Mondial 2018 : Paolo Guerrero, star du Pérou adversaire des Bleus, suspendu pour dopage et absent

Le principal attaquant du Pérou, Paolo Guerrero, ne participera pas au Mondial 2018 en raison de sa suspension alourdie en appel lundi pour dopage.

La suspension pour dopage de Paolo Guerrero, capitaine du Pérou, adversaire de l’équipe de France au Mondial de football, a été alourdie en appel et le buteur ne pourra pas participer à la compétition, a annoncé lundi le Tribunal arbitral du sport (TAS) basé à Lausanne en Suisse. A la suite du recours interjeté par le joueur et l’Agence mondiale antidopage (AMA), le TAS a décidé de porter sa suspension de 6 à 14 mois. Le Tribunal a admis que Guerrero n’avait “pas essayé d’améliorer ses performances en ingérant la substance prohibée”, mais a considéré que le joueur s’était tout de même rendu coupable de “faute ou négligence”.

Positif à un métabolite de cocaïne. Joueur emblématique de la sélection péruvienne, Guerrero avait été testé positif à un métabolite de cocaïne, substance inscrite sur la liste des interdictions de l’AMA, à la suite d’un contrôle effectué après un match des qualifications pour le Mondial 2018 contre l’Argentine, le 5 octobre 2017. Il avait ensuite manqué les deux rencontres du barrage qualificatif remporté contre la Nouvelle-Zélande. Le Pérou, dernier pays qualifié pour la Coupe du monde, n’a plus participé à une phase finale du tournoi mondial depuis 1982.

Groupe C. La sélection sud-américaine a été versée dans le groupe C du Mondial 2018 où elle affrontera le Danemark, la France et l’Australie. La Fifa avait annoncé fin décembre que la suspension d’un an infligée à l’attaquant de Flamengo (Brésil) avait été réduite à six mois et se terminait le 3 mai, ce qui devait lui permettre de disputer le tournoi en Russie (14 juin-15 juillet). Mais le joueur de 34 ans a fait appel fin janvier et demandé à ce que “la décision de suspension soit annulée et qu’aucune sanction ne lui soit imposée”, avait indiqué un porte-parole du TAS. L’Agence mondiale antidopage (AMA) avait aussi de son côté fait appel le 19 février et demandé une suspension d’au moins un an. Guerrero figurait dans la liste élargie de 25 joueurs du Pérou annoncée dimanche par la Fédération péruvienne de football (FPF).

 

Football : Roberto Mancini est le nouveau sélectionneur de l’Italie

L’Italie, qui ne s’est pas qualifiée pour la Coupe du monde, était sans sélectionneur depuis le mois de novembre. 

Roberto Mancini, ancien entraîneur notamment de l’Inter Milan, de Manchester City ou du Zenit Saint-Pétersbourg, est le nouveau sélectionneur de l’équipe d’Italie, a annoncé lundi soir la fédération italienne de football.

L’Italie était sans sélectionneur depuis le mois de novembre et son élimination face à la Suède en barrages d’accession à la Coupe du Monde.

Qui est Thomas Tuchel, le nouvel entraîneur du PSG ?

Réputé fin tacticien, l’entraîneur allemand Thomas Tuchel sera sur le banc du Paris Saint-Germain pour les deux prochaines saisons.

Le Paris Saint-Germain a annoncé lundi que Thomas Tuchel était le nouvel entraîneur du club à partir de début juillet, et ce pour deux saisons. Le technicien allemand, 44 ans, aura pour mission principale de faire passer les quarts de finale de la Ligue des champions aux Parisiens, chose qu’ils n’ont jamais réussi à faire depuis l’arrivée des Qataris à la tête du club, en 2011. Un défi de taille au regard du profil assez peu expérimenté de l’Allemand.

“C’est avec beaucoup de joie, de fierté et d’ambition que je rejoins ce grand club du football mondial qu’est le Paris Saint-Germain”, a réagi sur le site du PSG Thomas Tuchel, qui remplace Unai Emery. “Je suis impatient de travailler avec tous ces grands joueurs, qui figurent tous parmi les meilleurs de la planète. Avec mon staff, nous allons tout faire pour aider l’équipe à repousser ses limites, jusqu’au plus haut niveau international. Il y a un potentiel extraordinaire à Paris et c’est le challenge le plus enthousiasmant qui s’est présenté à moi.”

Un CV plutôt maigre…

Joueur médiocre dans les années 1990, Thomas Tuchel est devenu entraîneur en 2000, d’abord chez les jeunes. Neuf ans à polir ses systèmes de jeu, avant le grand bain chez les pros en 2009, à Mayence, club de Bundesliga, la première division allemande. Là-bas, l’ancien défenseur a alterné le bon et le moins bon mais y a décroché un titre de meilleur entraîneur de l’élite allemande, en 2011. En 2014, il quitte Mayence pour s’engager à Dortmund. Pour sa première saison dans la Ruhr, Thomas Tuchel n’a pu faire mieux que deuxième de Bundesliga derrière le Bayern Munich, avant de terminer troisième en 2016-2017, exercice au terme duquel le Borussia Dortmund a remporté la Coupe d’Allemagne. Sur la scène européenne, comme le PSG, l’Allemand s’est arrêté en quarts de finale en 2017, contre l’AS Monaco. La double confrontation avait été marquée par l’attaque du bus des Allemands avant le match aller à Dortmund. Quelques semaines plus tard, Thomas Tuchel était remercié par le club.

