Nucléaire : le chef des inspecteurs de l’AIEA démissionne

Le chef des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, chargée de vérifier l’application de l’accord sur le nucléaire iranien, a démissionné vendredi.

Le chef des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a démissionné vendredi, a annoncé un porte-parole de cette agence onusienne. Aucune raison n’a été invoquée pour expliquer le départ de Tero Varjoranta, qui intervient après que le président américain Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien, dont l’AIEA était chargée de vérifier l’application.

Un successeur nommé rapidement. “Les activités de sécurisation de l’agence se poursuivront de manière très professionnelle”, a ajouté le porte-parole à Vienne, où l’AIEA a son siège. Tero Varjoranta, qui occupait ses fonctions depuis fin 2013, a été remplacé à titre provisoire par Massimo Aparo, le directeur par intérim du Bureau de l’agence chargé des vérifications dans le domaine nucléaire en Iran. Son successeur sera nommé dès que possible, a déclaré le porte-parole.

La Maison-Blanche a fait savoir jeudi qu’elle voulait que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. “Nous devons être en mesure d’aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d’aller dans leurs bases militaires pour voir si oui ou non ils trichent”, a de son côté déclaré jeudi soir Donald Trump.

-Inde : une troisième adolescente violée et brûlée vive en une semaine

Âgée de 16 ans, la jeune fille est morte des suites des brûlures que lui a infligées un homme de 26 ans, marié avec un enfant, qui venait de la violer. 

Une troisième adolescente a été violée et brûlée vive en l’espace d’une semaine en Inde, des crimes qui remettent au premier plan le fléau des violences sexuelles dans cette société patriarcale où prévaut la culture du silence. Âgée de 16 ans, la jeune fille est morte des suites des brûlures que lui a infligées un homme de 26 ans qu’elle menaçait de la dénoncer à sa propre famille après qu’il l’eut violée chez elle, où elle était alors seule, dans le district de Sagar de l’État de Madhya Pradesh (centre), a déclaré vendredi la police. 

L’accusé marié avec un enfant. “Nous avons arrêté les deux accusés. L’un d’eux est le cousin de la jeune fille qui a informé le principal suspect qu’elle était seule dans la maison”, a dit le chef de la police du district de Sagar, Satyendra Kumar Shukla. “Le principal accusé est marié et a un enfant”, a-t-il ajouté.

Deux autres cas similaires se sont produits il y a une semaine dans l’État de Jharkhand (nord-est) : une des jeunes filles violées est morte et la deuxième, âgée de 17 ans, est toujours entre la vie et la mort après avoir été aspergée d’essence et brûlée par un homme de 19 ans. La législation contre les agressions sexuelles ne cesse d’être renforcée depuis un viol collectif à New Delhi en 2012 qui avait choqué la planète.

Loi du silence. Le gouvernement indien a instauré le mois dernier la peine de mort pour les violeurs d’enfants de moins de 12 ans. Cette décision est intervenue à la suite du viol en réunion et du meurtre d’une fillette musulmane de huit ans à Kathua, dans l’État du Jammu-et-Cachemire (nord). Quelque 40.000 viols ont été signalés en Inde en 2016, mais leur nombre serait bien plus élevé en raison du silence entourant ces crimes.

Égypte : une militante arrêtée après une vidéo contre le harcèlement sexuel

Cette mère de famille de 33 ans est notamment accusée d'”incitation à renverser le régime égyptien”. Les ONG ont appelé à sa libération.

Une militante égyptienne a été arrêtée vendredi après avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo critique des institutions égyptiennes et contre le harcèlement sexuel qui a suscité la polémique, ont indiqué des sources sécuritaires. Dans la vidéo postée cette semaine sur Facebook, Amal Fathi critique de manière virulente les institutions égyptiennes, en particulier la Banque Misr. Elle accuse notamment les hommes de la sécurité de l’une des agences de l’institution bancaire publique de l’avoir lourdement “draguée”.

“Utilisation abusive des réseaux sociaux”. “Sales types” ou encore “saleté de peuple”, scande-t-elle dans la vidéo. Mère de famille de 33 ans, Amal Fathi a été placée en détention pour 15 jours le temps de l’enquête sur ordre du Parquet, selon un communiqué de la Commission égyptienne pour les droits et libertés, une importante ONG locale dirigée par son mari Mohamed Lofti. Amal Fathi est accusée d'”incitation à renverser le régime égyptien”, de “diffusion de fausses rumeurs” et d'”utilisation abusive des réseaux sociaux”, toujours selon la même source.

“C’est un jour sombre lorsque les autorités égyptiennes sont plus soucieuses de faire taire une femme qui parle du harcèlement sexuel plutôt que de prendre des mesures pour résoudre le problème”, a dénoncé Najia Bounaim, directrice des campagnes d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord. “Nous appelons les autorités égyptiennes à libérer immédiatement et sans condition Amal Fathi”, a-t-elle déclaré dans un communiqué publié par l’ONG de défense des droits de l’Homme basée à Londres.

Une militante dans le viseur de la justice. Après la publication de la vidéo, la presse égyptienne prorégime a largement dénoncé le discours tenu par Amal Fathi. Le journal gouvernemental Al-Ahram a ainsi annoncé vendredi l’arrestation de “l’auteure de la vidéo insultante contre l’Egypte et les citoyens”. Militante des droits de l’Homme, Amal Fathi fait par ailleurs l’objet d’une procédure devant le Parquet de la Sécurité d’Etat suprême pour avoir tenté “de faire échouer les dernières élections présidentielles et de provoquer un soulèvement populaire”.

Le président Abdel Fattah al-Sissi, dont le régime est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques, a été réélu à plus de 97% des voix en avril.

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