent en Italie, mais aussi chez les habitants du port de Catane en Sicile, où les autorités locales ont enregistré 13.500 arrivées depuis le début de l’année. 

“Le bon temps c’est fini, préparez-vous à faire vos valises”. Ce message de Matteo Salvini, nouveau ministre italien de l’Intérieur à l’encontre des migrants clandestins à été vécu comme une véritable gifle par ceux qui ont fui la guerre et trouvé refuge en Europe. “Ça fait très mal, parce que ce n’est pas du tout facile”, confie Mohammed, jeune ivoirien de 18 ans arrivé en Sicile il y a deux ans à bord d’un bateau pneumatique où ont péri presque tous ses amis. 

“Tu arrives dans un pays où quelqu’un te minimise pour une politique”. “On peut comprendre qu’ils n’arrivent pas à gérer la situation parce qu’on est nombreux”, admet le jeune homme qui a traversé la Méditerranée pour atteindre le port sicilien de Catane, où les autorités locales ont enregistré 13.500 arrivées depuis le début de l’année. “Mais tu fuis la guerre, tu passes le désert, tu traverses la mer, combien de fois tu risques ta vie ? Et tu arrives dans un pays où quelqu’un te minimise pour une politique”, s’emporte-t-il. “Parce que là, il [Matteo Salvini, ndlr] n’a pas du tout de respect pour l’être humain”. 

Un centre d’accueil au cœur des tensions. Dans le centre d’accueil au pied de l’Etna où il vit avec quinze autres clandestins, Mohammed peut compter sur Giuseppe, le gérant bénévole du centre. La principale difficulté que rencontre ce Sicilien, ce sont les a priori des habitants. “J’ai des amis qui me disent que ce que je fais est mal, des prêtes me disent ça, des professeurs également, comment cela va-t-il finir ?”, se demande-t-il. “Certains policiers me disent que je devrais fermer le centre et beaucoup de gens s’élèvent fortement contre mon action”, ajoute Giuseppe. Pour lui, l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir a libéré un discours de colère. “Mais je resterai fidèle à la tradition d’accueil de la Sicile, peu importe qu’elle s’émiette, peu importe les lois qui nous attendent”.

Hawaï : des centaines de maisons détruites par la lave du volcan Kilauea à Hawaï

Ces maisons, situées dans des communes qui avaient été évacuées, ont été détruites par la lave du volcan Kilauea, ont indiqué mardi les autorités locales. 

Des centaines de maisons ont été détruites par la lave émanant du volcan Kilauea à Hawaï, l’un des plus actifs du monde, ont indiqué mardi les autorités.

Des maisons qui avaient été évacuées. “Nous avons perdu des centaines de maisons à Kapoho Beach Lots et Vacationland dans la nuit, mais nous n’avons pas le chiffre exact”, a dit Janet Snyder, une porte-parole du comté de Hawaï. Ces derniers dégâts matériels viennent s’ajouter aux 117 autres maisons détruitesdepuis le début de l’éruption le 3 mai, qui a obligé à évacuer 2.500 personnes, a-t-elle précisé. Les deux derniers quartiers affectés par la lave avaient été évacués à l’avance. Aucune victime n’a pour l’instant rapportée.

L’Observatoire des volcans à Hawaï a indiqué qu’un survol tôt mardi avait confirmé que la lave avait complètement recouvert Kapoho Bay et inondé la majeure partie de Vacationland, couvrant en outre tout Kapoho Beach Lots à l’exception de sa partie nord.

20 km carrés recouverts de lave. Une série de séismes ont en outre été enregistrés sur l’île pendant la nuit lundi et jusqu’à mardi matin. L’un, d’une magnitude de 5,5, a provoqué un nuage de cendres. La lave a recouvert une surface de près de 20 kilomètres carrés depuis que le volcan est entré en éruption.

Vers une éruption majeure ? Le Kilauea est l’un des cinq volcans que compte l’île de Hawaï, la plus grande de l’archipel. Les scientifiques estiment que l’activité volcanique est peut-être annonciatrice d’une éruption majeure similaire à celle du milieu des années 1920. Mais ils ne craignent toutefois pas de victimes car les zones résidentielles les plus exposées ont été évacuées et la région où se trouve le volcan, dans le sud-est de l’île, n’est pas très peuplée.

Guatemala : 192 disparus après l’éruption du volcan

Suite à l’éruption lundi du volcan “de Fuego” au Guatemala, 192 personnes sont portées disparues, ont annoncé les autorités locales. 

Un total de 192 personnes sont toujours portées disparues au Guatemala, deux jours après la violente éruption du Volcan de Feu qui a fait au moins 73 morts et provoqué l’évacuation de milliers de riverains, a annoncé mardi soir la protection civile.

46 blessés. “Désormais nous avons des informations avec des noms et les localités où des personnes sont portées disparues, et nous avons un nombre : il y a 192 personnes qui sont portées disparues”, a indiqué lors d’une conférence de presse Sergio Cabañas, un directeur des opérations de secours de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred). L’éruption a fait 46 blessés et a entraîné l’évacuation de 3.271 personnes, selon la Conred. En outre, 2.625 personnes ont dû être relogées. La catastrophe a affecté au total 1,7 million de Guatémaltèques.

Une forte explosion mardi. Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du volcan, qui culmine à 3.763 mètres d’altitude à 35 km au sud-ouest de la capitale. Sept villages situés sur le flanc du volcan ont été évacués mardi, en raison de l’augmentation de l’activité volcanique. Le porte-parole de la Conred, David de Leon, expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

Chances très faibles de retrouver des vivants. Deux jours après cette éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, Sergio Cabañas. “Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie”, a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.

Un pays sur la “ceinture de feu du Pacifique”.Le Volcan “de Fuego” était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud. Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito et le Pacaya. Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la “Ceinture de feu du Pacifique”, une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

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