Le Mexique hausse le ton envers Washington à propos du mur de Trump

“Le Mexique ne paiera jamais pour un mur. Ni maintenant, ni jamais” a réagi sur Twitter Enrique Peña Nieto après de nouvelles déclarations du chef de l’Etat américain. 

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a opposé un ferme “non, jamais” à de nouvelles déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles le Mexique paiera pour un nouveau mur bâti à la frontière, en pleines négociations commerciales tendues entre les deux pays. “De toutes façons ce mur sera construit (…) mais à la fin, le Mexique paiera pour le mur”, a déclaré le chef de l’Etat américain lors d’un meeting mardi soir dans le Tennessee. “Ils vont payer pour le mur et ils vont en profiter”, a-t-il ajouté.

“Le Mexique ne paiera jamais pour un mur”. Son homologue a rétorqué à son homologue américain sur Twitter dans un message au ton inhabituel, en anglais et en espagnol. “NON. Le Mexique ne paiera JAMAIS pour un mur. Ni maintenant, ni jamais. Cordialement, le Mexique (nous tous)”, a tweeté le président mexicain. Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche en promettant d’expulser des millions de sans-papiers et de construire un nouveau mur sur la frontière des États-Unis avec le Mexique pour stopper l’immigration illégale. S’en est suivie la pire crise diplomatique depuis des décennies entre les deux pays.

La frontière s’étend sur plus de 3.100 kms. La frontière américano-mexicaine s’étend sur plus de 3.100 kilomètres, dont un millier dispose déjà d’un mur. La nouvelle insistance de Donald Trump pourrait anéantir les efforts des deux pays dans la renégociation en cours depuis près de dix mois du traité de libre-échange nord-américain (Alena) auquel participe également le Canada, en vigueur depuis 1994. En avril, le Président américain avait annoncé qu’il enverrait des milliers de soldats de la Garde nationale à la frontière mexicaine où ils pourraient rester jusqu’à la construction du mur.

Garde nationale à la frontière. Mi-mai, la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen avait indiqué que 1.600 membres de la garde nationale étaient actuellement postés à la frontière mexicaine et que leur nombre allait être porté à 2.200. Jusqu’à 4.000 gardes pourraient être déployés au total le long de la frontière qui s’étend sur quatre États américains.

Attaque de Liège : l’assaillant avait déjà commis un meurtre lundi soir

L’homme qui a tué trois personnes par balles, mardi en Belgique, avait auparavant tué un toxicomane lundi soir, a confirmé le ministre de l’Intérieur belge mercredi. 

L’homme qui a tué trois personnes dont deux policières par balles, mardi à Liège,en Belgique, avait déjà tué un toxicomane à coups de marteau lundi soir dans le sud du pays, a confirmé le ministre belge de l’Intérieur, mercredi. La victime, âgée de 30 ans, avait été retrouvé morte à son domicile, probablement tuée avec un marteau. Les deux hommes se connaissaient. 

Une permission de sortie. L’assaillant a été identifié comme étant un délinquant multirécidiviste né en 1982, condamné plusieurs fois pour vols, coups et blessures ou trafic de stupéfiants. Incarcéré depuis 2003, il était en permission de sortie depuis lundi. Selon une source proche de l’enquête, l’homme était fiché par la police pour avoir été en contact avec un détenu islamiste et s’être radicalisé. Mais ses congés pénitentiaires s’étaient jusque-là bien déroulés, d’après le ministère belge de la Justice. 

Les États-Unis attirent toujours les touristes malgré les restrictions de Trump

Selon le département du Commerce, le nombre de visiteurs français aux États-Unis devrait augmenter de 20% lors des cinq prochaines années, passant de 1,67 million en 2016 à 1,96 million en 2022.

Les États-Unis demeurent une destination attractive pour les touristes malgré un durcissement de la politique migratoire, matérialisé par le décret anti-immigrationde Donald Trump, selon un organisme chargé de promouvoir l’image du pays à l’international. Entre fin 2016 et fin 2017, le nombre de ressortissants de pays étrangers affirmant qu’ils visiteront les États-Unis dans les deux prochaines années est passé de 79% à 81% selon un baromètre interne, a affirmé mardi Christopher Thompson, le président de Brand USA.

Hausse du nombre de visiteurs français. New York, la Floride et la Californie sont les trois destinations les plus prisées par les touristes étrangers. Selon le département du Commerce, le nombre de visiteurs français aux États-Unis devrait par exemple augmenter de 20% lors des cinq prochaines années, passant de 1,67 million en 2016 à 1,96 million en 2022. “Il y avait un sentiment que les mesures prises par la nouvelle administration concernant la politique migratoire allaient affecter les voyages. On pouvait logiquement imaginer qu’il y aurait un déclin mais la réalité est que ce n’est pas le cas”, a dit Christopher Thompson.

Conséquences négatives limitées. Le responsable a néanmoins reconnu que le décret anti-immigration pris par Donald Trump au début de son mandat a pu avoir des conséquences négatives, quoique limitées, sur la réputation des États-Unis auprès des touristes. Ce décret interdit l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de pays jugés hostiles aux États-Unis ou liés au terrorisme.

Publicité dans les salles de cinéma. Pour continuer à attirer les touristes étrangers, Brand USA va diffuser dans des salles de cinéma à travers le monde, à partir de ce mercredi, un film d’une quarantaine de minutes vantant la diversité des États-Unis au travers de nombreux genres musicaux. Ce film entraîne le téléspectateur sur les terres musicales américaines (La Nouvelle Orléans, Nashville, Chicago…) et dans la vie d’illustres musiciens et artistes comme Louis Armstrong, Elvis Presley et Gloria Estefan.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *