La Corée du Nord menace d’annuler le sommet avec Trump

La Corée du Nord pourrait annuler le sommet prévu avec Donald Trump le 12 juin à Singapour, alors que Washington annonce ne pas avoir été notifié d’un changement de position. 

De nouvelles tensions américano-coréennes ? La Corée du Nord a menacé mercredi d’annuler le sommet prévu le 12 juin entre son dirigeant Kim Jong-un etle président américain Donald Trump en raison de manœuvres militaires au Sud, a rapporté l’agence sud-coréenne Yonhap.

Pyongyang a également annulé une rencontre de haut niveau avec la Corée du Sud prévue mercredi pour protester contre l’exercice militaire annuel Max Thunder auquel prennent part les armées sud-coréenne et américaine, a affirmé Yonhap, citant l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les États-Unis devront “mûrement réfléchir sur le sort de ce sommet Corée du Nord-USA, à la lumière de vacarme militaire”, a indiqué Yonhap, reprenant l’agence officielle nord-coréenne. Les exercices entre les forces aériennes des deux alliés constituaient un entraînement pour une invasion et une provocation, alors que la période était au réchauffement des relations inter-coréennes, a ajouté Yonhap, citant toujours KCNA.

Washington continue à préparer le sommet. Pour sa part, Washington a affirmé continuer à préparer le sommet. “Nous allons continuer à aller de l’avant” concernant les préparatifs, “nous n’avons pas été notifiés” d’un changement, a déclaré la porte-parole du Département d’État, Heather Nauert. Le langage utilisé par la Corée du Nord est un retour soudain à l’ancienne rhétorique de Pyongyang, qui a longtemps estimé qu’elle avait besoin de l’arme nucléaire pour se défendre contre les États-Unis.

Corée du Nord et du Sud engagées à la “dénucléarisation totale” de la péninsule. Les hostilités entre Corée du Nord et Corée du Sud (1950-1953) se sont arrêtées après un cessez-le-feu, laissant le territoire divisé en deux pays, délimitées par une zone démilitarisée. Les deux camps sont toutefois techniquement toujours en guerre. Lors d’un sommet rarissime le mois dernier dans la zone démilitarisée, Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont réaffirmé leur engagement derrière un “objectif commun”, la “dénucléarisation totale” de la péninsule.

-Venezuela : le céréalier Kellogg part, Maduro ordonne la reprise de l’usine

Mardi, Kellogg a fermé son usine de Maracay à cause de la “détérioration actuelle de la situation économique et sociale”.

Le gouvernement du Venezuela a pris le contrôle mardi de la filiale dans le pays du fabricant de céréales Kellogg, après que le groupe américain a cessé ses activités du fait de la crise économique, a annoncé le président Nicolas Maduro.

A cause d’un “détérioration économique et sociale”. Le fabricant de céréales a fermé mardi les portes de son usine située à Maracay , après 57 ans de présence, à cause de la grave crise économique qui sévit au Venezuela. “La détérioration actuelle de la situation économique et sociale a contraint l’entreprise à arrêter ses activités et à quitter le pays”, a annoncé dans un communiqué l’entreprise américaine, précisant qu’elle reprendrait ses activités “une fois que les conditions du pays le permettront”. Cette décision a surpris les quelque 300 employés, qui se sont retrouvés face à leur usine cadenassée et à un avis de fermeture. 

Entre les mains de “la classe ouvrière”. Les autorités ont rouvert l’usine Kellogg et celle-ci continuera sa production entre les mains “de la classe ouvrière”, a précisé le président Maduro, lors d’un meeting électoral dans la ville de Valencia en vue de sa réélection. Le départ de Kellogg vise à “effrayer le peuple”, a aussi dénoncé le chef de l’Etat, devant des milliers de ses partisans.

General Motors aussi. Le gouvernement de Caracas a déjà repris les usines d’entreprises américaines ayant quitté le territoire vénézuélien, comme Kimberly-Clark (papier hygiénique et couches), General Motors (automobiles) ou Clorox (produits d’entretien). D’autres, comme Coca-Cola et Colgate, ont temporairement suspendu ou ont réduit leurs activités.

Hawaï : explosions volcaniques et alerte rouge

Mardi, les autorités de Hawaï ont instauré une alerte rouge après l’apparition d’un énorme nuage de cendres au dessus du volcan Kilauea. 

Un énorme nuage de cendres volcaniques a jailli mardi du volcan  hawaïen Kilauea, incitant les autorités à émettre une alerte rouge pour l’aviation face à la forte probabilité d’éruption.

Risque d'”étouffement” et d'”incapacité à respirer”. Ce niveau d’alerte “signifie danger immédiat pour la santé, alors prenez des mesures pour limiter toute exposition”, a déclaré l’agence de Protection civile dans un communiqué. “C’est une situation grave qui affecte toute la population exposée”, a ajouté cette source, précisant que les problèmes de santé peuvent être l’étouffement et l’incapacité de respirer. Selon la protection civile, le nuage atteint 3.000 à 3.600 mètres de hauteur. Le département a également mis en garde la population locale contre des problèmes respiratoires, la qualité de l’air étant affectée par le nuage volcanique.

Une nouvelle fissure. Ce nouveau nuage de cendres apparaît peu après une nouvelle fissure ouverte sur la Grande Île d’Hawaï, où se trouve le cratère, portant à 20 le nombre total de failles débordantes de lave, causées par l’éruption du volcan le 3 mai. Jusqu’à maintenant, 40 maisons ou bâtiments ont été détruits par la coulée de lave.

Risque d’éruption majeure. Selon les scientifiques, si le niveau de lave continue de baisser dans le cratère, il y aura probablement d’autres fissures dues aux coulées de lave, accompagnées de fumées toxiques. Les scientifiques ont averti du risque d’éruption volcanique majeure. Le volcan Kilauea est l’un des plus actifs au monde et l’un des cinq volcans d’Hawaï.

Des employés de Google lui demandent de renoncer à une collaboration avec le Pentagone

“Nous pensons que Google ne devrait pas participer au commerce de la guerre”, selon le texte de la pétition disponible sur internet.

Une pétition interne demandant à Google de rester en dehors du “commerce de la guerre” faisait parler d’elle mardi avec selon la presse des milliers de signatures tandis que des salariés auraient démissionné pour protester contre une collaboration du géant technologique avec l’armée américaine. Environ 4.000 employés avaient signé mardi le texte qui a commencé à circuler il y a trois mois pour exiger du groupe qu’il renonce à utiliser ses outils d’intelligence artificielle pour aider les militaires à rendre leurs drones plus efficaces pour identifier leurs cibles, selon des médias américains. Le site spécialisé Gizmodo  a aussi indiqué qu’une “douzaine” d’employés de Google avaient démissionné pour des raisons éthiques.

“Commerce de guerre”. L’entreprise américaine n’a pas répondu mardi aux sollicitations de l’AFP à propos de cette collaboration désignée par les pétitionnaires sous le nom de “Projet Maven” et qui selon eux utilise l’intelligence artificielle pour aider les drones de l’armée à distinguer les humains des objets. “Nous pensons que Google ne devrait pas participer au commerce de la guerre”, selon le texte de la pétition disponible sur internet. “En conséquence, nous demandons à ce que le projet Maven soit annulé et que Google rédige, rende publique et mette en œuvre une politique claire disant que Google ou ses sous-traitants ne construiront jamais de technologie de guerre”, disent encore les signataires.

Problème éthique. L'”Electronic Frontier Foundation” (EFF), qui défend les droits sur internet, ainsi que le Comité international pour le contrôle des armes-robots (ICRAC), soutiennent cette pétition. Même si Google a officiellement indiqué que ses travaux destinés à améliorer la capacité des machines à reconnaître des objets n’ont pas d’objectifs offensifs, certains “documents publiés” sont inquiétants, affirmait l’EFF récemment sur son site internet.

Selon l’EFF, ces outils “signaleraient des gens ou des objets vus par les drones” pour que les images soient contrôlées par des humains et “dans certains cas, cela conduirait à des frappes de missiles sur ces personnes ou ces objets”, ce qui constitue un problème éthique énorme, “même avec des humains dans la boucle”. Pour l’ICRAC, cela ouvre même la voie à une suppression totale de l’intervention humaine.

“Robots-tueurs”. “Si les chefs militaires voient que les algorithmes de reconnaissance d’objets sont fiables, il sera tentant de limiter voire de supprimer le contrôle humain sur ces systèmes”, craint dans une lettre ouverte soutenant les signataires l’organisation qui lutte contre les “robots-tueurs” ou armes autonomes. “Nous ne sommes donc pas loin d’autoriser des drones autonomes à tuer automatiquement”, sans contrôle humain, dit-elle encore.

L’ONU a lancé en avril une nouvelle série de discussions officielles sur les armes autonomes, pour tenter notamment de les définir précisément. Selon des experts, des systèmes d’armement automatisés avec la capacité d’identifier et d’éliminer des cibles sans qu’une action humaine soit nécessaire devraient prochainement être opérationnels sur les champs de bataille.

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