… mais une réputation de fin tacticien

Son idole ? Pep Guardiola. À l’entraîneur catalan, Thomas Tuchel emprunte plusieurs principes pour diriger ses troupes, comme le pressing haut ou la possession du ballon, qu’affectionne aussi le PSG. “Je préfère certaines qualités, un style de jeu actif, une défense audacieuse et des combinaisons rythmées en attaque”, expliquait-il au journal allemand Die Zeit en 2015. Pour renverser l’adversaire, le futur entraîneur du PSG change souvent de système de jeu : “Il nous arrivait fréquemment de modifier notre système de jeu trois ou quatre fois dans le même match”, raconte ainsi à L’Equipe André Schürrle, sous les ordres de Tuchel en 2016-2017. Avec un PSG habitué au 4-3-3, l’Allemand fera-t-il la même chose ?

Quid de la gestion des stars ?

C’est le point d’interrogation de cette signature : relativement inexpérimenté au plus haut niveau européen, Thomas Tuchel va-t-il réussir à se faire obéir d’un vestiaire composé de stars comme Neymar ou Edinson Cavani ? Par le passé, il a eu affaire à très peu de joueurs de premier rang. À Dortmund, il s’est notamment opposé à Pierre-Emerick Aubameyang, attaquant gabonais qui avait bravé une obligation de se reposer à la maison avant un match crucial en Ligue des champions. En représailles, Tuchel ne l’avait pas retenu pour la rencontre. Côté personnalité, contrairement à celui qu’il a remplacé à Dortmund, l’exubérant Jürgen Klopp, Thomas Tuchel est plutôt un homme de l’ombre, assez peu à l’aise avec les projecteurs. Là aussi, Paris et sa médiatisation omniprésente seront un immense défi pour lui.

-Basket-NBA : Golden State sonne d’entrée Houston

Les Warriors mènent une victoire à zéro après avoir battu lundi les Rockets 119 à 106 à Houston.

Golden State a fait le dos rond lundi pendant les deux première périodes du match n°1 de la finale de conférence Ouest du championnat NBA, avant d’assommer, au retour des vestiaires, Houston, battu 119 à 106 devant son public.

Des Warriors palots en première période. James Harden a marqué 41 points et a fini meilleur marqueur de la rencontre, mais l’image de la soirée est celle qui le montre sur les fesses en 3e période, bousculé physiquement et dépité par la puissance de feu des Warriors. Ses Rockets ont pourtant pris le meilleur départ et comptaient déjà neuf points d’avance (21-12) à cinq minutes du terme de la première période. Mais Golden State n’a jamais paniqué et a rejoint les vestiaires en ayant comblé son retard (56-56). “Ils ont laissé passer l’orage et joué extrêmement bien”, a résumé l’entraîneur de Golden State, Steve Kerr.

Performants au tir, agressifs en défense. Après la pause, Kevin Durant (37 pts), Klay Thompson (28 pts) et Stephen Curry (18 pts), quoiqu’en retrait, ont en effet propulsé irrémédiablement leur équipe en tête, pendant que Draymond Green écœurait les Rockets avec son agressivité en défense. Et pour ne pas arranger les affaires de Houston, Trevor Ariza comptait déjà cinq fautes personnelles à dix minutes de la fin de la 3e période.

“On va réagir”, annonce Harden. Durant et Thompson ont sonné le glas des derniers espoirs de Houston qui se retrouve mené une victoire à zéro avant le match n°2 qui aura lieu de nouveau dans sa salle mercredi. “C’est une bonne équipe, ils ont réussi des shoots difficiles alors qu’on n’a raté trop de ‘shoots ouverts’ à trois points, il y a pas mal de choses qu’on doit mieux faire”, a expliqué Harden, visiblement agacé. “On va réagir comme on l’a fait après chaque défaite cette saison, en prenant chacun nos responsabilités”, a assuré le favori pour le titre de meilleur joueur de la saison (MVP).

“Cela reste un adversaire difficile”, estime Durant. Du côté de Golden State qui vise un troisième titre de champion en quatre ans, le triomphalisme n’est pas de mise. “On a gagné, mais rien n’a changé au fond : cela reste un adversaire difficile et une série qui peut aller jusqu’au match n°7”, a prévenu Durant. Le vainqueur de ce duel sera opposé à Boston ou à Cleveland. Les Celtics mènent une victoire à zéro  dans la finale de la conférence Est, avant le match n°2 mardi.

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