Cambridge Analytica : Facebook suspend 200 autres applications suspectes

Le réseau social a annoncé lundi avoir suspendu 200 applications suspectes pour leur usage des données personnelles dans le cadre de l’audit mené après le scandale Cambridge Analytica.

Facebook joue (un peu) la transparence. Près de deux mois après le début du scandale Cambridge Analytica, du nom de cette société accusée d’avoir utilisé frauduleusement les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook, le réseau social a annoncé lundi avoir suspendu 200 applications supplémentaires. Toutes sont suspectées d’utiliser les données personnelles des utilisateurs en enfreignant les règles de l’entreprise et ont été détectées dans le cadre de l’audit sur les applications lancé par Facebook après le scandale.

Processus en cours. “Le processus d’enquête bat son plein”, a annoncé Ime Archibong, vice-président des partenariats produits chez Facebook, dans une “mise à jour sur (notre) audit des applications” en précisant que “beaucoup de travail restait à faire” et que l’audit “prendrait du temps”. “Nous avons d’importantes équipes internes et externes d’experts qui travaillent dur pour examiner ces applications le plus vite possible. Jusqu’ici, des milliers d’applications ont été analysées et environ 200 ont été suspendues, en attendant une enquête complète pour déterminer si elles ont réellement détourné des données”, explique le responsable de Facebook dans ce communiqué après le lancement de l’audit le 21 mars dernier.

Les utilisateurs informés. Facebook précise également que les utilisateurs des applications détectées seront avertis. “Lorsque nous trouverons des preuves que telle ou telle application a utilisé frauduleusement des données personnelles, nous la supprimerons et nous préviendrons les utilisateurs via ce site. Il affichera aux utilisateurs si eux ou leurs amis ont installé certaines de ses applications”, précise le réseau social.

Une démarche nouvelle. La publication de ce communiqué sur une enquête en cours est pour le moins étonnante pour Facebook qui, comme la plupart des entreprises de la tech, est adepte du secret. Mais après le retentissement mondial du scandale Cambridge Analytica qui a conduit son patron et fondateur, Mark Zuckerberg, à témoigner devant le Congrès, le réseau social a procédé à plusieurs ajustements dans sa communication sur le sujet. Il réalise désormais des points réguliers sur le sujet et a procédé la semaine dernière à une importante réorganisation de son équipe de direction pour “faciliter la communication interne”. Un moyen, pour lui, de tenter de tourner la page…

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