Former ses employés contre le racisme : Starbucks tente de montrer l’exemple

Mardi, quelque 8.000 cafés Starbucks vont fermer leurs portes aux États-Unis pour permettre à leurs employés de suivre une formation contre le racisme.

Peut-on apprendre à ses employés à ne pas être raciste ? La chaîne de cafés Starbucks se lance mardi dans cet exercice délicat, avec une session de formation sans précédent qui entraînera la fermeture exceptionnelle de tous les cafés directement gérés par la chaîne aux États-Unis, soit quelque 8.000 établissements.

Une arrestation qui avait suscité la polémique. Cette initiative inédite, qui devrait mobiliser quatre heures durant quelque 175.000 employés, avait été annoncée le 17 avril par les dirigeants de Starbucks, après l’indignation suscitée par l’arrestation de deux jeunes Afro-Américains dans un de ses cafés de Philadelphie.

Une arrestation au seul motif que les deux hommes demandaient à attendre l’arrivée d’une connaissance pour consommer, capturée sur un smartphone et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Des manifestations avaient suivi, avec la menace d’un boycott pour cette chaîne synonyme de bon café aux États-Unis. 

Une illustration des tensions raciales. L’incident a illustré de façon frappante les discriminations que subissent toujours les Afro-Américains, dans un contexte de tensions raciales exacerbées depuis l’élection de Donald Trump. Difficile de nier ce constat, étayé par des témoins armés de smartphones, qui documentent des incidents moins spectaculaires que les cas de violences policières contre des Afro-Américains, mais beaucoup plus fréquents. 

Une initiative saluée mais regardée avec prudence. Plusieurs responsables noirs ont salué l’initiative de Starbucks, même s’ils soulignent aussi que le résultat est loin d’être garanti. “C’est historique, je ne connais pas d’autre société aussi omniprésente que Starbucks qui ait montré sa volonté de prendre le racisme par les cornes”, a déclaré lors d’un point presse téléphonique Sherrilyn Ifill, présidente du Legal Defense and Education Fund, émanation de la puissante organisation de défense de la cause des Noirs NAACP.

“Le 29 mai n’est pas une solution, mais c’est un premier pas”, a souligné la direction sur son site internet. “La première session se concentrera sur la compréhension de ce qu’est le biais racial et l’histoire des lieux publics aux États-Unis. Les prochaines formations porteront sur toutes les sortes de discriminations et d’expériences”. 

Un documentaire, des échanges et des discours. En quoi concrètement va consister la formation mardi ? Starbucks a refusé que les médias assistent à l’exercice, mais a diffusé un petit film de présentation. On y apprend que les employés devraient visionner un film original du documentariste Stanley Nelson sur l’histoire des Noirs américains, et discuteront ensuite en petits groupes de leurs expériences de discriminations raciales. Le tout encouragé par de petits discours des charismatiques dirigeants de l’entreprise née en 1971, Howard Schultz et Kevin Johnson.

La Maison-Blanche envoie une lettre à une enseignante, qui la renvoie corrigée

Yvonne Mason, enseignante à la retraite, a fait le buzz sur Facebook en postant la photo d’une lettre de la Maison-Blanche truffée de fautes.

Elle est enseignante à la retraite mais a gardé ses réflexes professionnels. Yvonne Mason, ancienne professeure d’anglais, n’a pu s’empêcher de corriger une lettre que lui a adressé la Maison-Blanche avant de la renvoyer à l’expéditeur, a rapporté dimanche le New York Times.

Comme une copie d’élève. Tout commence par une lettre écrite par Yvonne Mason, 61 ans, originaire d’Atlanta, à Donald Trump. Elle lui demande de rendre visite aux familles des 17 victimes de la fusillade survenue à Parkland en Floride en février dernier. Elle finit par recevoir une réponse début mai. Mais le regard affûté de l’ancienne enseignante a tout de suite repéré de nombreuses fautes. Après correction, elle a posté sur Facebook une photo de la lettre à en-tête de la Maison-Blanche, ressemblant alors à une copie d’élève, avant de la renvoyer à Washington. 

La forme… Orthographe, grammaire… rien ne va dans ce courrier à en croire Yvonne Mason et notamment l’emploi inadéquat des majuscules sur les mots “nation” et “fédéral”. Elle s’est même permise d’écrire en haut de la lettre : “avez-vous déjà essayé le correcteur automatique ?”.

… mais aussi le fond. Et si elle avait pu la noter, ça n’aurait pas été brillant. “Si la lettre avait été écrite par un collégien, je lui aurais donné un C, ou un C+ (l’équivalent d’un 12 ou 13 français, ndlr)”, a expliqué l’enseignante, rapporte Vanity Fair. “Si elle avait été écrite par un lycéen, je lui aurais donné un D (un 11, ndlr)”, a-t-elle précisé. Le fond aussi l’a dérangé : la lettre signée de la main de Donald Trump ne répondait même pas à sa demande mais se contentait de lister les mesures prises par les autorités suite à la sanglante fusillade. 

Le Mali salue la “bravoure” de Mamoudou Gassama

L’ambassadeur du Mali en France a salué les “valeurs d’humanité et d’amour pour son prochain” de Mamoudou Gassama, un Malien devenu héros en France. 

L’ambassade du Mali en France a salué lundi la “bravoure” de Mamoudou Gassama, un Malien devenu héros en France après avoir sauvé un enfant de 4 ans d’une chute, le comparant à son compatriote Lassana Bathily, qui avait sauvé plusieurs personnes lors de l’attaque contre un supermarché juif en 2015 à Paris.

“Des valeurs d’humanité et d’amour”.  Mamoudou Gassama, migrant et sans-papiers de 22 ans, a posé “un acte de bravoure et de vaillance” en escaladant, “à la seule force de ses bras”, la façade d’un immeuble parisien pour sauver un enfant de quatre ans suspendu à une balustrade au 4ème étage, écrit l’ambassadeur du Mali, Toumani Djimé Diallo, dans un communiqué. “Le courage” de Mamoudou Gassama, reçu ce lundi à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron qui lui a promis la régularisation de sa situation et la nationalité française, “démontre des valeurs d’humanité et d’amour pour son prochain, éléments fondamentaux de la société malienne, également valeurs républicaines chères à la France”, ajoute le diplomate.

Lassana Bathily, autre Malien naturalisé après les attentats de 2015. “En posant cet acte de bravoure, notre compatriote rejoint Lassana Bathily, qui s’est illustré en sauvant au péril de sa vie des clients du magasin Hyper Cacher lors d’une attaque terroriste du 9 janvier 2015″, ajoute Toumani Djimé Diallo. Lassana Bathily, un demandeur d’asile malien, avait lui aussi été naturalisé par la Francepour son courage.

Le président du Mali a également salué sur son compte Twitter le courage de Mamoudou Gassama….

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