Nucléaire : les Européens ont 60 jours pour donner des garanties à l’Iran, annonce Téhéran

“Si les Européens ne donnent pas de garanties, il reviendra aux responsables du pays de prendre les décisions nécessaires”, a affirmé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Les pays européens ont 60 jours pour donner des “garanties” afin d’assurer les intérêts de l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire après la sortie des États-Unis, a déclaré dimanche un responsable iranien, selon le site du Parlement.

“Compenser les dommages causés par la sortie des États-Unis”. “Les Européens ont entre 45 et 60 jours pour donner les garanties nécessaires pour assurer les intérêts de l’Iran et compenser les dommages causés par la sortie des États-Unis”, a déclaré Abbas Araghchi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères du Parlement, selon le porte-parole de cette commission, Seyyed Hossein Naghavi Hosseini. “Si les Européens ne donnent pas de garanties, il reviendra aux responsables du pays de prendre les décisions nécessaires”, a-t-il ajouté dans ces propos rapportés sur le site du Parlement. C’est la première fois qu’un tel délai est évoqué.

Le ministre des Affaires étrangères en tournée diplomatique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé dimanche à Pékin une tournée diplomatique marathon. Il espère décrocher “un cadre futur clair” pour l’accord nucléaire après le retrait fracassant des Etats-Unis, mais réclame aux Européens des “garanties” sur la préservation des intérêts de Téhéran. Mohammad Javad Zarif se rendra ensuite à Moscou puis à Bruxelles, où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique. Il aura alors fait le tour des cinq puissances qui, outre les États-Unis, avaient signé avec l’Iran le texte de 2015.

Le ministre iranien a semblé afficher dimanche un optimisme prudent quant aux possibilités de sauver cet accord historique, qui prévoyait une levée des sanctions visant son pays en contrepartie de l’engagement de la République islamique à ne pas se doter de l’arme nucléaire.  -Israël : les États-Unis ouvrent leur ambassade à Jérusalem, inauguration à haut risque

Réalisant une promesse du président Trump, les États-Unis inaugurent lundi leur ambassade à Jérusalem, provoquant la colère des Palestiniens qui jugent ce transfert comme une provocation.

Les États-Unis inaugurent lundi à Jérusalem leur ambassade en Israël, réalisant la promesse controversée du président Donald Trump au risque d’enflammer les passions des Palestiniens qui pourraient protester massivement dans les Territoires, surtout à Gaza.

Un transfert très controversée. Ivanka Trump et Jared Kushner, fille et gendre et conseillers du président américain, prendront part avec des centaines de dignitaires des deux pays à la cérémonie prévue à partir de 16 heures (15 heures à Paris) et largement perçue comme défiant la réprobation de la communauté internationale dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale.

Une mobilisation palestinienne attendue. Au même moment, à quelques dizaines de kilomètres de là, des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza sous blocus pourraient marcher en direction de la frontière israélienne avec, pour certains, l’intention proclamée de tenter de forcer au péril de leur vie la barrière de sécurité.

L’armée israélienne a pratiquement doublé ses effectifs combattants autour de l’enclave et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël où sont annoncés des rassemblements, de moindre ampleur a priori. Un millier de policiers israéliens sont mobilisés à Jérusalem pour sécuriser l’ambassade et ses alentours dans le quartier périphérique et verdoyant d’Arnona.

Jérusalem, une question très sensible. Concrétisant un engagement de campagne, le transfert de l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem constitue une rupture de plus avec, en l’occurrence, des décennies de diplomatie américaine et de consensus international. Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses de l’insoluble conflit israélo-palestinien.

Si elle comble Israël, l’initiative unilatérale américaine ulcère les Palestiniens pour lesquels elle représente le summum du parti pris outrancièrement pro-israélien affiché par Donald Trump depuis son intronisation en 2017. Ils y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem.

Israël s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l’a annexée. Tout Jérusalem est sa capitale “éternelle” et “indivisible”, dit-il. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s’installer dans la ville tant que le statut n’en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

Jérusalem, une question très sensible. L’inauguration de l’ambassade, provisoirement installée dans les locaux de ce qui était le consulat américain en attendant la construction d’une nouvelle représentation, a lieu dans une période éminemment sensible. Les Palestiniens perçoivent comme une “provocation” la date choisie, précédant de 24 heures les commémorations de la “Nakba”, la “catastrophe” qu’a constitué la création d’Israël pour des centaines de milliers d’entre eux chassés ou ayant fui de chez eux en 1948. Le transfert de l’ambassade américaine n’a pas pour l’instant provoqué l’effet d’entraînement espéré par Israël. Seuls deux pays, le Guatemala et le Paraguay, se sont fermement engagés à déménager leur mission.

