Minnesota : plusieurs centaines de victimes de prêtres obtiennent un accord de 210 millions de dollars

L’accord conclu jeudi avec l’archidiocèse de l’État du Minnesota prévoit l’indemnisation de 450 victimes d’abus sexuels par des membres du clergé.

Un archidiocèse de l’Église catholique de l’État américain du Minnesota a conclu jeudi un accord à hauteur de 210 millions de dollars (soit environ 180 millions d’euros) avec des centaines de victimes d’abus de membres du clergé, résolvant un conflit vieux de plusieurs années.

450 victimes à indemniser. L’archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis – qui a été placé en 2015 sous la protection de la loi sur les faillites – a indiqué que l’accord devrait répondre à toutes les plaintes, conclure le processus de faillite et permettre la création d’un fonds financier spécial pour 450 victimes. “Les rescapés des abus peuvent s’attendre à des paiements dès que le tribunal approuvera le plan”, a déclaré l’archevêque Bernard Hebda.

“Je suis reconnaissant pour toutes les victimes rescapées qui se sont courageusement présentées”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. “Je reconnais que les abus vous ont tellement volé. L’Église vous a laissé tomber, je suis vraiment désolé.”

Des cicatrices toujours intactes. Les victimes ont accueilli l’accord avec soulagement, mais ont souligné que leurs cicatrices émotionnelles restent intactes. “C’est un grand jour pour nous et pour tous les survivants”, a ajouté Jamie Heutmaker lors d’une autre conférence de presse.

La fin d’un long processus. Cet accord a été possible grâce à une loi du Minnesota adoptée en 2013, qui permet de poursuivre des agresseurs présumés dans des cas auparavant prescrits. L’accord met fin à l’un des plus longs processus de prise en charge des abus liés à l’Église catholique aux États-Unis. En 2012, des experts ont évoqué au Vatican le chiffre de 100.000 mineurs victimes d’abus de milliers de membres du clergé aux Etats-Unis, certains cas remontant à 1950.

Kim Jong-un dit être engagé vers la dénucléarisation de la péninsule coréenne

Avant un possible sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, ce dernier a indiqué qu’il souhaitait aller vers une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qu’il était engagé vers la dénucléarisation de la péninsule coréenne, a indiqué vendredi l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Une volonté “inchangée, cohérente et fixe”. “Kim Jong-un a dit que la volonté de la République démocratique de Corée d’aller vers une dénucléarisation de la péninsule coréenne reste inchangée, cohérente et fixe”, rapporte KCNA à l’issue d’un entretien entre les deux hommes jeudi à Pyongyang.

“Dans la bonne direction” pour les États-Unis. Plus tôt, après plusieurs réunions à New York avec le bras droit de Kim Jong-un, le général Kim Yong Chol, le chef de la diplomatie américaine a estimé jeudi que les deux pays allaient “dans la bonne direction” dans les discussions préliminaires à ce sommet. Il ne s’est pas engagé sur une date précise pour cette rencontre, initialement prévue le 12 juin à Singapour mais brutalement annulé par Donald Trump en raison de “l’hostilité” de la Corée du Nord.

Elle quitte l’UE par mégarde : une vache bulgare en danger de mort

Une vache bulgare passée par mégarde en Serbie doit être abattue car les règlements européens lui interdisent de séjourner à nouveau en Bulgarie.

Une vache bulgare passée par mégarde en Serbie, hors de l’UE, doit être abattue car les règlements européens lui interdisent de séjourner à nouveau en Bulgarie, s’est indigné jeudi son propriétaire en suppliant qu’elle ait la vie sauve.

Penka, une vache rousse au sixième mois de gestation, s’était offert une petite fugue le 12 mai alors que son troupeau paissait près du village de Kopilovtsi, non loin de la frontière avec la Serbie. Mais ses pérégrinations l’ont conduite dans le pays voisin, où elle a pu pénétrer sans être interceptée par les garde-frontières. Recueillie par un fermier serbe qui l’a identifiée grâce à son badge, elle a été rendue à son propriétaire, Ivan Haralampiev.

La vache ne peut pas être “ré-importée” dans l’UE. Et c’est là que les ennuis de Penka ont commencé, a témoigné ce dernier à la télévision publique bulgare BNT jeudi. Malgré un certificat vétérinaire serbe attestant de la parfaite santé de la vache, les autorités bulgares ont exigé qu’elle soit abattue sans délai. “Le motif est qu’elle a quitté les frontières de l’UE” en pénétrant en Serbie, et qu’elle ne peut pas être ré-importée dans l’Union européenne, dont la Bulgarie fait partie, a expliqué Ivan Haralampiev.

Appel à la clémence. Les autorités sanitaires bulgares ont confirmé l’incident, soulignant n’avoir aucune marge de manœuvre malgré les appels à la clémence que le récit de l’éleveur a suscités à travers le pays. “La décision n’est pas de notre ressort. Nous ne faisons qu’appliquer les règlements européens”, a expliqué l’expert vétérinaire Lyubomir Lyubomirov.

 

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