Un appel au djihad. Le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a appelé dimanche au djihad contre les États-Unis affirmant que la décision de Washington était la preuve que les négociations et “l’apaisement” n’ont pas servi aux Palestiniens. Dans une vidéo de cinq minutes intitulée “Tel Aviv est aussi une terre des musulmans”, le médecin égyptien qui a pris la tête d’Al-Qaïda après la mort en 2011 de son fondateur Oussama Ben Laden, a qualifié l’Autorité palestinienne de “vendeurs de la Palestine” et exhorté ses adeptes à prendre les armes.

-Tempêtes de sable et orages en Inde : au moins 41 morts

Dans l’État d’Uttar Pradesh, au moins 18 personnes ont été tuées par la grêle et les orages. Douze autres personnes sont mortes dans le Bengale occidental, neuf en Andhra Pradesh et deux à New Delhi.

Une série de tempêtes de sable et d’orages dans le nord de l’Inde a tué au moins 41 personnes dimanche et causé d’importants dégâts, ont annoncé les autorités.

Des murs, des arbres et des pylônes abattus. Au moins 18 personnes ont été tuées par la grêle et des orages qui ont abattu des murs, des arbres et des pylônes électriques dans l’État d’Uttar Pradesh, ont déclaré des responsables des secours. Ces décès sont intervenus dix jours après une tempête de sable qui avait fait plus de 130 morts dans la même région.

Des orages et de fortes rafales de vent. Douze autres personnes ont été tuées dimanche par des orages dans le Bengale occidental, neuf par des éclairs en Andhra Pradesh et deux dans la capitale New Delhi, où des vents allant à plus de 100 km/h ont obligé 70 vols à être déroutés, selon les autorités. L’aéroport international Indira Gandhi a été fermé pendant plus de deux heures en raison du vent.

-Manifestation pour un “Internet libre” à Moscou, plus de 20 arrestations

Cette manifestation dans le centre de Moscou a rassemblé dans le centre de la capitale russe plusieurs centaines de personnes, défendant un “Internet libre”.

Au moins 20 personnes ont été interpellées par la police dimanche au cours d’un rassemblement en faveur d’un “Internet libre”, après la décision des autorités russes de bloquer la populaire application de messagerie Telegram.

“Nous devons pouvoir exprimer notre point de vue”. Autorisée par la mairie de Moscou, cette manifestation a rassemblé dans le centre de la capitale russe plusieurs centaines de personnes, un chiffre largement en baisse par rapport au rassemblement précédent fin avril, qui avait attiré environ 8.000 manifestants. Selon l’organisation OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations, au moins 20 personnes, des membres de groupuscules nationalistes, ont été arrêtées par la police pendant cette manifestation.

“Nous devons pouvoir exprimer notre point de vue, ne pas avoir peur de l’exprimer. Nous ne devons avoir peur de rien, ni de la police, ni de se faire tabasser ou qu’on nous interdise de parler”, a déclaré David Khassil, un étudiant présent au rassemblement. “Il ne faut pas rester assis à la maison devant Internet. Les choses pourraient changer si les gens participaient plus” à ce genre d’action, a affirmé un autre participant, Marc Marker, un publicitaire de 29 ans.

Un bras de fer avec Telegram. Mi-avril, les autorités russes ont ordonné le blocage de Telegram, qui compte 200 millions d’utilisateurs (dont 7% en Russie), tant que cette application ne fournira pas aux services de sécurité les moyens de lire les messages des utilisateurs, ce qu’elle a refusé. Le blocage de Telegram, une messagerie fondée par les deux frères russes Dourov, a eu lieu peu après l’élection en mars de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat présidentiel. Le précédent mandat du chef de l’État russe avait été marqué par un tour de vis accru sur internet, au nom de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme. Certains analystes y avaient vu un moyen de maîtriser le débat politique et d’étouffer les voix trop critiques.

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